La Franc-maçonnerie


La Franc-maçonnerie


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«La nécessité d’une organisation totalitaire du monde, d’où toute notion de primauté d’une nation sera exclue, n’en subsiste pas moins. Elle se réalisera inéluctablement, à son heure qui n’est pas encore venue et qu’il ne servirait à rien de vouloir avancer, car il ne faut cueillir que les fruits mûrs (...) Par quel moyen cette autorité d’un agent unique s’imposera-t-elle ? Probablement par la guerre, par une troisième et - espérons-le - dernière convulsion mondiale, car l’humanité est condamnée, comme tout ce qui vit, à enfanter dans la douleur et dans le sang…» Charles Riandey, Le Temple

«Il y a 200 ans, le chevalier de Ramsay a annoncé la République universelle. Depuis, inlassablement les francs-maçons du monde entier participent à son édification.» Roger le Ray, dans la revue Humanisme 2 juillet 1969

«Nous sommes 38 000 appartenant à des catégories socioprofessionnelles élevées, dotés de capacités à s’interroger sur la marche du monde. Sommes-nous une force d’intervention et d’influence? Bien-sûr que oui. 38 000 hommes qui croient en quelque chose, ce sont autant de soldats.» Francois Stifani, ancien grand maître de la Grande Loge Nationale de France


Un rôle historique de tout premier plan

Le pouvoir de la maçonnerie au sein de la société et dans l’histoire est indiscutable, aussi bien dans l’Hexagone qu’à l’échelle internationale. La fraternité recouvre toute la surface du globe. Aujourd’hui, elle rassemble plus de 5 millions de membres de par le monde, dont près de 170 000 juste en France ! C’est sans aucun doute la plus grande et influente société secrète que l’histoire humaine est jamais comptée.

La franc-maçonnerie a joué un rôle historique de tout premier-plan, en étant à l’origine de la déclaration d’indépendance des États-Unis, avec ses pères fondateurs comme Georges Washington ou Benjamin Franklin. 13 des 39 signataires de la constitution américaine étaient frères maçons.

Benjamin Franklin faisait vraisemblablement partie de la loge maçonnique du “Hell's Fire Club” ou “le Club des Feux de l’Enfer”, un mystérieux et inquiétant club, au fort parfum de satanisme ! Le symbole de cette confrérie était un chat noir et sa devise “Fay ce que vouldras” est directement empruntée à l'auteur de Pantagruel, François Rabelais (une formule qui sera reprise ultérieurement par le maçon et mage sataniste Aleister Crowley). Appartenir à ce club voulait avant tout dire partager des plaisirs licencieux avec des prostituées, seul ou à plusieurs, et abjurer sa foi ! Par ailleurs, il faut savoir que presque tous les présidents des États-Unis, au moins 17 d’entre eux furent, peu ou prou, frères maçons. George Washington, le tout premier en était déjà un.


Le fameux billet vert de 1 dollar, de la principale monnaie d’échange au monde est à l’effigie de ce père fondateur. Sorte de talisman truffé de symbolisme ésotérique, il est le symbole par excellence du rayonnement de la puissance maçonnique à travers le monde. Le “Grand Sceau des États-Unis”, avec sa pyramide tronquée et son “œil qui voit tout", représentation maçonnique du “Grand Architecte de l'Univers” a été apposé au billet de un dollar à l'initiative du maçon Henry A. Wallace en 1935, sous la présidence du maçon du 32e degré Roosevelt. De même, en Angleterre le berceau de la maçonnerie qui a vu la mise en place du texte fondateur des “Constitutions d’Anderson”, les membres de la famille royale, comme Édouard VII seraient presque tous membres de la confrérie depuis des siècles. Le prince est souvent également le Grand Maître de la Grande Loge unie. L’immense Empire colonial Anglais, dont on avait coutume de dire que le soleil ne s’y couchait jamais, a servi de base pour étendre l’influence des loges à travers le monde. La franc-maçonnerie est donc répandue partout, elle est activement présente au sein de tous les gouvernements mondiaux.


Les maçons et la Révolution française

Bien que l’implication directe de la maçonnerie dans la Révolution française soit régulièrement contestée et fasse l’objet de vives controverses historiques, son influence apparaît pourtant évidente et tout à fait incontournable, elle en porte résolument la marque. D’ailleurs, nombre de maçons n’hésitèrent pas à se réclamer à posteriori de la filiation de ces événements particulièrement sanglants, tandis que la maçonnerie se plaît aussi à revendiquer la paternité et à s’attribuer le mérite de tous les grands progrès issus de cette révolution. La maçonnerie se revendique donc être directement la République. Ainsi, lors d’un Convent du Grand Orient de 1923, il fut déclaré : «À la République française, fille de la franc-maçonnerie française.» Les grands symboles républicains sont d’ailleurs d’essence purement maçonnique, à commencer par la fameuse déclaration des “Droits de l’Homme et du Citoyen”. En outre, il faut aussi savoir que la fameuse devise de la République, “Liberté, Égalité, Fraternité” était aussi la devise des loges maçonniques avant la révolution et aussi celle de la Grande Loge d’Angleterre!

Quant aux couleurs Bleues, Blanc et Rouge si caractéristiques du drapeau tricolore national, elles font en réalité référence aux étapes du “Grand Œuvre alchimique”, avec l’œuvre au noir ou le Bleu, l’œuvre au Blanc et l’œuvre au Rouge. Cette paternité est confirmée par l’auteur Fulcanelli dans son célèbre ouvrage consacré au symbolisme “Le Mystère des Cathédrales”. Or, les maçons se disent les héritiers des alchimistes… De par leur symbolisme cette paternité est indéniable. Ces couleurs font aussi référence aux loges maçonniques bleues, blanches et rouge… À noter que les deux autres principaux pays de l’époque, sous domination maçonnique, les États-Unis et l’Angleterre, possèdent exactement la même combinaison de couleurs pour leurs drapeaux nationaux. La nouvelle République française s’est directement inspirée de ses couleurs. C’est Lafayette qui fut initié en Amérique, qui rapporta ses couleurs en France suite à la guerre d’indépendance. De plus, de très nombreuses figures de tout premier plan, qui prirent une part active dans la révolution furent frères… À commencer bien sûr, par le duc d’Orléans Philippe Égalité, Grand Maître de la première Grande Loge de France qui, bien que cousin du roi Louis XVI, vota par ambition la mort de ce dernier, avant de se retrouver, cinglante et sanglante ironie de l’histoire, à son tour guillotiné ! La mort du roi fut votée à une voix près. On peut dire que la voix de ce dernier pesa donc très lourd dans la balance… Philippe Égalité fut ainsi emporté dans le torrent de violences qu’il avait lui-même activement contribué à déclencher, comme de nombreux autres révolutionnaires tels Danton ou Robespierre… C’est le destin funeste réservé aux idiots utiles, dont on se sert avant de s’en débarrasser une fois qu’ils ne servent plus la cause. Parmi les autres éminents frères ayant participé activement à la révolution, on peut aussi compter les francs-maçons de la loge des “martinistes”, le mathématicien Nicolas de Condorcet, l'écrivain Honoré-Gabriel Riqueti de Mirabeau, le médecin et magnétiseur Franz-Anton Mesmer, ou Adrien Duport. On peut aussi relever l’importance de la célèbre loge dite des “Neuf Sœurs”, qui comptait en son sein d’illustres révolutionnaires, comme les encyclopédistes Diderotd’Alembert et Voltaire, mais aussi, l’Abbé Sieyès, ou le marquis de La Fayette. Le Club des Jacobins, qui se substitua aux loges pendant la Terreur fut aussi incontournable dans la marche des événements révolutionnaires, avec la présence de Junius Frey. Ce dernier fut le fondateur de la loge de L’ordre de Saint-Jean des Frères d’Asie et d’Orient et disciple du Kabbaliste Jacob Frank faussement converti au catholicisme, qui était à la tête d’un mouvement messianique apocalyptique qui prônait la dépravation universelle afin de hâter la venue du messie ! Le club des jacobins comptait aussi Maximilien de RobespierreCamille Desmoulins, le député suisse Jean-Paul Marat, ou encore les Montagnards, Jacques Danton et Saint-Just. À noter, qu’aucun de ces conjurés ne survécut à la révolution… On peut aussi évoquer le maçon et occultiste Joseph Balsamo dit Cagliostro, initiateur du rite ésotérique Égyptien de “Memphis Misraïm”. Il eut également une action de tout premier plan dans la grande manipulation et opération de calomnie du scandale de “l’Affaire du Collier de la Reine” qui jeta un profond discrédit et ressentiment sur Marie-Antoinette. À noter aussi que l’inventeur de la funeste guillotine, le médecin Joseph Ignace Guillotin était aussi maçon. À noter que le roi, juste après son arrestation fut retenu prisonnier à la prison du Temple, un des derniers vestiges du donjon de l’ordre des templiers du Moyen Âge. Hors les maçons, dans leur héritage symbolique et mystique, se réclament justement des templiers. Cela fait directement écho à la célèbre malédiction proférée par le grand-maître de l’ordre du temple, Jacques de Molay, qui sur le bucher, avait maudit les prochaines générations de rois à venir. Voilà un bien curieux hasard. Après sa décapitation, un sans-culotte aurait trempé ses mains dans le sang de Louis XVI pour en asperger la foule, comme un baptême sanglant de régénération du pays en criant “Jacques de Molay, tu es vengé” ! La place Louis XV, qui fut le 21 janvier 1793, théâtre de l’exécution par décapitation du roi, fut par la suite rebaptisée en place de la concorde et un obélisque fut érigé à l’emplacement où on avait arraché la vie du roi. L’obélisque étant un symbole solaire représentant un rayon solaire de Ra hérité de l’Égypte, il vient remplacer le roi qui symbolise aussi la lumière divine de droit Divin, Louis venant étymologiquement de “Lux” en latin. La reine Marie-Antoinette écrivit à sa sœur Marie-Christine une lettre très significative dans laquelle apparaissait toute l’ignorance que la cour de France avait de la dangerosité de la Franc-maçonnerie : «Je crois que vous vous frappez trop de la Franc-maçonnerie… Ici, tout le monde en est ; on sait ainsi tout ce qui s’y passe ; où est donc le danger ? Ces jours derniers, la princesse de Lamballe a été nommée grande maîtresse d’une loge ; elle m’a raconté toutes les jolies choses qu’on lui a dites.» Elle apprendra à ses dépens toute la puissance de cette organisation. Après son emprisonnement à la Bastille, la reine se rendit compte à quel point elle avait sous-estimé l'action de la maçonnerie «La franc-maçonnerie a pris le pouvoir et nous n'avons plus personne pour nous défendre.» 



Tous ces beaux esprits éclairés, si épris de liberté et pétris d’amour pour le genre humain déclencheront un carnage d’une violence inouïe, d’une ampleur sans précédent, en instaurant le régime de la Terreur et en perpétrant le populicide Vendéen, avec les implacables colonnes infernales du général Louis-Marie Turreau, qui ne laissaient derrière leur passage que terre brûlé, champs de ruines et désolation. Les personnes exterminées n’étaient pas des nobles, mais pour la plupart, de simples paysans, dont le seul crime avait été de refuser la levée en masse et la conscription, pour aller combattre et mourir à l’étranger, au nom de la République décrétée en danger. Il fallait exterminer tous les brigands sans distinction ! Nouveaux-nés, enfants, jeunes hommes, jeunes femmes ou vieillards : tous ont pu pleinement bénéficier de l’égalité républicaine, sans aucune forme de discrimination. Animés par leur fanatisme meurtrier, les troupes des bleus iront même jusqu’à éventrer les femmes enceintes afin d’en retirer les petits brigands en devenir de leurs ventres et les passer par le fil de leurs baïonnettes. Des villages entiers furent rasés et les villageois rassemblés dans leurs églises, afin d’y êtres purifiés par le feu. Une méthode d’extermination qui n’est pas sans rappeler les crimes nazis d’Oradour sur Glane perpétrés pendant la Seconde Guerre Mondiale… Des noyades de masses furent aussi organisées pour économiser les balles, comme à Nantes où 5.000 personnes furent ainsi exterminées par l’impitoyable Jean-Baptiste Carrier. Ce dernier clamait avec force conviction : «Nous ferons de la France un cimetière, plutôt que de ne pas la régénérer à notre manière.» N’est-ce pas là la définition même du fanatisme le plus extrême ? Comble du cynisme et de l’horreur, les bleus désignaient par “mariage républicain”, le mode d’exécution qui consistait à attacher nus, un homme à une femme, avant de les noyer, comme unis dans la mort. Le poids du corps de l’un, entrainant irrémédiablement celui de l’autre. Jamais à court d’imagination pour accomplir sa basse besogne, le boucher de la Vendée, Carrier suggéra même de faire empoisonner les sources d’eau, à l’arsenic ! Il s’agit là d’un projet de “guerre chimique” bien avant l’heure. Cette funeste entreprise ne fut néanmoins pas retenue, car trop périlleuse et difficile à contrôler, avec des risques de dommages collatéraux trop importants chez les bleus… 

Mais ce n’est pas tout puisque dans ce cortège infernal de crimes odieux et d’abominations qui dépassent l’entendement, certains bleus iront même jusqu’à écorcher les cadavres des Vendéens pour tanner leurs peaux, comme aux Ponts-de-Cé près d’Angers, où plusieurs milliers de prisonniers vendéens furent tués. Sur ordre d’un officier de santé, 32 de ces corps furent écorchés, leurs peaux étant confiées à un tanneur d’Angers ! L’historien Crétineau-Joly dans son Histoire de la Vendée militaire, rapporte que le général Beysser, osa être le premier à porter un pantalon fait avec la peau préparée et tannée des Vendéens qu’on écorchait après les massacres systématiques perpétrés dans tous les villages. Il lança la mode au sein de l’Armée républicaine, une mode qui arriva rapidement à Paris ! Rien de surprenant après tout, car les conventionnaires estimaient que les Vendéens n’étaient pas à considérer comme des êtres humains à proprement parler, mais plutôt comme de simples animaux !

«Il n’y a plus de Vendée», écrivait le général Westermann à la Convention en novembre 1993, après sa victoire de Savenay. «Elle est morte sous notre sabre avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l’enterrer dans les marais et les bois de Savenay. J’ai écrasé les enfants sous les pieds de nos chevaux, massacré les femmes qui, au moins celles-là, n’enfanteront plus de brigands. Je n’ai pas un prisonnier à me reprocher. J’ai tout exterminé… Nous ne faisons pas de prisonniers, car il faudrait leur donner le pain de la liberté, et la pitié n’est pas révolutionnaire.» Louis de Saint-Just, de son côté, déclarait que «Le vaisseau de la Révolution ne peut arriver à bon port que sur une mer rougie par des torrents de sang.» ou encore, «qu’une nation ne se régénère que sur des monceaux de cadavres.» André Jeanbon Saint-André, l'un des initiateurs et responsable des tribunaux révolutionnaires, de sinistre mémoire déclara, quant à lui à la Convention «Pour établir solidement la République, il faut diminuer la population de moitié.» Le but recherché par ces illuminés, bienfaiteurs autoproclamés de l’humanité était de régénérer la nation, car selon leurs savants calculs basés sur l’idéal Rousseauiste, le pays était alors jugé trop peuplé. Rousseau estimait que tous les citoyens devaient avoir assez, mais aucun ne devait avoir de trop. Il s’agissait d’attribuer à chaque famille une propriété, un lopin de terre, ce qui n’est pas sans rappeler l’idéologie communiste. Ce sont les conditions utopiques pour un retour à “l’Âge d’Or”, un paradis terrestre. Il fallait donc dépeupler avec des monceaux de cadavres le pays si nécessaire, pour rendre ce nouvel Éden possible. La densité idéale de la population était estimée à 700 habitants par lieu carré au lieu de 1 000, soit une diminution drastique de la population de l’ordre de 30 pourcents ! Au passage, il est fascinant d’observer combien au cours de l’histoire, tous ceux qui promettent aux hommes un avenir radieux, conduisent systématiquement ces derniers sur le chemin de la ruine et de l’enfer sur terre… Le bilan en pertes humaines de cette révolution, est donc tout simplement effroyable : on parle de 170 000 Vendéens tués, de 40 000 prêtres réfractaires massacrés. Ces derniers avaient juste refusé de prêter allégeance à la constitution civile du clergé, car ils la jugeaient contraire à leurs convictions et à leur foi. On décompte aussi plus de 35 000 victimes juste pour Paris et 3 000 fusillés à Angers. L’hostilité viscérale des Révolutionnaires pour tout ce qui a trait à la religion, considérée comme une vulgaire superstition embrumant l’esprit des hommes, peut se retrouver jusque dans la volonté d’effacer le calendrier Chrétien pour mettre en place un tout nouveau calendrier Républicain, en supprimant tous les référents religieux et les fêtes consacrées aux Saints qui ponctuaient l’année, y compris le dimanche, jour sacré consacré au seigneur. Ce nouveau calendrier post Révolutionnaire commençant par l’An Un, comme si l'histoire passée n’avait aucune valeur et qu’il s’agissait de faire table rase de ce passé. Sans parler des expropriations des biens de l’Église, les innombrables destructions d’édifices religieux et de statues saintes, comme les statues de la façade de Notre-Dame de Paris. Ainsi pas moins de 30 000 monastères seront rasés et presque 300 Églises rien que sur Paris ! Bien entendu, l’écrasante majorité des victimes de cette Révolution, étaient issus du peuple, comme des paysans et non pas des nobles. Ainsi, quatre-vingts pourcents des guillotinés étaient de simples, modestes et petites gens. Tout ce bain de sang, pour abolir des excès de privilèges, qui se perpétuent pourtant de plus belle de nos jours, avec une caste de politiques hors-sol bénéficiant de régimes spéciaux indécents et parfaitement obscènes, tandis que les inégalités explosent à un niveau inédit, à tous points de vue. Quant au pouvoir politique, force est de constater qu’il échappe aussi en réalité totalement au peuple, qui n’est souverain que sur le papier, d’un point de vue purement théorique, mais qui dans les faits, ce fait systématiquement trahir par ses pseudos représentants qui n’ont que faire de servir l’intérêt général des sans dents… Ces politiques ne rendent en effet des comptes qu’à l’oligarchie qui les finance en coulisses et qui s’est assuré le contrôle et la manipulation des esprits et de l’opinion publique, par le biais des médias qu’ils possèdent en grande majorité. En l’absence de mandats impératifs, les promesses de campagne n’engagent que ceux qui veulent bien y croire… Nous sommes donc plongés dans un parfait jeu de dupes, où les dés sont pipés d’avance. Cette Révolution s’apparente bien plus à un véritable coup d’État, qu’à une reprise en main spontanée du pouvoir par un peuple opprimé et affamé… Cette boucherie, d’une ampleur jusqu’alors inédite dans l’histoire, servira de matrice à tous les aspirants dictateurs du 20ᵉ siècle, de Lénine, en passant par Staline, ou encore Mao, tous étaient de fervents admirateurs de ces méthodes révolutionnaires, quelque peu expéditives… Force est de constater que le baptême de la République fut un véritable bain de sang, se soldant par des milliers de morts en l’espace de 3 ans. Les tenants du culte de la raison, emportés par leur irrépressible élan de fureur et de haine viscérale et leur folie destructrice, purement irrationnelle pour tout ce qui pouvait rappeler, de près ou de loin, l’Ancien Régime et la monarchie, allèrent même jusqu’à s’en prendre aux dépouilles des rois ! Ils décidèrent alors de profaner les cadavres et les tombes royales de la basilique Saint-Denis, la nécropole de la royauté. Il fallait s’attaquer aux cendres impures et détruire à tout jamais tous les symboles de ce glorieux passé. Barrère déclara à la Convention, au nom du Comité de Salut public, que pour célébrer “dignement” la journée du 10 août, qui a abattu le trône, il fallait, détruire les mausolées fastueux qui étaient à Saint-Denis : «Les porte-sceptres qui ont fait tant de maux à la France et à l’humanité semblent encore, même dans la tombe, s’enorgueillir d’une grandeur évanouie. La main puissante de la République doit effacer impitoyablement ces épitaphes superbes et démolir ces mausolées qui rappelleraient des rois l’effrayant souvenir.» Les tombeaux en bronze furent ainsi fondus pour faire des balles Républicaines. Les dépouilles de plus de 170 personnes, à savoir, 46 rois, 32 reines, 63 princes du sang, 10 serviteurs de France et deux douzaines d’abbés de Saint-Denis seront ainsi jetés dans deux fosses communes. Il faut croire que ce doit sans doute être cela, la tolérance et les fameuses valeurs de la République, dont on nous rabat les oreilles depuis notre plus tendre enfance… Mais, après tout, comme se plaisait à le dire Saint-Just : «Pas de liberté pour les ennemis de la liberté.» On pourra remarquer que tous ces aspects de l’histoire, qui font quelque peu tâche avec le récit officiel du roman National du peuple opprimé se libérant des chaînes de la tyrannie ne sont pas enseignés par les manuels d’histoire, qui ont décidément le devoir de mémoire très sélectif…


L’Affaire des Fiches du Grand Orient

Cette légendaire tolérance maçonnique sera encore à l’œuvre plus tard, en 1905, avec l’affaire dite “Des fiches du Grand Orient”, qui a consisté pour la maçonnerie, à expurger de la haute hiérarchie de l’armée, tous les éléments catholiques jugés trop conservateurs. Cette purge organisée sous l’égide du Grand Orient, sera assurée par le général André, ministre de la Guerre et maçon qui s’employa à faire ficher jusqu’à 17 000 officiers, afin d’identifier et neutraliser tous les militaires de confession ou de sensibilité catholique. Ils seront alors écartés des postes de commandements. L’affaire, une fois éventée générera un tel scandale qu’elle entraînera la démission du Président et maçon Émile Combes… La franc-maçonnerie derrière son masque de tolérance mène une véritable et insidieuse Guerre de religion qui ne dit pas son nom.



Les Cristeros face à la maçonnerie


Un peu plus tard, en 1924, au Mexique, on aura encore une éclatante démonstration de la légendaire tolérance maçonnique, avec la sanglante répression lancée contre les paysans catholiques. Ces derniers seront impitoyablement persécutés pour leur foi par le gouvernement socialiste maçon et son Président, le général Plutarco Calles. Le 1ᵉʳ décembre 1924, il prive de droits civiques les catholiques laïcs et prêtres, sous prétexte qu’ils obéissent à un souverain étranger, le pape ! Les paysans, très attachés à leur religion se soulevèrent alors en masse, montèrent une armée de 5 000 hommes et lancèrent une rébellion pour défendre leur foi au prix de leur vie, celle des Cristeros, comme au temps des martyrs Chrétiens. À la suite d’une abjecte trahison du saint-siège de Rome, ce soulèvement sera finalement réprimé et écrasé dans le sang, tout juste après leur rédition, faisant suite aux négociations entre le gouvernement mexicain et le Vatican. Un grand maître opposait les civilisations maçonniques et catholiques avait dit : «Il n’y a pas de conciliation possible entre deux principes aussi opposés. Il faudra bien que l’une ou l’autre civilisation disparaisse !»

Autres implications de la maçonnerie dans l’histoire

Toujours au sujet de l’influence maçonnique sur le cours de l’histoire, il faut savoir que “L’attentat de Sarajevo” de 1914, qui a servi de prétexte pour plonger toute la planète dans les affres de la boucherie de la Première Guerre Mondiale, avec plus d’un million cinq-cents mille morts à la clé, rien que pour la France, fut hourdi par la maçonnerie. En effet, dans leurs confessions, les assassins de l’archiduc François Ferdinand, qui faisaient partie de la société secrète de la main noire, ont avoué avoir été commandités par la maçonnerie ! Voilà qui témoigne de manière éloquente de l’amour inconditionnel que la maçonnerie porte au genre humain au-delà des déclarations d’intention humanistes. En outre, dès 1912, soit deux ans avant le déclenchement des hostilités et de cette conflagration mondiale, dans “La revue des sociétés secrètes”, Monseigneur Jouin s’interrogeait sur les déclarations d’un maçon Suisse faites lors d’un congrès à propos de l’héritier du trône d’Autriche-Hongrie : «Il est bien, c’est dommage : il mourra sur les marches du trône !» De plus, les interrogatoires des meurtriers rapportés par Albert Mousset dans l’ouvrage “L’attentat de Sarajevo” de 1928 confirment l’implication directe de la maçonnerie dans ce complot. L’un des principaux terroristes, Ziganovich a rapporté que «depuis deux ans déjà les Francs-maçons avaient condamné à mort l’héritier du trône, mais qu’ils n’avaient pas d’homme. Lorsqu’il m’a remis le pistolet et les munitions, il m’a dit, en parlant d’un complice : Cet homme est revenu hier soir de Budapest, je savais que son voyage était en rapport avec l’affaire, qu’il était allé à l’étranger et qu’il avait tenu des conférences avec certains milieux.» De même, dans les mémoires du maréchal Ludendorff, ce dernier confirme que François Ferdinand savait clairement que des menaces imminentes d’attentat pesaient sur lui. Un an avant la guerre, il lui avait confié que les Franc-maçons avaient planifié sa mort.


Passons maintenant à la Seconde Guerre mondiale, dont les graines avaient été semées lors de la première, notamment au travers du traité de Versailles. Ici aussi, on ne pourra que constater le rôle prépondérant de la maçonnerie, car tous les principaux protagonistes des différents pays belligérants étaient francs-maçons. Ainsi, “la Conférence de Yalta” a réuni, par exemple 3 frères maçons de haut rang que l'on peut observer en train de se saluer fraternellement avec des gestes codifiés maçonniques : Winston Churchill, Franklin D. Roosevelt et Joseph Staline. Par ailleurs, les maçons ont aussi eu un rôle de premier plan dans la Révolution russe et dans la chute du régime des Tsars, avec des hommes tels qu’Alexandre Kerenski, l’un des chefs de l’opposition au Tsar Nicolas II et amant de la sœur de Lénine. Il faut savoir que la sanglante Révolution Russe a été appuyée par la maçonnnerie, notamment en finançant Léon Trotski, à grand coup de wagons de billets en provenance de la haute finance de Wall Street. Ce n'était donc pas une rébellion des pauvres, du proletaria, mais une conspiration des riches comme l'avait affirmé l'Ancien Premier ministre du Royaume-Uni, Benjamin Disraeli.

Une déclaration des droits de l’homme d’essence purement maçonnique

Notre incontournable, “Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen” s’inspire directement du texte maçonnique américain de la déclaration d’indépendance des États-Unis et est clairement d’essence maçonnique, de par son symbolisme et son esprit humaniste. Le franc-maçon Bonnet du Grand Orient confirmait avec enthousiasme cette paternité dans cette déclaration de 1904 : «Quand la Bastille s’est écroulée, la maçonnerie eue l’honneur suprême de donner à l’humanité la charte qu’elle avait élaborée avec amour. C’est notre frère La Fayette qui, tout d’abord, a présenté le projet d’une déclaration des droits naturels de l’homme et du citoyen vivant en société. Le 25 août 1789, la Constituante, dont plus de 300 membres étaient maçons, a définitivement adopté, presque mot pour mot, ce qui avait été longuement étudié en loge, le texte de l’immortel “Déclaration des droits de l’homme.”.» La déclaration constitue une sorte de singerie des dix commandements divins transmis à Moïse, du décalogue, qui édicte ainsi de nouveaux commandements pour l’humanité. Il s’agit des nouvelles tables de la loi, celles de la religion humaniste. Les hommes héritent ainsi de droits, mais sont dispensés du moindre devoir… La déclaration est surmontée par l’incontournable Delta lumineux de l’œil qui voit tout du “Grand Architecte de l’Univers”, de “l’Être Suprême”. On trouvera aussi sur la déclaration le fameux bonnet phrygien des révolutionnaires qui renvoie à celui des adeptes de la religion du Culte Antique Solaire de Mithra, un culte sanglant où l’on sacrifiait des taureaux en s’aspergeant de leur sang. Ce culte, concurrent direct du culte chrétien était très répandu lors de l’Antiquité romaine et constitue une des principales composantes de la maçonnerie… 

On retrouve aussi le serpent gnostique “Ouroboros” qui se mord la queue et qui tourne sur lui-même, décrivant dans son mouvement circulaire une révolution… Il s’agit d’un symbole purement maçonnique, qui représente un cycle. Mais, la révolution n’est-elle pas justement un retour aux sources et aux origines, à l’homme primordial non corrompu, celui d'avant sa chutte provoquée par le péché originel ? Ne s’agit-il pas là de chercher à renouer avec un certain Âge d’Or perdu et recherché par les initiés. Ceci évoque grandement le concept du “Kali Yuga”, un processus qui fait passer l’humanité par quatre différents cycles et phases, pour passer de l’Âge d’Or lumineux, à l’Âge d’Argent, puis à l’Âge de Bronze, et enfin au très sombre Âge de Fer, dans lequel nous serions plongés, et qui doit s’achever par un effroyable cataclysme, pour renouer enfin avec l’Âge d’Or. L’Âge d’Or est ce paradis perdu initial de bonheur sans entraves où il n’y avait, ni famille, ni propriété et tout était collectif. D’après le frère Vincent Peillon, le processus de la révolution n’est pas arrivé à son terme, il est toujours en cours, comme il l’avance dans son livre “La Révolution française n’est pas terminée”.


Le pouvoir d’influence maçonnique, quelques membres illustres

La franc-maçonnerie a durablement marqué de son empreinte l’histoire de l’humanité, en ayant compté dans ses rangs, de nombreux frères ayant eu une importance de tout premier plan dans la course des événements de ce monde. Comme évoqué précédemment, on compte dans l’histoire de la Révolution française, énormément d’éminents maçons, de Voltaire (qui fut initié à la toute fin de sa vie, trois mois avant sa mort par la loge des "Neuf Sœurs", On ne lui avait pas mis le bandeau, car il avait vraisemblablement déjà reçu l’illumination maçonnique au préalable.), au banquier de Louis XVI, Necker, en passant par le marquis de La Fayette, l’Avocat, homme politique révolutionnaire Georges Jacques Danton, ou encore, l’aventurier, alchimiste et occultiste Giuseppe Balsamo, dit Alessandro, comte de Cagliostro. Il fut le fondateur du rite égyptien de Memphis Misraïm. On peut aussi mentionner, le général, Premier consul et Empereur des Français Napoleon 1ᵉʳ, dont l’appartenance à la maçonnerie est plus que probable étant entouré de frères.


Dans le domaine de la création, de la musique, du cinéma et des arts, on peut relever de très illustres et prestigieux noms.


Dans la musique, on peut notamment faire mention de :

Wolfgang Amadeus Mozart, le talentueux et virtuose compositeur, auteur de l’opéra initiatique clairement maçonnique de “La Flûte Enchantée” avec toute la symbolique de la lumière et des ténèbres de la Reine de la nuit ; Beethoven, le prodigieux compositeur sourd ; Louis Armstrong, le trompettiste de jazz ; Le pianiste et compositeur de jazz virtuose Duc Ellington ; Dans le rap aux États-Unis, de nombreux artistes sont affiliés à la fraternité et l’affiche clairement dans la symbolique de leur clip comme, par exemple Jay Z, l’un des chanteurs hip-hop les mieux rémunéré d’Amérique.


Au cinéma, on peut évoquer :


Charlie Chaplin, acteur phare du cinéma muet et créateur du personnage mythique de vagabond au grand cœur Charlot ; Laurel et Hardy, le tandem comique du cinéma muet ; John Wayne, l’acteur de western ; Clark Gable, l’acteur principal de l’imposante fresque romanesque “Autant en Emporte le Vent” ; Peter Sellers, acteur comique et interprète du fantasque et fou furieux “Docteur Folamour” de Stanley Kubrick ; Robert de Niro, acteur fétiche de Martin Scorsese ; Tom Hanks, l’acteur de “Forest Gump” ; Leonardo di Caprio, l’acteur du film au succès planétaire “Le Titanic” ; Brad Pitt, le séduisant acteur de “Fight Club” ou “d’Entretien avec un Vampire”. Au niveau des grands réalisateur du 7ᵉ art, on peut mentionner le réalisateur du colossal péplum “Les Dix Commandements” avec ses milliers de figurants ; Cecil B. de Mille ; Walt Disney, le créateur de la célèbre souris Mickey Mouse et des Studios d’Animation Disney ; Le prolifique et talentueux réalisateur New-yorkais, Martin Scorsese;


Dans le monde du spectacle :

Harry Houdini l’illusionniste américain d’origine hongroise, spécialiste des évasions spectaculaires ; Buffalo Bill, le chasseur tueur de masse de bisons, figure mythique de la conquête de l’Ouest.


Au rayon de la grande littérature, on retrouve aussi quelques sommités comme :

Victor Hugo, l’écrivain du grand classique des “Misérables”. Ou bien Alexandre Dumas, l’écrivain français le plus lu au monde, avec ses récits romanesques, tels que “Les trois mousquetaires”, les aventures du “Comte de Monté Cristo” ou encore le roman “Joseph Balsamo”, directement inspiré de la vie du conjuré de la Révolution Giuseppe Balsamo. En Irlande, on peut citer Oscar Wilde, l’écrivain, romancier, dramaturge et poète, auteur du "Portrait de Dorian Gray" dont la thématique est très Faustienne, puisque le personnage principal très narcissique cherche à obtenir la jeunesse éternelle en faisant un pacte avec le Diable si bien que c’est le tableau de son portrait qui se flétrit à sa place. Parmi les autres auteurs maçon d’importance, il y a Rudyard Kipling, l’écrivain et auteur du “Livre de la Jungle” et de “l’Homme qui voulut être Roi”. Ce dernier roman est un récit picaresque d’essence purement maçonnique, dont le personnage principal, un aventurier opportuniste est élevé au statut de roi et de divinité par une tribu primitive. Il profite de l’ignorance et de la naïveté de ces indigènes, pour obtenir du pouvoir, en exhibant ses symboles maçonniques et ses armes perfectionnées. C’est donc la maîtrise de la science et de la technique, de la connaissance qui permet à l’homme de s’élever au statut de Dieu vivant sur terre ; Autre auteur maçon incontournable de la littérature, Arthur Conan Doyle, le médecin et romancier, inventeur du personnage du détective le plus célèbre de tous les temps, Sherlock Holmes.


Nous pouvons aussi penser à l’écrivain Carlo Collodi, auteur d’un des plus grands classiques de la littérature italienne, la fiction “Les Aventures de Pinocchio”. Attardons-nous un peu sur cette fable allégorique, métaphysique et hautement symbolique particulièrement intéressante… Il s’agit d’un conte initiatique, comprenant plusieurs niveaux de lecture : un pour les profanes et un autre réservé aux initiés maçons. Le parcours de la marionnette peut être assimilé à celui de l’apprenti maçon. En effet, Pinocchio, une marionnette inanimée, faite d’un bout de bois inerte, est façonnée par l’artisan et Démiurge, Gepetto. Mais, l’œuvre de ce dernier est imparfaite et il a besoin de se tourner vers un Dieu plus grand, représenté par l’étoile Sirius, qui correspond en fait au “Grand Architecte de l’Univers” vénéré des maçons, afin qu’il lui insuffle l’étincelle divine de vie. C’est la fée bleue, intermédiaire de ce Dieu, qui vient animer la marionnette, lui donner le libre-arbitre et une conscience, qui est symbolisée par la sauterelle Gimini Criquet. Mais la marionnette n’est pas encore un être complet et parfait, totalement achevé, un petit garçon (et un initié) pleinement accompli. Pinocchio doit encore se perfectionner, selon une quête et un processus alchimique intérieur, en suivant le chemin initiatique de l’illumination. Le pantin de bois est telle la pierre brute de l’initié, qui doit se polir pour libérer et faire jaillir la lumière, prisonnière de la matière pour trouver la pierre philosophale ! Mais pour mener à bien cette quête d’illumination, il devra éviter les embûches et les plaisirs faciles et futiles de la vie, comme ceux du matérialisme. Ces tentations dérisoires sont représentées par “L’île du Plaisir”, un lieu de perdition et de cruelles illusions, où les profanes se vautrent avec complaisance dans la facilité, l’ignorance et la médiocrité, esclaves soumis à leurs pulsions et à leurs plus bas instincts primaires. Cette bêtise ambiante conduit ces imbéciles à leur propre perte et à leur propre exploitation, puisque lorsque le piège se referme, ils sont transformés en ânes et en bêtes de somme afin de travailler à la mine, corvéables à merci. 


Ce passage fait référence à l’ouvrage “La métamorphose de l’âne d’or d’Apulée”, un ouvrage de référence étudié en maçonnerie. Les métamorphoses décrivent les aventures de Lucius, qui tenté par les merveilles de la magie est transformé en âne, mais il est sauvé in-extremis par Isis et finit par rejoindre le culte du Mystère, tout comme Pinocchio qui reprend le dessus alors qu’il est sur le point de se transformer en âne et finit par devenir un authentique petit garçon et un vrai initié qui est parvenu à accomplir le “Grand Œuvre” en brisant les chaînes qui le rattachaient à la vie matérielle.

Évoquons maintenant l’auteur Lewis Carroll, dont l’œuvre profondément ésotérique “d’Alice au pays des merveilles” est truffé de symbolisme maçonnique. Ce livre servirait d’ailleurs de support pour les occultistes, dans des processus d’hypnose et de contrôle mental !

On pourra noter, qu’à la fois “Pinocchio”, “Alice au pays des merveilles” et le “Livre de la jungle” ont été transposés au cinéma par Walt Disney, qui faisait partie de l’Ordre maçonnique de DeMoley. Il a toujours choisi d’adapter des histoires avec une forte dimension ésotérique et symbolique… Même chose pour blanche neige et les 7 nains, qui est en fait un conte alchimique… 



Disney à d’ailleurs créer un “Club 33” à Disneyland qui fait directement allusion aux degrés de l’initiation maçonnique. On remarquera aussi la propension de Disney et ce depuis ses débuts, avec Mickey en apprenti sorcier commandant toute une armée de ballets dans Fantasia, pour tout ce qui tourne autour de l’ésotérisme, de la magie et même de la sorcellerie ! Dans les dernières productions des studios Disney, comme “Maléfique : Le Pouvoir du mal”, dans un renversement complet, ce sont carrément les méchants qui sont au centre de l’histoire, qui volent la vedette, qui ont le beau rôle et qui son mis à l’honneur…

Après cette longue digression, poursuivons notre évocation des écrivains maçons célèbres avec Mark Twain, l’essayiste et humoriste américain, auteur des “Aventures de Tom Sawyer” et de celles de “Huckleberry Fin”.

Du côté des auteurs de langue germanique, on ne peut pas passer à côté de Johann Wolfgang von Goethe, le romancier, poète et dramaturge allemand, auteur de la tragédie “Faust” et son fameux pacte avec le Diable, ou sa poésie “Prométhée”, qui est aussi une figure très importante pour les initiés…

N’oublions pas de faire référence à William Shakespeare, le poète, écrivain et dramaturge britannique, auteur de “Hamlet”, “Roméo et Juliette” ou “Macbeth”;

Passons maintenant à l’architecture avec :

Gustave Eiffel, L’architecte de l’imposante pyramide de fer “la Tour Eiffel”, l’un des ouvrages les plus célèbre au monde avec la “Statue de la Liberté” d’Auguste Bartholdi, un autre membre de la fraternité… Cette dernière est un symbole purement illuministe. C’est sans aucun doute possible, le symbole le plus représenté et diffusé de par le monde. On le retrouve décliné à toutes les sauces, de la parure de lit, en passant par les tableaux de décoration, les serviettes de bain, les tasses à café, j’en passe et des meilleures…


Dans le champ politique, on peut évoquer :

Frédéric II, le roi de Prusse de 1740 à 1786 ;

Edward de Kent le Duc de Kent ;

Edouard VIII, l'ancien roi du Royaume-Uni ;

Henry de Sussex ou Prince Harry, membre de la famille royale britannique ;

Giuseppe Mazzini, le patriote et révolutionnaire italien, considéré comme l’un des “pères de la patrie” en ayant participé à l’unité italienne, tout comme l’homme politique et patriote Jousé Giuseppe Garibaldi ;

Winston Churchill, le célèbre homme politique au cigard et Ancien Premier ministre du Royaume-Uni ;

Benito Mussolini, le Duce italien ;

Simón Bolívar, le général et homme d'État vénézuélien ;

Mustafa Kemal Atatürk, l'homme d'État turc, fondateur et premier président de la République de Turquie de 1923 à 1938 ;

Abdelkader ibn Muhieddine, connu comme l'émir Abdelkader, le chef religieux et militaire algérien qui mena une lutte contre l'invasion française de l'Algérie au milieu du XIXᵉ siècle ;

Douglas MacArthur, le chef d'état-major de l'armée américaine durant les années 1930 qui joua un rôle prépondérant sur le théâtre Pacifique de la Seconde Guerre mondiale ;

Henry Ford, l'industriel de la première moitié du XXᵉ siècle et le fondateur du constructeur automobile Ford ;

Léon Blum, l'Ancien Président de la République française et président du Conseil des ministres du front populaire ;

Léon Gambetta, l'ancien Ministre de l'Intérieur Français ;

Jules Ferry, l'auteur des lois restaurant l'instruction laïque, obligatoire et gratuite ;

Buzz Aldrin, pilote d'essai, astronaute et ingénieur américain. Second homme à avoir foulé le sol de la Lune ;

Lee Gordon Cooper, astronaute et dernier Américain à partir seul dans d'espace, à bord de la capsule Mercury le 15 mai 1963 ;

Edgar D. Mitchell, astronaute américain, et 6ᵉ marcheur lunaire ;

Pierre Simon, le médecin et ancien Grand-maître du Grand Orient ;

Nelson Mandela, Ancien Président de la république d'Afrique du Sud. À mis fin au régime d'apartheid en Afrique du Sud ;

Colin Powell, secrétaire d'État entre 2001 et 2005 dans l'administration du président George W. Bush. Il a raconté un énorme bobard en agitant une fausse fiole d'Antrax ce qui à permis de servir de prétexte pour lancer l'invasion de l'Irak ;

De plus, L'écrasante majorité des présidents américains appartiennent à la fraternité, en commençant par les pères fondateurs de la constitution, George Washington et Benjamin Franklin. Mais on peut aussi évoquer les présidents Ronald Reagan (maçon honoraire), Gérald Ford, Harry Truman, Franklin D. Roosevelt, Edgar Hoover, etc.


Le double visage de l'aigle du 33e degré représente aussi la logique la dialectique Eguelienne basée sur la maîtrise des forces contraires, des fausses oppositions qui sont contrôlées de part et d'autre, à droite ou à gauche, démocrates ou républicains, peut importe le côté choisi sur l'échiquier politique, ils œuvrent tous en dernière instance dans la même direction et à l'aboutissement du même idéal. Les deux têtes de la maçonnerie servent en dernière instance la même bête.


Plus récemment, parmi les maçons notables de la politique hexagonale, on peut citer :

Jacques Attali, l'économiste et essayiste ;

Jack Lang, l'ancien ministre de la culture ;

Dominique Strauss-Kahn, l'ancien directeur général du fond monétaire international ;

Nicolas Sarkozy, l'ancien Président de la République ;

Alain Bauer, l'ancien Grand-maître du Grand Orient ;

Jean-Luc Mélenchon, le député communiste des Insoumis ;

Manuel Valls, l'ancien premier ministre ;

Laurent Fabius, l'ancien premier ministre responsable de l'affaire du sang contaminé ;

Roland Dumas, l'avocat et homme politique français proche de François Mitterrand ;

François Hollande, l'ancien Président de la République ;

Jérôme Cahuzac, l'ancien député et président de la commission des Finances, tout en étant un délinquant fiscal ;

Jean Vincent Placé, le sénateur du groupe écologiste ;

Gérard Collomb, le maire de Lyon ;

Françoise Nyssen, l'ancienne ministre française de la culture ;

Marlène Schiappa, la secrétaire d'État chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations ;

Agnès Buzyn, L'Hématologue et ministre de la santé responsable de l'imposition de 11 vaccins sur les jeunes enfants, une aberration à tous points de vue ;

Vincent Peillon, L'ancien Député européen ;

Emmanuel Macron, notre actuel Président de la République ;


Parmi les escrocs notoires et maçons, on peut citer :

Alexandre Benalla, qui affectionne tout particulièrement taper sur ses concitoyens à coup de matraque, tout en usurpant l'uniforme de CRS ;

Jacques Crozemarie, avec ses fameux détournements de dons pour le cancer au profit de son association l'ARC ;

À noter que la maçonnerie, malgré son idéal d'égalité affiché, n'empêche pas pour autant de tomber dans le racisme le plus primaire, comme on peut notamment le voir avec :

Anders Behring Breivik, le terroriste suprémaciste blanc et tueur de masse Norvégien, avec à son actif, le macabre et sinistre palmarès de 77 morts et 151 blessés le 22 juillet 2011. Sans nul doute un grand humaniste, lui aussi...

Ou bien encore, avec le pape de la maçonnerie, Albert Pike, dont le livre “Morals and Dogma” constitue l’ouvrage de référence du “Rite Écossais Ancien et Accepté”. Il s’agit du rite maçonnique le plus répandu dans le monde. Pike était non seulement le “Souverain Grand Commandeur”, le plus haut-gradé de la maçonnerie en Amérique, mais fut aussi l’un des fondateurs de l’organisation suprématiste blanche du “Klux Klux Klan”, de sinistre mémoire. Cette confrérie criminelle à d’ailleurs une structure très proche de la maçonnerie… En outre, ce général confédéré, a commis de très nombreuses atrocités contre les troupes de l’Union, mais aussi contre les Amérindiens. Par ailleurs, Pike avait des croyances purement lucifériennes parfaitement assumées. Ainsi dans son ouvrage le plus célèbre, il écrit : «Le vrai nom de Satan, dit le kabbaliste, est celui de Yahweh inversé ; car Satan n’est pas un dieu noir… Lucifer, le porteur de lumière ! Nom étrange et mystérieux donné à l’esprit des ténèbres ! Lucifer, le fils du matin ! C’est lui qui porte la lumière… N’en doutez pas !» Donc, pour faire court, Albert Pike, l’une des plus hautes autorités de la maçonnerie, le plus honoré d’Amérique, qui possède une statue de 15 mètres de haut édifiée à sa gloire à Washington DC, fut un criminel de guerre de la pire espèce, un sataniste de haut niveau, et un raciste de tout premier plan !

Franc-maçonnerie et occultisme

On pourra aussi remarquer que la fraternité maçonnique compte aussi dans ses rangs, un nombre conséquent d’occultistes, voir même de satanistes revendiqués. À commencer par Aleister Crowley, célèbre occultiste anglais, mage noire, franc-maçon du 33ᵉ degré du Rite écossais et sataniste notoire. Crowley était un adepte de magie noire, de tarot, de divination et de Kabbale. Il a d’ailleurs créé son propre jeu de tarot, le Tarot de Thoth… Crowley estimait que les atouts du tarot comprenaient à eux seuls un système complet de hiéroglyphes concentrant la totalité des énergies de l’univers. Il a donc cherché à retranscrire cette croyance en combinant de différentes façons les arcanes en liant l’astrologie, l’Arbre de vie kabbalistique, les dix Sephiroth et les vingt-deux voies de liaison. Cet énigmatique personnage, aimait à se présenter lui-même sous le titre de “La Bête 666” et ses contemporains le considéraient d’ailleurs comme l’homme le plus malfaisant de son époque ! Attardons-nous un peu sur ce ténébreux personnage de sinistre mémoire, qui mérite un éclairage tout particulier, puisque son emprise au sein de la culture populaire et de l’industrie du divertissement est encore particulièrement prégnante. Crowley fait en effet l’objet d’une véritable vénération parmi beaucoup d’artistes de la pop, en passant par le Rock, le Métal, ou le Rap. Son influence fut considérable, notamment à partir des années 60 dans la contre-culture underground, avant de se répandre plus tard dans la culture populaire, une véritable vague de fond occulte…

Aleister Crowley fut une sorte de guide spirituel, dont la pensée exalte le sexe à outrance dans ses formes les plus déviantes sans plus aucunes entraves, ni tabous comme l’inceste, la pédophilie, ou la zoophilie, mais aussi l’usage intensif des drogues et le culte de Satan. Il a ainsi exercé une influence significative sur l’œuvre de musiciens de Rock tels que : David Bowie, qui était très versé de Kabbale et aimait à se grimer comme Crowley tout en adoptant les mêmes postures ; Jimmy Page, qui était tellement fasciné par le mage qu’il en a racheté son manoir de Boleskine dans le Loch Ness ; Le groupe de Metal Black/Death extrême, Behemoth a aussi pour principale source d’inspiration le mage noire. La plupart de leurs albums sont axés sur des thèmes sataniques ; Genesis P-Orridge, l’auteur-compositeur-interprète, musicienne au look androgyne, développe un intérêt pour les écrits de CrowleyOzzy Osbourne, qui lui dédie un morceau hommage, Mr. Crowley ; Les Red Hot Chili Peppers, avec trois chansons inspirées de la vie de Crowley, Emptiness, I’m Around et 666 ; Jaz Coleman, profondément influencé par l'héritage occulte d'Aleister Crowley ; Iron Maiden, avec son membre Bruce Dickinson, qui a écrit le scénario d’un film d’horreur mettant en scène Crowley, “Le Diable et le sang”, les noces chimiques, ce qui rappelle le fameux livre Rosicrucien des Noces chimiques de Christian Rosencreuz de Johann Valentin AndreaeEdguy avec leur chanson hommage, “Aleister Crowley Memorial Boogie” ou encore le morceau “Out of Control” ; Le groupe Cradle of Filth, avec une chanson sobrement intitulée “Mister Crowley” et une autre YelworC, soit le nom de Crowley écrit à l’envers ; Christian Death, le groupe de Death Rock, dont le nom de Scène peut se traduire par mort aux Chrétiens a aussi Crowley pour source d’inspiration ; Fields of the Nephilim, avec l’introduction de la troisième chanson de leur album, “At the Gates of Silent Memory”, présente des vers déclamés par Aleister Crowley extraits du poème de “At Sea”, enregistré en 1920 ; Lady Gaga, dont la chanson “Alejandro” (La mort d’Osiris) fait référence à la voie de gauche d’Aleister Crowley qui vénérait Horus ; 


Marylin Manson, membre actif de l’Église de Satan et franc maçon comme en atteste certaines bagues qui affichent discrètement le compas et l’équerre. Il a une fois déclaré que Crowley figurait parmi ses auteurs préférés. Dans son album “Antichrist Superstar”, la phrase «Quand tu souffres, sache que je t’ai trahi» fait directement référence aux textes de Crowley. En outre, dans la chanson Misery Machine, Manson fait directement référence à l’abbaye de Thélème fondée par Crowley Jay Z, que l’on peut voir porter un polo reprenant le credo de Crowley, «Fait tout ce qu’il te plaît» ; Même le groupe mythique des Beatles, ces quatre si charmants garçons à l’esprit tellement hippie et baba-cool prônant un monde unifié “Peace and Love”, enfin débarrassé de la religion, comme l’imaginait John Lennon avec sa chanson “Imagine”, dans un esprit purement New Age… Une sorte de grand rêve mondialiste avant l’heure, en somme. On retrouve le mage en bonne place sur leur album “Sergent Pepper's Lonely Hearts Club Band”. qui regroupe toutes les personnalités importantes aux yeux du groupe. On retrouve enfin Crowley figurant sur une pochette de l’album “Dangerous” de Michael Jackson. On peut l’observer en bas à droite ;




Mais ce n’est pas tout, puisque le spectre malfaisant du mage vient aussi resurgir régulièrement dans la littérature, les films, les séries, ou encore les bandes dessinées pour adolescents. À croire qu’il exerce encore plus d’influence en étant mort que de son vivant. Au cours de sa vie, Crowley fut membre de deux sociétés secrètes, “l’Aube Dorée” et “l’OTO”, “l’Ordo Templi Orientis”, ou “l’Ordre des Templiers Orientaux”. “l’Aube Dorée” est un groupe occultiste né de la volonté de certains dignitaires maçons désireux de passer de la recherche spéculative, à la pratique opérative. Ses trois fondateurs étaient tous franc-maçons. Elle mélange des éléments de la Kabbale, avec de l’ésotérisme Rosicrucien et de la mythologie égyptienne. À noter que le nom de la “Golden Dawn”, ou “Aube Dorée”, n’est pas sans rappeler celui d’un certain groupuscule Néo-Nazi en Grèce. Une parenté qui ne surprendra pas, car cette société rosicrucienne est considérée comme étant le levain du nazisme ! 

Par ailleurs, Crowley était fasciné par le charisme d’Adolf Hitler. À l’époque de Crowley, cette organisation comptait de prestigieux membres, dont :

Bram Stoker, l’écrivain du célèbre roman fantastique et initiatique Dracula, dont on peut se demander si le vampire n’est d’ailleurs pas en réalité, une figure allégorique pour les initiés Rose-Croix, détenteurs de la science des mystères du Dragon… En outre, on pourra remarquer que la rose est un élément symbolique très récurrent associé au mythe vampirique. En effet, bien souvent, ces derniers sont représentés avec cette rose rouge… Il faut savoir que dans l’hermétisme, la rose est une fleur purement ésotérique et alchimique et que ses sept pétales correspondent aux sept métaux et à leurs correspondants planétaires. Dans “le Grand Œuvre alchimique”, la rose rouge correspond aussi à “l’Œuvre au Rouge”, qui succède à “l’Œuvre au blanc” symbolisé elle par des roses blanches. En outre, bon nombre de traités d’alchimie ont d’ailleurs pour nom le “Rosarium Philosophorum” ou le “Rosaire des Philosophes”. De plus, la symbolique maçonnique accorde aussi une grande importance à la rose, puisque lors de l’enterrement d’un compagnon maçon, trois roses sont déposées sur sa tombe. Pour en revenir aux vampires, étant des êtres maudits entrés en rébellion contre leur créateur, ils sont le plus souvent représentés avec de grandes ailes ténébreuses de chauve-souris, ce qui ne manquera pas d’évoquer les ailes des anges déchus. Parfois repoussants, les vampires peuvent aussi se transformer en des êtres particulièrement séduisants, sophistiqués, distingués et prendre l’apparence d’anges de lumière, pour tromper et séduire leurs innocentes victimes, à l’image de leur maître Lucifer, qui est l’aspect séduisant du repoussant Satan… 
 


La rose possède ce même caractère ambivalent, car elle est à la fois séduisante, mais aussi dangereuse avec ses épines, tout comme le vampire et sa fatale morsure. De par cette dernière, à un niveau symbolique, le vampire transmet l’initiation à sa victime, qui devient à son tour vampire et donc initié aux mystères et au monde de la nuit. Dans une des scènes tirée de l’adaptation cinématographique du “Dracula” de Coppola, on peut observer au sol de la salle de danse, un pavé mosaïque, qui renvoie à l’univers symbolique de la franc-maçonnerie… 

Vampire ange déchu

L’absence de reflet du vampire dans le miroir est lié à la perte de son âme, le regard étant dit-on, le reflet même de l’âme. La perte de cette précieuse âme est d’ailleurs confirmée par le fait que Dracula est éperdument rongé par un amour dévorant pour une certaine Mina, qui est en fait une métaphore de son âme perdue qu’il cherche désespérément à retrouver. “Anima” signifie d’ailleurs précisément en latin “âme”. De plus, En outre dans le roman, le professeur Van Helsing, qui traque inlassablement le comte de Dracula, affirme que ce dernier fut un étudiant de l’école de “Scholomance”. Il s’agit d’une légendaire école de magie noire située en Transylvanie, réputée être dirigée par le Diable en personne. Dans cette école secrète, qui n’admettrait que dix étudiants, le diable enseignerait les secrets de la nature, le langage des animaux et des sortilèges. À la fin du cycle de cours, l’âme du dixième élève lui était due. Tout porte à croire que Dracula fut l’un de ces dixièmes étudiants. 

Par ailleurs, il existe un autre point commun remarquable entre le mythe du vampire et l’initié maçon : la mort au monde profane, symbolisée par le cercueil. Lors de son rite initiatique, l’apprenti maçon doit même écrire son testament philosophique dans le cabinet de réflexion, avant d’être tué symboliquement par ses frères. Le vampire, quant à lui, passe ses journées dans un cercueil en se protégeant de la lumière, cette lumière étant à comprendre comme une allégorie d’ordre spirituelle ;

Après cette parenthèse sur Bram Stoker et le mythe du Vampire, revenons à quelques autres membres notables de “L’Aube Dorée”, avec :

Herbert George Wells, le romancier de science-fiction et auteur de “La guerre des mondes”, de “L’île du Docteur Moreau”, de “La Destruction Libératrice”, ou encore de “La Conspiration au grand jour”;

Aldous Huxley, l’écrivain “Du meilleur des mondes”, très versé dans les drogues et leur diffusion;

Julian Huxley, le premier directeur général de l’UNESCO;

Rudolf Steiner, Le fondateur des écoles Steiner, de l’anthroposophie, dirigeant de la “Société théosophique”;

Rudolf Hess, le haut dignitaire nazi ;

Karl Haushofer, le théoricien de l’espace vital des Nazis…

Quant à “l’Ordo Templi Orientis”, il s’agit d’un ordre hermétique, d’inspiration maçonnique et d’une secte très influente dans les hautes sphères de la société… Cette dernière suit les préceptes de la philosophie nihiliste d’Aleister Crowley et de sa religion Thelema. Cette religion y est développée dans son ouvrage de référence, le “Livre de la loi”. Ce mystérieux livre, telle une Bible occulte, aurait été dicté en écriture automatique par un esprit à Crowley, alors même qu’il se trouvait en Égypte ! Cette entité était nommée “Aiwass”, qui signifie “Lucifer” en termes gnostiques et ressemble dans la représentation picturale qui en a été faite a un extraterrestre de type “petit gris”. Le principal credo de ce livre peut se résumer par «Fais ce qu’il te plaît sera le tout de la loi.» Ce précepte est la règle de conduite la plus importante de l’ordre, comme le confirme le Chapitre 3, verset 60, «Il n’y a pas de loi plus haute que Fait ce que tu voudras.» La liberté et la volonté sont donc érigées en valeurs suprêmes du satanisme. Cet adage purement nihiliste, signifie donc le rejet de tout dogme, de toute règle morale d’ordre supérieure, de tout principe éthique, pour ne suivre que les inclinaisons de sa volonté propre. En d’autres termes, bien et mal doivent être dépassés pour atteindre le chemin de l’illumination…

Parmi les membres notables de “l’Ordo Templi Orientis” on peut compter : Ron Hubbard, un proche de Crowley et le fondateur de l’église de scientologie spécialisé dans le contrôle mental en ayant développé “la Dianétique”, pour garder l’emprise sur les adhérents de sa secte ;

Mais aussi, l’ingénieur en aéronautique, pionnier de la propulsion spatiale et constructeur de fusées Jack Parsons. La NASA rendra hommage à ce dernier, en baptisant de son nom un cratère de la face cachée de la Lune ! Avec sa femme Marjorie Cameron et le père de l’église de Scientologie, Ron Hubbard, Parson cherchait au cours de rituels occultes, à invoquer sur terre la déesse “Babalon”, la Femme écarlate, la Grande Mère ou la Mère des Abominations pour donner naissance à l’Antéchrist, en insufflant son âme dans le corps de nouveaux nés, baptisés “Moonchild” ou “Enfants Lune”. Ce processus de magie sexuelle était le “Babalon Working” ! Ce rituel satanique surréaliste était basé sur les écrits de Crowley dans son livre de Toth. Tout cela rappelle furieusement le film d’horreur “Rosemary's baby” de Roman Polanski, sauf que ce n’est plus une fiction… Tout ceci est parfaitement rationnel pour un esprit scientifique et cartésien.

Crowley se considérait comme un véritable Prophète, ayant pour mission de conduire l’humanité dans une nouvelle ère, un nouvel âge, celui d’Horus, succédant aux ères d’Isis (une ère matriarcale) et d’Osiris (une ère patriarcale). L’ère d’Horus étant l’accomplissement ultime de l’humanité, l’ère de l’union des contraires, de la divinisation de l’homme. Il s’agit de renouer avec cet état glorieux de l’homme et de retrouver la part divine qu’il a perdue en chutant… Crowley avait pour objectif de combattre le christianisme, en usant de magie noire. Il a passé les dernières années de sa vie à détailler comment effectuer des messes noires, cérémonies qui comprennent le sacrifice d’animaux et d’enfants ! Il se revendique d’avoir tué et violé des centaines d’enfants pour les besoins de ses cérémonies occultes ! Dans son livre “Magick in theory and practice”, “La magie en théorie et en pratique”, ce monstre sanguinaire admet ainsi avoir sacrifié entre 1912 et 1928, cent cinquante enfants par an ! Crowley se livrait à une forme de “Yoga Tantrique”, une pratique sexuelle ritualisée utilisée dans les deux ordres magiques auxquels Crowley était membre actif, le “Astrum Argentum”, l’étoile d’argent et “l’Ordo Templo Orientis”. La magie sexuelle développée par Crowley fait intervenir la sodomie de jeunes enfants mâles qui, selon son système de croyances issues des traditions ésotériques occidentales et orientales, lui permettaient de capter et d’absorber le plus d’énergie et de puissance vitale, un peu comme un phénomène de vampirisme énergétique… où toute l’énergie de la victime est absorbée. 

La sodomie est importante pour la montée des énergies sexuelles, qui sont les énergies les plus puissantes. Ce qui fait penser au mythe du vampire, sachant qu’il était aussi en contact avec Bram Stoker, l’auteur du célèbre roman “Dracula” qui était aussi membre de “L’Aube Dorée”. Il faut bien comprendre que dans l’esprit tortueux et ravagé de ces malades fanatiques, les enfants constituent des cibles privilégiées. Ils représentent tout ce qu’il y a de plus précieux, de plus innocent, de plus fragile et sont chargés de lumière. À travers ces pratiques, c’est la destruction même de la création de Dieu qu’ils visent et entreprennent, dans ce qu’elle a de plus beau et pur… Rien ne peut plus porter offense au créateur que de s’en prendre à l’innocence de ces jeunes enfants… Dans son livre Magik, le mage précise : «Pour le plus grand travail spirituel, on doit donc choisir la victime qui contient la plus grande et la plus pure des forces : un enfant mâle d’une parfaite innocence et d’une grande intelligence constitue le rituel le plus satisfaisant et convenable.» Crowley ne faisait pas grand mystère de son culte au “Prince de ce Monde”, qu’il considérait comme son “Saint Ange Gardien” personnel. Il écrivit à sa gloire : «Satan, mon seigneur ! Désir du bouc ! Ce serpent, Satan, n’est pas l’ennemi de l’homme, c’est Lui qui a fait de notre espèce des Dieux connaissant le bien et le mal.» La connaissance étant à comprendre ici, non comme théorique, mais comme une pratique effective du bien et du mal. Ou encore, cette autre ode à Satan «Toi, le soleil spirituel, Satan, toi l’œil, toi la luxure, toi l’auto-créé, l’auto-déterminé, soit exalté au plus haut, Satan, mon maître, la luxure du bouc !»

Poursuivons notre tour d’horizon des occultistes célèbres avec Arthur Edward Waite, Manley P. Hall l’auteur des livres “Les enseignements secrets de tous les âges” et “Les clés perdues de la Franc-maçonnerie”.

On peut aussi mentionner, Alphonse-Louis Constant, dit Éliphas Lévi a qui l'on doit la plus célèbre représentation de la figure alchimique du “Baphomet”, cette entité androgyne repoussante à face de bouc et un des symboles de Satan.

Mais il y a aussi, Gérard Anaclet Vincent Encausse, dit Papus, médecin et occultiste français, cofondateur de “l'Ordre Martiniste”, avec Augustin Chaboseau.

Et du côté des femmes, n’oublions pas l’initiatrice du mouvement “New Age”, la sataniste Helena Blavatsky. Elle est à l’origine de la création du mouvement de la “Société de Théosophie” et du regain d’intérêt à l’époque, pour le spiritisme, avec le “Mouvement Spirit”, soit la communication avec les défunts ! Encore faudrait-il s’assurer de la véritable nature des entités contactées par le biais de telles pratiques… Blavatsky considérait Lucifer comme un ange solaire s’étant sacrifié pour élever l’homme à un plan supérieur de conscience et lui permettre de dépasser son stade animal primitif. Dans “La Doctrine Secrète”, son principal ouvrage, cette occultiste écrit que : «Lucifer représente, Vie… Pensée… Progrès… Civilisation… Liberté… Indépendance… Lucifer est le Logos… le Serpent, le Sauveur… Satan est le Dieu de notre planète et le seul Dieu… Lucifer est la Lumière divine et terrestre, “le Saint-Esprit” et “Satan” à la fois et en même temps.»


On peut également mentionner Alice Bailey, membre de la “Société de la Théosophie», fondatrice des “Écoles Arcane Triangle”, de la société d’édition la “Lucifer Publishing Compagny” et de la “Lucist Trust” ou société de la bonne volonté mondiale, est une organisation ésotérique qui s’emploie à réformer le monde et à en résoudre les grands défis, sur le mode de la pensée créatrice, en s’appuyant sur les bonnes volontés de tout un chacun. Il s’agit d’une ONG ayant pignon sur rue au sein même de l’Organisation des Nations Unies ! La “Lucis Trust” promeut activement le courant “New Age”. Leurs fondateurs, les théosophes Alice et Foster, avaient choisi pour nom initial, la “Lucifer Trust”, soit littéralement la confiance dans Lucifer… L’organisation appelle aussi de ses vœux la venue d’un nouveau guide spirituel afin de résoudre les problèmes qui secouent actuellement le monde de toutes parts. Il s’agirait d’un maître de sagesse, d’une sorte de Christ cosmique de lumière qu’ils appellent le “Maitraya”. En 1929, la société avait déjà présenté au monde un tel individu, faux messie, en la personne de Jiddu Krishnamurti, avant que ce dernier ne prenne ses distances avec l’organisation. Autant dire qu’avec de tels ambassadeurs, cet être spirituel providentiel susceptible de sauver le monde du chaos aura bien plus l’allure de “l’Antéchrist”… À noter au passage que Netflix semble participer activement à la préparation de cette venue, puisqu’elle vient de lancer une série intitulée “Messiah” qui raconte nul autre que l’arrivée d’un nouveau messie et sauveur sur terre. Pour en revenir à la “Lucis Trust”, L’objectif de cette organisation serait d’œuvrer pour l’instauration d’une religion unique mondiale qui cimenterait une gouvernance mondiale ! Soit, un véritable fatras de pensées gnostiques, mondialistes et de croyances New Age messianiques, qui anime officiellement le cœur même des plus grandes institutions internationales. Voilà qui est tout sauf rassurant ! La “Lucis Trust” possède des locaux à Genève, directement au siège des Nations Unies. N’oublions pas, Annie Besant, qui était à la tête de la Société de Théosophie et dont l’influence est grande au sein même des institutions Onusiennes, via l’organisation non gouvernementale de la “Lucis Trust”. Terminons notre tour d’horizon, avec Rudolf Steiner, qui était aussi très actif dans le mouvement Théosophique dont il était le secrétaire général de la branche allemande. Il en démissionnera pour lancer son propre mouvement, “l’Anthroposophie” qui s’appuie sur les écrits de Goethe. Steiner avait écrit dans une Revue ésotérique “Luzifer”, qui fut rebaptisée, “Lucifer Gnosis”, qui signifie littéralement la connaissance de Lucifer. L’Anthroposophie, qu’il qualifie de «chemin de connaissances» et comme un moyen de restaurer le lien entre les hommes et les mondes spirituels, a donné naissance à mille écoles alternatives “Steiner Wardorf” à travers le monde.

La marque de la maçonnerie dans l’architecture

On peut aussi prendre conscience de toute la puissance de cette organisation par le nombre incroyable de bâtiments et de monuments de tout premier ordre, dont l’architecture est pénétrée d’un profond symbolisme maçonnique. Dans les grandes capitales, on ne compte ainsi plus les façades richement décorées de l’équerre et du compas, du “Delta lumineux”, de “l’Étoile flamboyante”, de la poignée de main fraternelle, de références mythologiques, de figures telles que Isis et Osiris, de symboles ésotériques et alchimiques, ou encore d’ornement égyptiens et Antiques. Les façades deviennent alors de mystérieux livres de pierre à ciel ouvert, qu’il s’agit de décoder. Par ailleurs, lorsque l’on se promène dans les grandes agglomérations, on pourra aussi remarquer que de très nombreuses rues sont baptisées à la gloire tout entière d’illustres maçons ayant marqué de leur empreinte l’histoire. Rien que sur Paris, “la ville lumière”, véritable capitale maçonnique, on peut évoquer Le Louvre, le Panthéon, où reposent les dépouilles d’illustres maçons, tels que Voltaire, Victor Hugo, ou Victor Schoelcher, ou encore la Pyramide du Parc Monceau que fit construire le “Grand-maître” du “Grand Orient de France”, Philippe d’Orléans dit Philippe Égalité.

La Tour Eiffel


La “Tour Eiffel”, sans nul doute le monument le plus emblématique de la capitale est une véritable Pyramide de métal qui se dresse sur trois étages, faisant référence aux trois principaux degrés de l’initiation maçonnique : Apprentis, Compagnon et Maître. Tel un phare dans la nuit, elle éclaire et illumine la ville de son faisceau placé à son sommet. Détail intéressant, sa hauteur supplante volontairement celle du Sacré-cœur, comme par défiance face à l’église.

Le Grand Œuvre de François Mitterrand


Quant à François Mitterrand, porté par sa mégalomanie et animé par une véritable fièvre bâtisseuse, ce “Grand Architecte” aura édifié pas moins de onze grandes réalisations d’inspiration et d’essence purement maçonniques de par leur esprit. Ces réalisations architecturales colossales, aux budgets pharaoniques, sont, de par leur richesse symbolique, particulièrement intéressantes et remarquables. Certaines, de par leur démesure ou leur incongruité, auront vraiment marqué, voire heurté les esprits de leurs contemporains. Très énigmatiques voire incohérentes à un niveau superficiel, elles auront fait à l’époque, couler beaucoup d’encre, soulevées de nombreuses incompréhensions et vives polémiques, de par leur esthétique parfois plus que douteuse et contestable. Toutes ces constructions, littéralement truffées de symbolisme ésotérique, sont traversées par un fort mysticisme maçonnique. Il s’agit sans nul doute du “Grand-œuvre” d’un initié, pénétré par les enseignements des écoles de mystères et des sociétés secrètes. Seul un éclairage par ce prisme occulte permet de vraiment saisir l’entreprise de Mitterrand, son action publique n’étant que le reflet de sa face obscure. Lui, que l’on surnommait le Sphinx Élyséen, agissait tel un monarque Républicain, en se considérant comme le digne héritier des pharaons et des grands bâtisseurs de l’Égypte Antique en s’inscrivant dans leur tradition. Mitterrand était sans doute un initié Rose-croix et on notera d’ailleurs que le symbole du Parti socialiste de l’époque, était justement une rose, ce qui ne doit rien au hasard… Dans ces vœux de fin d’années, à l’approche de sa mort liée à sa maladie, il confiait aux Français, comme porté par un élan mystique, croire aux forces de l’esprit, et annonçait que par-delà sa mort prochaine, qu’il ne les quitterait pas ! Parmi les grands travaux de Mitterrand, on peut évoquer, “la Pyramide de verre du Louvre”, “les colonnes de Buren”, “l’Opéra Bastille”, “la Grande Bibliothèque François Mitterrand”, “l’Arche de la Défense”, ou encore le discret, mais incroyable “Monument des Droits de l’Homme”… Dans cette série de constructions, qui relèvent manifestement plus de mystérieux temples que de bâtiments publics, rien n’est laissé au hasard. Les maîtres d’œuvre ont scrupuleusement suivi les codes d’une science sacrée cachée, de doctrines ésotériques magiques qui échappent complètement à l’œil du profane, qui pourtant finance le tout avec les deniers publics… De leur emplacement géographique précis qui suit des lignes d’énergies telluriques et la course des astres célestes, de leur orientation dans l’espace au degré prêt, en passant par leurs proportions, qui suivent la science des bâtisseurs et la géométrie sacrée du nombre d’or avec ses proportions harmonieuses, rien n’est laissé au hasard.

La Pyramide de verre du Louvre


Intéressons-nous tout particulièrement à l’emblématique Pyramide de verre du Louvre, conçue par l’architecte sino-américain Leoh Ming Pei et imposé par Mitterrand sur le projet, sans faire d’appel d’offre comme ce devrait pourtant être le cas pour tout chantier public. Elle est aussi clairement d’inspiration maçonnique et fait directement référence aux mystères de l’Égypte et à la pyramide de Gizeh, dont elle est l’exacte réplique miniature. Sous sa face visible, elle possède une pyramide inversée, cachée et souterraine.


Pour les occultistes, ce qui est caché importe encore plus que ce qui est dévoilé. Cette configuration fait directement écho à la doctrine ésotérique hermétique de “Ce qui est en haut, équivaut à ce qui est en bas”, ou de l’union des contraires, le point de contact des forces invisibles et spirituelles de l’esprit, avec le visible et le matériel. 


En parcourant un escalier hélicoïdal en spirale, on descend dans le cœur de la pyramide pour rejoindre les profondeurs de la terre. Ces profondeurs sont traditionnellement symboliquement associées avec les mondes infernaux, comme dans l’enfer de Dante Alighieri, le poète italien avec sa “Divine Comédie”, où Lucifer réside au centre de la Terre et il faut descendre les 9 cercles concentriques infernaux pour pouvoir l’atteindre. Ces derniers sont classés par ordre de vice. L’Enfer dantesque est dépeint comme une série d’anneaux numérotés, toujours plus étroits au fur et à mesure de leur succession, le tout formant un cône renversé. Ce cheminement effectué en empruntant l’escalier de la pyramide fait directement référence à la quête de l’alchimiste, résumé par l’acronyme VITRIOL, que l’on peut retrouver dans le cabinet de réflexion de l’apprenti maçon, là où il doit réaliser son testament philosophique, juste avant de mourir symboliquement au monde profane. Cet acronyme signifie, «Visita Interiora Terrae Rectificando Invenies Occultum Lapidem» soit, «Visite l’intérieur de la Terre et, en rectifiant, tu trouveras la pierre cachée.» Cette pierre étant bien sûr à comprendre non comme une quelconque pierre précieuse, mais comme une révélation de nature spirituelle. Si, comme nous venons tout juste de le voir, la pyramide est bien encrée avec ses fondations dans les profondeurs de la terre, elle est aussi en liaison directe avec le céleste et le cosmos, car vue du haut, sa configuration reprend en tous points celle d’un thème astral antique ! Les visiteurs pénètrent alors dans la pyramide par l’entrée correspondant au signe du bélier en franchissant la porte tournée vers l’Orient. Or, il est inutile de rappeler l’importance symbolique de l’Orient pour les maçons, l’existence du “Grand Orient de France” est là pour en témoigner… 

La pyramide assure donc une liaison directe entre le monde spirituel et le monde terrestre… Par ailleurs, les bassins qui entourent la pyramide permettent de la faire se réfléchir dans l’eau, ce qui a encore un sens ésotérique, puisque selon la formule hermétique du fondateur mythique de l’alchimie, Hermès Trismégiste et qui est contenue dans la “Table d’émeraude”, aussi connue sous le nom du “Livre de Toth”, «Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas.» C’est la correspondance parfaite entre Macrocosme et Microcosme, entre infiniment grand et infiniment petit, dans une vision fractale du monde qui suivrait un schéma de création identique, un plan d’ensemble unique. Dans cette tradition hermétique, cette vision philosophique et ésotérique, l’homme microcosme est une composante, une parcelle de l’univers, une individuation du macrocosme, le grand tout du Dieu unique. L'esprit de l'homme ne feraient alors plus qu’un avec ce dernier, le temple intérieur mental étant en harmonie, aligné avec le temple extérieur de l’univers. 

Cette formule est symboliquement traduite par la figure de “l’Hexagramme”, ou le “Sceau de Salomon”, qui est justement constitué par deux triangles qui se rejoignent, comme la pyramide et son reflet dans le bassin. On retrouve aussi cet alignement entre l’esprit et la matière dans la figure de “l’Homme de Vitruve” de Léonard de Vinci. L’homme, dans cette figure, étant à la fois inscrit dans un carré qui représente la matière et dans un cercle qui représente l’esprit. Quant aux facettes transparentes des 666 carreaux de verre de la pyramide, elles laissent apparaître les astres et les constellations du ciel et rappellent la voûte céleste qui recouvre tous les temples maçonniques. Enfin, les trois petites pyramides jouxtant la grande, correspondent aux trois pavés mosaïques que l’on peut trouver au sol des Temples maçonniques. Autre dernier point stupéfiant et remarquable, il faut aussi savoir que l’ensemble du site du Grand Louvre, la demeure historique des rois de France, dans lequel s’inscrit la Pyramide de verre de Mitterand, est un parfait miroir du site Karnak Luxor, la demeure des pharaons !


Les colonnes de Buren, les Deux Plateaux

Attardons-nous maintenant sur les si décriées “Colonnes de Buren”, ou “Les Deux Plateaux”, titre original de l’œuvre. Lors de leur inauguration, elles furent loin de rencontrer une totale adhésion auprès du public, certains la considérant comme une véritable disgracieuse verrue au cœur même de la capitale… “Les Deux Plateaux”… cet intitulé mystérieux fait référence aux deux plateaux d’une balance, un symbole qui fait partie intégrante de l’univers symbolique de la maçonnerie. La balance évoque la justice, qui doit idéalement rester toujours parfaitement neutre dans les décisions qu’elle est amenée à prendre. La balance à aussi une place importante dans la mythologie égyptienne, avec celle manipulée par le Dieu des morts, Anubis. Ce dernier sous-pèse les âmes des défunts, afin de leur accorder ou non la vie éternelle dans l’au-delà, à la condition que le poids de l’âme en question ne dépasse pas celui d’une plume ! L’œuvre de Buren, qui est en apparence très épurée et minimaliste, est composée de 260 colonnes tronquées en marbre rayées de noir disposées sur une sorte de damier. 

Les rayures noires et blanches, font bien sûr référence à la dualité du pavé mosaïque maçonnique, que l’on retrouve dans toutes les loges. Ici, encore une fois, ce qui est caché prévaut sur ce qui est dévoilé, car les colonnes sont en grande partie enterrées et reposent sur un second plateau sous-terrain, invisible en surface et sur lequel s’écoule une rivière. Cette configuration sous-tend l’idée que derrière l’écume et la face visible des choses, c’est tout un ensemble de forces invisibles, occultes et sous-terraines qui s’agitent et influencent directement sur le cours des événements. En d’autres termes, c’est l’action discrète et invisible des initiés qui présiderait aux destinées de ce monde, tandis que les profanes n’auraient qu’une vision faussée et superficielle de la réalité. Le fleuve souterrain symbolise aussi le flot de la connaissance souterraine et cachée maîtrisée par les seuls initiés. En outre, bien qu’en surface, les coupes de colonnes semblent être d’inégales hauteurs, elles possèdent en réalité toutes une taille identique. Il y a donc un subtil jeu d’opposition entre ce qui est apparent et ce qui est dissimulé. On expose donc les choses superficiellement, mais sans en dévoiler leur véritable nature, on les cache en pleine lumière… Il s’agit ici d’un autre concept ésotérique et occulte : exposer les choses à la vue de tous, tout en masquant leur sens profond aux profanes non-initiés. 

Par ailleurs, ces colonnes assurent une liaison entre le ciel, la terre et le sous-terrain dans lequel elles s’appuient. Mais ce n’est pas tout, car les 260 colonnes forment une grille de 13 lignes et 20 colonnes et constituent en réalité un calendrier que l’on peut rapprocher dans sa structure du “calendrier maya religieux de Tzoltin”, avec ses 13 mois de 20 jours ! Ces cases correspondent aux colonnes du Palais-Royal dans lequel s’inscrit cette réalisation, ce qui fait de l’ensemble un véritable Temple à ciel ouvert. Mais le plus incroyable reste à venir, puisqu’on retrouve de très troublantes similitudes entre ce site des colonnes, associé à tout un réseau d’autres célèbres bâtiments parisiens avec un ensemble d’autres bâtiments du site de la cité maya de Chichen Itza !

C’est ainsi que :

L’installation des colonnes de Buren correspond à la place maya des mille colonnes ;
La Grande Pyramide de verre du Louvre correspond à la pyramide maya de Kukulkan;
Le jeu de paume correspond à une enceinte pour le jeu de balle des mayas ;
La Madeleine, un Temple maçonnique édifié pour rendre gloire aux armées Napoléoniennes correspond au Temple des guerriers de Chichen Itza;
La place de la Concorde, où l'on guillotinait les ennemis déclarés de la Révolution correspond au puit des sacrifices de la cité maya;
L'observatoire de Paris correspond à l'observatoire de Chichen Itza;

Il s’agit donc ici d’un prodigieux et vertigineux jeu de correspondances, qui ne peut être le pur fruit du hasard, car la topographie des deux lieux est respectée en tous points. Une trouvaille incroyable, mise en lumière par Dominique Setzepfandt et tirée de son livre “François Mitterrand, Grand Architecte de l’Univers”.

L’Opéra Bastille

Penchons-nous maintenant brièvement sur l’Opéra Bastille : il s’agit d’une construction dont l’esthétique suggère un inachèvement, un bâtiment en cours de construction… Ce qui évoque grandement la Tour biblique de Babel. À l’entrée du bâtiment, deux colonnes viennent rappeler les colonnes des Temples maçonniques. À travers ses grands carreaux de verre, on peut apercevoir la silhouette de l’ange porteur de Lumière qui surplombe la colonne de juillet…

Le Monument des “Droits de l’Homme et du Citoyen”

Continuons notre exploration en nous attardant sur l’étonnant et très énigmatique “Monument des Droits de l’Homme et du Citoyen” du Champ-de-Mars édifié en 1989, pour rendre hommage au bicentenaire de la Révolution. Le monument est situé en plein cœur de Paris, à deux pas de la “Tour Eiffel”. Contrairement à l’incontournable et emblématique pyramide de fer de Gustave Eiffel, ce monument très discret ne bénéficie d’aucune publicité, ni d’aucun éclairage pour aider à mieux en pénétrer les mystères… Il faut croire qu’au “pays des droits de l’homme”, que ce bâtiment est censé célébrer, seuls les initiés méritent d’y voir clair… Il s’agit là sans nul doute du bâtiment le plus intrigant de toute la capitale et cela mérite vraiment de longuement s’y attarder… Si de par ses modestes dimensions, l’ouvrage est bien moins imposant que les précédents, il possède en revanche une charge symbolique et ésotérique assez stupéfiante, en étant littéralement truffé de motifs maçonniques, voir Kabbalistes ! D’une facture très austère et peu engageante, sa forme générale évoque celle d’un Temple égyptien ou Judaïque. L’entrée du monument est encadrée par deux colonnes. 

Encore une fois, ce sont celles du Temple maçonnique, “Boaz” et “Joachin”, qui sont aussi pour les maçons, celles du “Temple de Salomon”. L’un des objectifs de la maçonnerie étant justement la reconstruction en terre sainte de ce temple détruit… Il existe d’ailleurs une parenté esthétique évidente entre ce monument et celle du “Temple de Salomon”, dont il semble être la représentation symbolique. Pour en revenir à l’entrée du monument, contrairement aux apparences, il s’agit d’une fausse entrée en trompe-l’œil, puisque la porte ne possède nulle serrure, mais juste deux poignées purement décoratives, richement ornées avec des tortues. La tortue est un animal symbolique de l’initiation spirituelle, car elle a une base carrée avec son corps, surmonté par une base ronde avec sa carapace. Elle assure donc la liaison entre le terrestre et le céleste… Le fait de la trouver sur une poignée de porte bloquée n’est pas anodin… Cela signifie que le champ spirituel la chasse gardée, le domaine des seuls initiés, le commun des mortels restant bloqué sur des considérations et des contingences d’ordre bassement matérielles. La porte du Temple reste donc désespérément scellée, gardant tout le mystère sur les secrets du bâtiment. Il faut croire que les simples citoyens, qui selon le grand roman national, auraient pourtant été à l’initiative de la Révolution, ne méritent pas de pénétrer dans le cœur même du bâtiment qui leur est consacré… Cette porte, qui n’est donc pas une porte, sert en réalité seulement de support pour exposer un nombre impressionnant de messages ésotériques finement ciselés dans le bronze et que l’on ne peut distinguer qu’en s’en rapprochant très près, à quelques centimètres. On y trouve aussi le titre suivant : “Exposition du système du monde” avec pour très énigmatique sous-titre, “Ateliers des ouvriers destinés à la fabrication des cercles placés au centre de quatre Routes”. Une formule complètement hermétique et mystérieuse ! Encastrés dans la façade, on retrouve à l’arrière du monument, deux obélisques sombres, qui renforcent l’esthétique égyptienne de l’ensemble et qui assurent une liaison entre le monde spirituel et le monde temporel. Leur couleur noire évoque les ténèbres et leur pointe dorée évoque la lumière, comme pour symboliser une ascension spirituelle, une illumination. En parcourant le bâtiment, on peut y reconnaître les grands symboles incontournables de la Révolution, et les célèbres formules franc-maçonnes, “Unité, indivisibilité de la République. “Liberté, Égalité, Fraternité” ou la mort”, mais aussi «Le Peuple français reconnaît l’Être suprême et l’immortalité de l’âme». Pour la laïcité, on repassera… Mais ce n’est pas tout, et c’est là que l’ensemble devient vraiment intriguant, en plus de cette iconographie révolutionnaire classique, familière et facilement identifiable, on peut aussi observer des signes solaires ésotériques, astrologiques, des formes circulaires qui évoquent même des sortes d’artefacts futuristes non identifiés, des triangles inversés, mais aussi des petits animaux incongrus gravés dans la pierre, comme un lézard ou une tortue. On y trouve aussi, pêle-mêle, des écussons, des noms de villes, des scènes bibliques ou égyptiennes. On peut aussi apercevoir des frises présentant des petits tableaux et des cartouches en langue hébraïque. On peut donc dire que le symbolisme est ici poussé à son paroxysme ! En tous les cas, force est de constater que l’on ne comprend vraiment pas ce que tout ce fatras symbolique et mystique peut bien venir faire dans un monument consacré aux Droits de l’Homme et à la Révolution française… Parmi cet assemblage hétéroclite fort improbable, ce foisonnement vertigineux de dates, de noms, de messages, de formes géométriques, de symboles, on peut aussi tomber sur une allusion au célèbre et fascinant tableau “Les Bergers d’Arcadie” et à sa citation latine “ET IN ARCADIA EGO” (“Et je suis en Arcadie”). Nicolas Poussin, son peintre, est aussi mentionné sur le monument avec ses dates de naissance et de mort, de 1594 à 1665. Ce tableau doit donc avoir une importance toute particulière pour être le seul à être mentionné sur ce monument… Il s’agit d’un tableau de maître, qui présente une scène bucolique, avec trois bergers et une bergère contemplant un antique tombeau, sur lequel on trouve cette fameuse inscription latine. Subtilement encodé, avec plusieurs niveaux de lecture et d’interprétation tant géométrique, qu’alchimique, le tableau semble être la clé de nombreux mystères et révélations. Au cours de son histoire, “Les Bergers d’Arcadie”, à toujours été un tableau très convoité, comme un véritable trésor. Il fut la source d’inspiration de nombreux artistes, auteurs, poètes et chercheurs… Il a souvent accompagné les rois, en ornant leurs appartements privés, notamment ceux de Louis XIV, le roi Soleil qui chercha pendant trois ans, avec acharnement à mettre la main dessus, avant d’en faire l’acquisition et de le garder bien jalousement, à l’abri des regards indiscrets. Ce mythique tableau serait aussi une carte et aurait un lien direct avec l’énigme et les mystères de Rennes-le-Château, comme le paysage peint par Poussin en arrière-plan le laisse suggérer. En effet, ces reliefs montagneux représenteraient un paysage du Haut-Razès, à savoir trois sommets de montagnes caractéristiques de cette région et qui forment comme un triangle d’Or. De plus, la formule “ET IN ARCADIA EGO” serait une anagramme de “I TEGO ARCANA DEI”, soit “Va, je cache le secret de Dieu !” À noter que Nicolas Poussin, le peintre des “Bergers d’Arcadie”, est aussi l’auteur d’un autre étonnant tableau, qui se passe justement dans la région italienne du Péloponnèse de l’Arcadie, il s’agit du “Triomphe de Pan”, une toile qui dépeint une scène de bacchanale et d’orgie débridée, tout à la gloire de Pan. Le Dieu Pan, figure de la mythologie grecque est un satyre, mi-homme, mi-bouc portant des cornes et des pieds-de-chèvre se terminant par des sabots. Pan était doté d’une apparence si hideuse et repoussante, qu’il avait pour réputation de provoquer la “panique” à chacune de ses apparitions, il est à l’origine de ce mot ! Il est le fils d’une nymphe et d’Hermès, qui est le guide spirituel des alchimistes, mais aussi, le dieu accompagnateur des âmes des morts aux Enfers. Pour les occultistes, Pan représenterait l’homme total, sachant combiner harmonieusement l’animalité, la bestialité primaire et l’humanité. Le satyre possède un appétit sexuel lubrique et débridé, si bien qu’il s’accouple frénétiquement dans la forêt avec toutes les nymphes qui lui tombent sous les pattes. Il possède un talent particulier pour la musique, en jouant de la flûte de Pan. Cette figure mythologique est aussi connue pour être une des représentations communes du diable, notamment dans l’imagerie chrétienne. Pan est le Dieu des bergers et était honoré dans la région d’Arcadie, où il serait justement né, ce qui colle donc parfaitement avec le premier tableau de Poussin et ses quatre Bergers… Par ailleurs, il est de notoriété publique que François Mitterrand, homme politique mystique s’il en est, et maître d’œuvre de ce monument hautement ésotérique des Droits de l’Homme, aussi énigmatique que le tableau de Poussin, a toujours été vivement intéressé par le site de Rennes-le-Château et ses mystères, qu’il avait visité à plusieurs reprises, dès 1981… 

À noter que l’inquiétant et repoussant diable, “Rex Mundi”, ou le roi du monde de la chapelle construite par l’abbé Saunière à Rennes-le-Château, est aussi une figure alchimique avec les quatre éléments fondamentaux de l’alchimie : il s’appuie sur le sol représentant “l’élément Terre”, soutient un bénitier qui représente “l’élément Eau”, est surmonté par deux salamandres qui représentent “l’élément Feu” et deux anges le survolent pour représenter “l’élément Air”. En outre, il se tient devant un pavé mosaïque symbole de la dualité. Après cette longue parenthèse consacrée à ce mystérieux tableau de Poussin et à ses mystères, revenons-en à notre monument des droits de l’homme… Sur une des gravures, on retrouve un parallèle clairement établi entre les “Tables de la loi” de l’Ancien Testament et les nouvelles tables révolutionnaires des Droits de l’Homme et du Citoyen. Ce qui témoigne encore une fois de la nature mystique et religieuse des événements révolutionnaires. On peut observer des cartouches hébraïques, ainsi qu’une référence biblique directe à l’Ancien Testament et plus précisément, au Chapitre XXXIV de son Exode. Il s’agit de l’épisode qui décrit l’ascension de Moïse sur le mont Sinaï, où l’éternel lui transmet les commandements divins gravés sur les tables de la loi. Enfin, pour terminer la description de ce monument unique en son genre, on peut encore faire allusion à deux statues de bronze, qui viennent compléter l’ensemble du site. Ici encore, ces dernières fourmillent d’inscriptions, de motifs et de symboles hermétiques, qui viennent richement orner leurs tuniques. Mais nous ne sommes décidément pas au bout de nos surprises, puisque l’intérieur du monument, inaccessible au public et occulté par la pénombre, réserve également en son sein, son lot de découvertes et de révélations étonnantes. En effet, à son sommet, une ouverture discrète laisse filtrer, une seule fois par année, la lumière en un point déterminé, au moment précis du solstice d’été ! La lumière vient ainsi illuminer un bas-relief figurant les Tables de la loi de “La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen” ! Pour un peu et on se croirait plongé en plein dans un nouvel épisode d’Indiana Jones et de l’arche perdue… Il y a ici une dimension clairement et délibérément religieuse, totalement mystique et qui saute aux yeux… De plus, autre lien d’ordre céleste, ce puits de lumière sert aussi à recueillir l’eau de pluie cosmique tombée du ciel, qui ruisselle jusqu’au centre du Temple, puisque le toit est incurvé. Autre curiosité : à l’arrière du bâtiment, les observateurs les plus attentifs auront certainement remarqué une forme de triangle entourée de trois points. Il s’agit sans doute là d’un malicieux clin d’œil aux frères trois points, l’un des surnoms régulièrement usité pour désigner les maçons. On peut s’étonner de la présence d’un quatrième point qui, selon toute vraisemblance et logique, n’aurait pourtant rien à faire là ! Cette anomalie manifeste et délibérée constitue en fait une subtile invitation à explorer plus avant cet emplacement. Et si l’on suit son intuition et sa curiosité jusqu’au bout, on finit par placer son œil dans la fente en forme de triangle, comme pour regarder au travers du trou d’une serrure… On peut alors distinguer, dans la pénombre sur la face invisible de la fausse porte, qui nous bloque l’accès au temple, le symbole par excellence des alchimistes, le fameux caducée d’Hermès. Ce dernier est associé à une corne d’abondance et le tout est surmonté par une poignée de main… Maçonnique, bien évidemment ! Cette combinaison de symboles semble suggérer que pour obtenir l’abondance dans la vie terrestre et matérielle, qui est représentée par la corne d’abondance, il serait possible de passer une sorte de contrat ou de pacte, qui est représenté par la poignée de mains et qu’il s’agit d’un chemin initiatique de connaissances, réservé aux initiés, qui est représenté par le caducée ! Tudieu, voilà qui est “Faustien” en diable… Mais tout colle à merveille. Le caducée étant le symbole de l’illumination spirituelle, de l’ouverture du “troisième œil” et de l’éveil de la conscience cosmique, le siège de la connexion divine. 

Le sommet du symbole étant souvent représenté par une forme de boule évoquant une pomme de pin et représentant une zone du cerveau, la glande pinéale, qu’il serait possible d’activer par un travail spirituel ou un processus alchimique. Les serpents du caducée, dressés et entrelacés, signifient l’union du ciel et de la terre, de l’esprit et de la matière. Il est le symbole de l’équilibre de tendances antagonistes autour de l’axe du monde. Symbole alchimique par excellence, les deux serpents du caducée représentent le feu et l’eau, tandis que la baguette, la terre et les ailes, le ciel. Ainsi des principes antagonistes tels que le soufre et le Mercure, le fixe et le volatil, l’humide et le sec, le chaud et le froid doivent s’unifier dans l’or unitaire de la tige. En outre, le caducée d’Hermès est souvent associé à des ailes d’ange, ce qui ne manquera pas de faire penser à un certain ange déchu… On retrouve d’ailleurs le caducée sur une des représentations les plus communes de Satan, à savoir, sur la figure alchimique du “Baphomet”. Enfin, le caducée représente aussi la vie, car les serpents peuvent être rapprochés de deux brins d’ADN entremêlés…





À noter qu’on retrouve un symbole très proche du caducée dans la pharmacopée, avec “le bâton d’Esculape ou d’Asklépios”. Autre observation, tout autour de ce médaillon central, d’autre médaillons viennent rendre hommage à d’illustres membres de la fraternité… Voilà qui, encore une fois, apporte une confirmation éclatante de l’implication directe de la maçonnerie dans les événements révolutionnaires, malgré ceux qui s’obstinent à en minorer ou à en nier le rôle central. Il est ici gravé dans la pierre et dans le bronze de manière officielle, bien que voilée. Il existe une seconde ouverture dans le bâtiment, un œil-de-bœuf qui est cerclé par l’incontournable serpent gnostique “Ouroboros” qui se mord la queue et décrit un mouvement cyclique circulaire sur lui-même. Il s’agit du même serpent que l’on peut apercevoir discrètement présent sur la “Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen”. Ce serpent semble jalousement garder le secret de la connaissance, qui est symbolisée par la lumière qui pénètre dans ce petit Temple par cette simple lucarne. Cette connaissance ou “Gnose”, est donc filtrée par le serpent et est exclusivement réservée aux initiés, puisque les profanes, les vulgaires citoyens ne peuvent pénétrer dans l’enceinte du Temple Sacré. Ce dernier est donc refoulé à la porte même du sanctuaire, tout comme les tenues maçonniques restent secrètes, se déroulant entre frères initiés à huis clos, derrière les portes bien scellées de leurs Temples…

La Grande Arche de la Défense

Poursuivons maintenant notre tour d’horizon des grands ouvrages du président Mitterrand, avec la “Grande Arche de la Défense” qui, de par ses colossales dimensions, pourrait englober dans sa hauteur toute la Cathédrale Notre-dame. Il s’agit d’une sorte d’Arc de Triomphe très austère, édifié tout à la gloire du monarque Républicain. À son sommet, un immense Zodiaque est représenté pour encore une fois assurer la connexion céleste. Il s’inscrit dans l’axe de plusieurs autres bâtiments hautement symboliques de tout premier ordre, comme la “Grande Bibliothèque”. En prolongeant cet axe à l’autre bout du monde grâce à “Google Earth”, on aboutit tout droit jusqu’au Temple égyptien de Dendérah, le lieu même où la déesse Isis serait née ! Or, on sait bien l’importance toute particulière que revêt cette déesse pour les frères maçons, dont ils se disent les fils et qui représente leur mère spirituelle. C’est elle qui prend l’initié sous son aile et lui dévoile la clé des connaissances et des mystères. Il faut savoir que juste après la Révolution française, l’Antique “Culte Isiaque” avait été remis au goût du jour, avec une fontaine à l’effigie de la déesse Isis, édifiée par Robespierre, à l’occasion de “La Grande Fête de la Réconciliation Nationale” qui eut lieu sur la place de la Bastille. Isis remplit alors la fonction sacrée de mère nourricière, qui régénère la nation avec son sein. Dans une scène surréaliste, les commissaires révolutionnaires de toute la France, réunis pour l’occasion, furent invités à communier, à boire dans un calice l’eau jaillissant du sein de la déesse. Un bien étrange culte qui n’a de toute évidence, encore une fois strictement rien à voir, de près ou de loin avec la laïcité… D’ailleurs, il faut savoir que ce lien étroit entre la déesse et la capitale Parisienne est très ancien, puisque le nom même de la ville lumière proviendrait probablement de cette grande figure du panthéon égyptien et des cultes Isiaques qui se pratiquaient alors et qui étaient très répandus dans le bassin parisien. Partout, il y avait des Temples d’Isis. Le nom de Paris découlerait de PER – ISIS ou la “Maison d’Isis”, car lesdits temples étaient appelés en ancien égyptien, “Per”. Quant à Napoléon Bonaparte, suite à sa prise de pouvoir juste après la révolution, il fut initié au culte d’Isis au cours de sa campagne égyptienne. En 1811, il décida alors de remanier le blason de la capitale, en y remplaçant les traditionnelles fleurs de Lys royales, par trois abeilles. Symboliquement, le rôle de l’abeille est de protéger le Pharaon dans l’Égypte antique. Mais c’est aussi un symbole de la fraternité maçonnique comparable à une grande ruche en pleine agitation et de ses frères, qui œuvrent sans relâche pour réaliser l’idéal maçonnique, comme des abeilles consciencieuses, certaines n’ayant aucune idée du plan d’ensemble mais agissant en bonne intelligence… Les abeilles sont des ouvrières Alchimiques qui transmutent les éléments, pour en tirer le suc essentiel, le “Nec plus Ultra”, ou le nectar des Dieux, l’hydromel. Elles produisent la cire qui se transforme en Lumière principielle, la Lumière symbole de la connaissance et de l’illumination maçonnique… Sur ce blason remanié, on peut apercevoir la déesse ISIS assise à la proue de la nef, avec une étoile dans le ciel. Certainement un peu trop explicite pour le bon peuple, le blason retrouvera sa forme initiale en 1817, après décision royale.

La BNF, Grande Bibliothèque nationale de France

Achevons enfin notre tour d’horizon du “Grand Œuvre” de François Mitterrand l’initié, avec sa toute dernière construction de grande ampleur : sa “Grande Bibliothèque nationale de France”. Celle-ci se compose de quatre gigantesques Tours de 79 mètres de hauteur qui figurent quatre livres ouverts sur la connaissance : “la Tour des Lois”, “la Tour des Nombres”, “la Tour des Lettres” et “la Tour des Temps”. Ici encore la lumière vient occuper une place centrale et vient jouer avec les lieux en illuminant les immenses baies vitrées. Disposées en équerre et se faisant face, les Tours forment un grand rectangle qui abrite en son sein, un luxuriant jardin sauvage, avec une forêt de pins qui s’étend sur 1 hectare. Ce dernier n’est pas sans évoquer le jardin primordial de la connaissance, le “Jardin d’Éden”. Quoi justement de plus symbolique qu’une bibliothèque pour représenter la connaissance… Ce jardin évoque donc un retour à celui de l’âge d’or, à l’état primordial de l’homme, avant sa chute, but recherché par les initiés.


Le Parlement européen

Portons maintenant notre regard sur l’architecture moderne et très particulière d’un autre bâtiment pour le moins surprenant : “Le Parlement européen” aussi appelé “Bâtiment Louise Weiss” et situé dans la capitale européenne de Strasbourg. Cet édifice est clairement directement inspiré de celui de la “Tour de Babel” qui fut érigée à son entière gloire par l’infâme tyran biblique Nemrod. Fils de Cham et Petit-fils de Noé, il était à la tête d’un immense empire comprenant les territoires de Babylone, Uruk, Akkad et Calneh. Rebelle cruel et intrépide, il était farouchement hostile à Dieu. Il tyrannisait le peuple sous sa coupe, afin de le détourner de toute forme de croyance religieuse et de vénération. Babel, ou Babylone, sa ville natale était censée unifier l’humanité, avec déjà une ébauche de “Gouvernement Mondial” et une seule langue parlée. 

De par son insondable audace, son orgueil démesuré et son arrogance, il cherchait à édifier une Tour s’élevant jusqu’au ciel, afin de défier Dieu. Sa hauteur démesurée pensait-il, lui permettrait d’échapper à la colère divine, en se mettant à l’abri de tout nouveau déluge, les eaux ne pouvant monter jusqu’à son sommet ! Nemrod, personnage peu recommandable s’il en est, constitue pourtant une référence absolue, un personnage majeur pour les maçons, qui ne manquent jamais une occasion pour lui rendre un vibrant hommage, comme avec l’hymne maçonnique “Enigma” du compositeur Edward Elgar. Ils le considèrent comme le tout premier maçon. Dans son encyclopédie maçonnique, Albert Mackey écrit que Nemrod fut l’un des fondateurs de la franc-maçonnerie. Indiscutablement, la Tour du Parlement reprend exactement le même design que la représentation picturale du peintre flamand Pieter Bruegel l’ancien, dans sa toile “le Doyen” de 1563. Elle aussi, inachevée, elle suggère un processus en cours de réalisation ! Vous en conviendrez, il s’agit là d’une bien sombre et funeste paternité, avec une très forte symbolique. Un choix pour le moins curieux, mais aussi très lourd de sens ! Est-il nécessaire de rappeler le sort funeste qui fut réservé à cette fameuse “Tour de Babel” dans les récits bibliques ? Serait-ce donc à comprendre que les architectes de cette construction, ambitionnent de reprendre le flambeau du tyran biblique, afin de parachever son œuvre prématurément avortée, de reprendre à leur compte son projet de société, tout en épousant la même vision du Monde ? Il faut savoir que le nom de Nemrod peut être interprété par «Celui qui rend le peuple rebelle contre Dieu !» La bible en parle en ces termes : «Celui qui les exalta ainsi jusqu’à outrager et mépriser Dieu fut Nemrod, petit-fils de Cham, fils de Noé, homme audacieux, d’une grande vigueur physique ; il leur persuade d’attribuer la cause de leur bonheur, non pas à Dieu, mais à leur seule valeur et peu à peu transforme l’état de choses en une tyrannie. Il estimait que le seul moyen de détacher les hommes de la crainte de Dieu, c’était qu’ils s’en remissent toujours à sa propre puissance… Le peuple était tout disposé à suivre les avis de Nemrod, considérant l’obéissance à Dieu comme une servitude.» 

Si vous avez encore le moindre doute sur la curieuse filiation qui unit ces deux tours, elle se retrouve confirmée de la plus éclatante manière, par une vieille affiche de propagande datant de 1992 qui promeut la construction européenne et où il est inscrit en toutes lettres : “Europe, many tongues, one voice” que l’on peut traduire par “Beaucoup de langues, une seule voix !”, en référence directe avec la Bible… Sur l’affiche, l’édifice du Parlement européen y est carrément directement remplacé par la “Tour de Babel”… Voilà qui est des plus parlants ! L’objectif avoué de cette construction est donc bien de prendre le parfait contre-pied de la volonté Divine, qui avait choisi délibérément, suite à l’épisode de Babel, de semer la confusion parmi les hommes en les divisant en différentes ethnies, tout en leur faisant parler différents dialectes. 

 

“L’Union européenne”, au contraire, tend a toujours cherché à mettre en place une langue internationale, comme par exemple avec le projet linguistique de l’espéranto, même si ce dernier n’a jamais véritablement percé dans les échanges internationaux, qui lui préfèrent très largement l’anglais. Ce projet de langue universelle, dont on doit la paternité à Ludwic Lejzer Zamenhof, a tout de suite été vivement soutenu par la maçonnerie, et ce, dès son premier congrès en 1905. Des cours étaient même directement dispensés rue Cadet et certaines tenues de loges se déroulaient même entièrement avec, comme à la “Grande Loge de France”, pendant plusieurs années les Travaux maçonniques étaient dirigés exclusivement en espéranto. Autre curiosité figurant sur cette affiche promotionnelle datant de l’époque de la construction européenne, les étoiles du drapeau sont retournées, orientées vers le bas pour former des pentagrammes ! En symbolique, il faut savoir que le pentagramme vertical est un symbole positif représentant la guérison, la perfection mathématique et les cinq éléments de la nature… À contrario, lorsqu’il est orienté vers le bas, il prend alors une tout autre signification clairement maléfique de corruption de ces principes. En outre, on pourra aussi remarquer que le cœur même de l’hémicycle du Parlement forme très symboliquement l’iris d’un œil géant, sans doute celui du Grand Architecte de l’Univers” qui doit surveiller d’un œil très attentif, l’avancement de ses projets. Il faut bien comprendre que pour les maçons cette construction européenne, ce super État n’est qu’une étape, un marchepied et un jalon nécessaire en vue de l’édification de leur fameuse “République universelle”, un monde unifié sous une future “Gouvernance Mondiale”. Toutes les nations et les traditions étant alors amenées à progressivement disparaître pour se fondre dans ce grand magma informe. La maçonnerie appuie la doctrine mondialiste, sous prétexte d'atteindre son idéal de fraternité universelle entre tous les hommes de la terre. Elle nie toute forme de souveraineté nationale et cherche à abolir toutes les frontières. Pourtant, un italien peut très bien avoir des liens fraternels avec un français ou un allemand.

Autre curieux, mais très révélateur symbole de cette construction européenne résolument technocratique, cette fois tiré de la mythologie grecque : la déesse et princesse “Europa” qui chevauche un taureau, qui n’est autre que Zeus s’étant métamorphosé en cet animal afin d’abuser de sa confiance et qui finira par la violer… Un peu comme “l’Union européenne”, qui n’affiche pas ses réels objectifs et qui, derrière les belles apparences, viole régulièrement avec grand cynisme la volonté des peuples… Enfin, on notera aussi au passage que progressivement, derrière les sublimes déclarations d’intention et à l’image de la tyrannie de Nemrod, cette Union européenne s’affiche et se dévoile de plus en plus comme étant ouvertement autoritaire et antidémocratique… On peut en avoir un avant-goût, avec le déni pur et simple de certains référendums d’initiative populaire, mais aussi par l’imposition des GOPE, ou Grandes Orientations de Politiques Économiques” qui impliquent la mise en œuvre de politiques résolument antisociales et d’austérité.

Le Génie de la Liberté

  

Intéressons-nous maintenant à la resplendissante statue dorée du “Génie de la Liberté”, que l’on doit au sculpteur Auguste Dumont et qui surplombe la colonne de juillet de la place de la Bastille. Cette place qui fut le théâtre d’un tournant de la Révolution, à savoir, la prise de la Bastille. Il s’agit d’un ange des plus séduisants, de fort belle allure, porteur d’un flambeau de lumière qu’il brandit de sa main droite fièrement à la face du ciel, comme un symbole de l’illumination par la connaissance. Son front est orné d’une étoile flamboyante à cinq branches, symbole maçonnique par excellence. Cette étoile est souvent représentée cernée de flammes, avec la lettre G inscrite en son milieu, pour la Gnose. Il s’agit d’une Philosophie ésotérique, seulement accessible par voie initiatique et selon laquelle il serait possible de connaître les choses divines… En signe de révolte, l’ange vaniteux brise ses chaînes, fermement résolut à ne plus servir, comme il l’avait jadis clamé avec grande audace, en criant “Non Serviam” ! Il domine le globe terrestre qu’il foule de son pied. L’ange rebelle regarde vers le futur, illumine et guide l’humanité qu’il éclaire de son flambeau. Je vous laisse deviner de quel ange, il peut bien s’agir… Sous son imposant pied d’estale, on peut trouver rassemblés dans une crypte, les ossements de 500 cadavres morts en 1830, lors des évènements sanglants de la révolution de juillet qui menèrent à la destitution de Charles X, ainsi que la dépouille d’une momie ramenée d’Égypte par Napoléon Bonaparte. Lors de la commune de Paris en 1870, les communards tentèrent en vain d’abattre cette colonne, à grand renfort d’explosifs souterrains et de canonnade tirées des buttes de Chaumont, mais rien y fait, la flamme de ce mauvais génie continua d’illuminer le ciel de Paris et d’éclairer le monde. À noter que cet Ange tutélaire de la République doit avoir une importance toute particulière, puisqu’il fut, à l’époque du franc, juste avant le passage à la monnaie unique de l’euro, gravé sur toutes les pièces de 10 francs…

Le Capitole et l’Obélisque de Washington DC.

Changeons maintenant de continent, pour porter notre attention sur les États-Unis, un autre pays maçonnique par excellence. Dans des villes comme Washington, c’est tout le plan, la structure et l’organisation même des rues qui obéit à une logique symbolique purement maçonnique. Dans cette ville, on trouve le célèbre Obélisque de Washington DC. D’une hauteur totale de 666 pieds, il fait face au Capitole. Par ailleurs, les obélisques que l’on peut trouver disséminés partout à travers le monde, sont des monuments maçonniques. D’après le franc-maçon Albert Pike et son fameux livre “Morals and Dogma”, les obélisques constituent des symboles phalliques, des emblèmes qui représentent la résurrection et la sortie du tombeau de la divinité. Dans ce dernier, on pouvait observer, avant qu’elle ne soit déplacée au musée de Washington DC, car jugée trop choquante pour l’époque, une célèbre statue du père fondateur de la nation, Georges Washington. Il y apparaît en magnificence, tel Zeus, torse-nu, pointant une main vers le haut et une autre vers le bas. Il s’agit d’une référence à la fameuse doctrine hermétique d’Hermès Trismégiste, “Ce qui est en haut, équivaut à ce qui est en bas”. Le Capitole, avec sa forme ronde et généreuse évoque un utérus et donc, un principe féminin, tandis que l’Obélisque et sa forme phallique, évoque quant-à-lui un principe masculin, si bien que ces deux éléments architecturaux se répondent. Il s’opère une étrange alchimie entre ces deux principes opposés.

 

Vue de l’intérieur du bâtiment, cette coupole évoque aussi l’iris de l’œil du Grand Architecte de l’univers qui voit tout. En son centre, on peut observer “l’Apothéose”, une fresque de l’artiste italien Brumdini, figurant un Georges Washington en majesté, dépeint dans une posture solaire quasi Christique, entouré pour le cercle intérieur, de 13 jeunes filles, en lieu et place des 13 apôtres qui accompagnent traditionnellement le messie et pour le cercle extérieur, de divinités gréco-romaines, et d’inventeurs. Le père de la nation aurait donc ici littéralement remplacé symboliquement Jésus-Christ, l’homme-dieu… Il s’agit donc d’une représentation de l’homme déifié par lui-même, s’érigeant à la hauteur du divin. 

Par ailleurs, le dôme de ce bâtiment est surmonté par une imposante statue de la liberté de bronze intitulée “Freedom”. Elle est à l’effigie de Perséphone, qui n’est nulle autre que la fille de Zeus et Déméter, mais aussi la déesse grecque des Enfers, des morts et des mondes inférieurs. Elle fut enlevée sur son char et retenue en captivité dans son domaine, celui des morts par Hadès, le Dieu des enfers qui était tombé éperdument amoureux d’elle. Un bien curieux choix donc, pour couronner le bâtiment le plus important de la Nation la plus puissante au monde, vous en conviendrez !



La Statue de la Liberté


Impossible de poursuivre ce tour d’horizon des monuments hautement maçonniques sans évoquer l’incontournable “Statue de la Liberté qui éclaire le monde”, qui fut érigée en 1876 par deux frères maçons, le sculpteur Auguste Bartholdi et l’ingénieur Gustave Eiffel. Elle fut offerte en cadeau aux États-Unis à l’occasion de la célébration du premier siècle de leur déclaration d’indépendance de 1776. 

Cette imposante dame de fer, plus grande statue au monde, évoque incontestablement l’antique et mythique “Colosse de Rhodes”, cette merveille de l’antiquité qui fut jadis irrémédiablement détruite et dont Auguste Bartholdi s’est manifestement beaucoup inspiré, jusque dans ses proportions et dimensions. L’emblématique et célèbre statue est devenue un symbole incontournable et universel, dont l’omniprésente image évoque instantanément dans les imaginaires les États-Unis. Elle a littéralement envahi toutes les boutiques du monde entier, déclinée à saturation sur d’innombrables produits dérivés. Elle est en fait une représentation “d’Isis”, la déesse tant vénérée des maçons, ou bien “d’Isthar”, la déesse Babylonienne. Lors de son inauguration dans le port de New York, le 28 octobre 1886, le visage de la statue était voilé par un immense drapeau tricolore français et elle fut alors dévoilée par son concepteur, Bartholdi en personne. Le thème du dévoilement d’Isis est très important, il correspond au dévoilement des mystères, dont Isis représente la clef. 

L’occultiste Helena Blavatsky écrira justement un ouvrage portant ce titre : “Isis dévoilée”. Isis est voilée, car elle est endeuillée par la mort de son époux Osiris, tué par son frère Seth. Le dévoilement d’Isis correspond donc à la levée de son deuil, lorsque son époux est vengé par son fils Horus. Horus étant une représentation du maçon, qui est le fils de la veuve. Les rayons qui émanent de la couronne qui orne sa tête forment comme un soleil qui irradie le monde de ses sept rayons. En effet, ils symbolisent les sept continents et les sept océans, ce qui englobe donc l’intégralité de la surface du monde qu’elle est donc censée illuminer, comme l’indique d’ailleurs son nom. Mais il existe une autre explication, plus ésotérique à ses rayons, car pour les maçons et les occultistes, ces rayons qui forment un arc, comme l’arc-en-ciel, ont une importance toute particulière, comme pour la société de Théosophie. En effet, la franc-maçonne Alice Bailey, une des plus éminentes représentantes de cette organisation, dont la pensée influence directement celle de “l’Organisation des Nations Unies”, avait parmi ses nombreux ouvrages ésotériques, écrit un livre ayant justement pour titre, le “Traité sur les sept rayons”. Un concept développé à l’origine par Helena Blavatsky et qui nous ramène aussi au mysticisme de la Kabbale et ses “Sephirots”, ou au “Yoga Kundalini” et ses sept “Chakras” de l’illumination qui permettent l’ouverture spirituelle du troisième œil, en stimulant une zone bien précise du cerveau qui correspond à la glande pinéale. C’est à travers la combinaison de ces “sept rayons sacrés”, semblables aux sept rayons de l’arc-en-ciel qui forment le spectre de la lumière, que l’on pourrait donc atteindre la complétude de la divinité. La divinité pouvant se décomposer en sept émanations ou énergies qui sont “la Volonté” et “Le Pouvoir” pour le rayon 1, “l’Amour” et “la Sagesse” pour le rayon 2, “l’Intelligence Active” pour le rayon 3, “Harmonie par le Conflit” (ce qui rappelle le principe de “l’Ordo ab Chaos”) pour le rayon 4, “la Science Concrète” pour le rayon 5, “la Dévotion” et “l’Idéalisme” pour le rayon 6 et enfin, “l’Organisation” et “le Rituel Cérémoniel Magique” pour le rayon 7. D’après ces croyances ésotériques surréalistes et très “New Age”, ces rayons influenceraient directement le comportement de tous les êtres humains présent sur terre et en déterminerait les grandes orientations et tendances, ce qui permettrait d’expliquer la nature humaine dans toute sa diversité. Pour en revenir à la “Statue de la Liberté”, tout comme le “Génie de la liberté” d’Auguste Dumont possède un flambeau, elle aussi porte au ciel la lumière, elle arbore la flamme spirituelle de l’illumination maçonnique et en signe de révolte et d’émancipation, a brisé ses chaînes. Ces dernières sont discrètement visibles à ses pieds… De plus, elle repose sur un immense piédestal pyramidale composé d’un socle à trois niveaux qui reprennent les grands degrés de l’initiation maçonnique “d’Apprenti”, de “Compagnon” et de “Maître”. Enfin, elle tient serré contre elle, une grande tablette de la loi sur laquelle figure en chiffres romains, la date du 04 juillet 1776, qui correspond à celle de la déclaration d’indépendance des États-Unis.

L’Aéroport de Denver

Parmi les sites maçonniques américains, les plus intriguant, on peut également relever le très insolite et énigmatique “Aéroport de Denver”. Situé dans l’État du Colorado et construit en 1994, il s’agit en termes de superficie et de trafic, du plus important aéroport d’Amérique, et c’est aussi le dixième aéroport au monde ! Ce site est particulièrement intéressant, car il comprend de gigantesques fresques de nature proprement Apocalyptiques, dépeignant des scènes surréalistes de guerres et de génocides, ainsi que l’émergence d’un nouveau monde de paix et de prospérité, succédant à cette période de chaos et de destruction ! Le lien avec la maçonnerie est ici parfaitement clair et établi, puisqu’il est directement mentionné sur une plaque commémorative de la création du site, où l’on peut retrouver en bonne place le symbole de la fraternité, à savoir, les incontournables compas et équerre. Cette plaque se trouve dans le “great hall”, le grand hall de l’aéroport qui est un terme maçonnique pour se référer à leurs salles de réunion. En plus de cela, on peut y lire la mention des commanditaires du site qui serait, le “New World Airport Commission” ou en français “Aéroport de la Commission du Nouveau Monde”. Cette mystérieuse commission n’a aucune existence légale et officielle, mais représente sans doute un clin d’œil au projet de “Gouvernance mondiale”, de “Nouvel Ordre Mondial” ou de “République Universelle”. Débutons notre visite par l’entrée de l’aéroport, où l’on se retrouve nez à nez face à un impressionnant mustang qui du haut de ses 10 m, toise les arrivants de son regard menaçant. Il se tient en position cambrée, se dressant fièrement sur ces deux pattes arrières. Sa transparence spectrale liée à ses matériaux translucides de verre et sa couleur bleue évoquent celle des cadavres en décomposition. Le sinistre animal, d’un bleu surnaturel semble clairement maléfique… Avec ses muscles saillants, ses veines turgescentes et ses yeux démoniaques exorbités injectés de sang et qui luisent dans la nuit, on peut dire qu’il en impose ! Un comité d’accueil fort peu engageant pour les voyageurs qui débarquent sur place ! Nul doute qu’il s’agit là du quatrième et dernier cheval de l’Apocalypse. C’est-à-dire, le cheval pâle, une monture maudite qui est chevauché par le cavalier Mort et qui est synonyme de pestilence, peur, maladie, décomposition et mort. Il précède Hadès des enfers de retour du séjour des morts ! Somme toute, une décoration délicieuse et tout à fait charmante ! Voilà qui confère un sentiment de malaise diffus mais tenace et qui n’augure rien de bon pour le reste de la visite… Une impression qui se confirme encore, car nous n’avons même pas encore pénétré dans l’enceinte de l’aéroport que nous trouvons à nouveau sur notre route, une autre inquiétante statue représentant cette fois-ci le dieu antique Égyptien funéraire Anubis. Le dieu à tête de chien qui est le maître des nécropoles et le protecteur des embaumeurs ! Décidément, la mort semble rôder tout autour de ce lieu… 

Attardons-nous maintenant plus en détail sur ces étonnantes fresques que l’on trouve directement à l’entrée de l’aéroport et dont certaines décrivent une réalité particulièrement atroce ! Elles sont une œuvre de commande réalisées par l’artiste Leo Tanguma, habituellement spécialisé dans un art Chicano très coloré, aux antipodes de la tonalité de ces fresques. La première toile s’intitule “Paix et Harmonie avec la nature”. Mais, contrairement à ce que ce paisible titre pourrait laisser entendre, elle représente une réalité fort dérangeante et mouvementée. Ainsi, au milieu d’un paysage dévasté par le feu, dont une ville aux prises avec les flammes que l’on peut deviner en arrière-plan, on peut observer un groupe d’enfants attristés, pleurant la perte d’animaux en voie d’extinction. Certains animaux sont déjà morts gisant au sol, tandis que d’autres sont retenus prisonniers dans des cages, des boites en verre. Parmi eux, on peut apercevoir un spécimen de l’oiseau Quetzal, l’oiseau sacré des Mayas qui évoque leur divinité “Quetzacoatl” ou “Serpent à plumes” au nom duquel ils pratiquaient le sacrifice humain à grande échelle ! Au premier plan, aux pieds des enfants, on peut remarquer de gauche à droite, trois cercueils contenants des personnes décédées représentant différentes cultures : une Africaine, une Amérindienne, et une Européenne. La jeune fille de type européen tient contre elle une bible et une étoile jaune, ce qui peut suggérer la disparition à venir de ces cultes. L’ensemble à clairement un parfum amer de fin de civilisation… La paix dont il est question dans le titre serait-elle celle du repos éternel ? Une seconde toile, en deux volets, présente dans un premier temps, la fin de cette vague de destruction. Intitulée “Les enfants du monde rêvent de paix”, il s’agit d’une fresque chatoyante marquée par les vives couleurs de l’arc-en-ciel, avec un esprit résolument “New Age” et qui contraste singulièrement avec la première. Elle représente des enfants vêtus de costumes folkloriques issus de toutes les nationalités et cultures, du grand village global. Ils remettent en cœur leurs armes et drapeaux nationaux à un enfant placé au centre de la composition. Il est vraisemblablement allemand, car il est blond et porte un costume bavarois. C’est la mise en œuvre du grand rêve mondialiste, marqué par la disparition des souverainetés, des identités et des nations historiques traditionnelles, au profit d’une forme d’autorité supérieure, désormais seule garante de cet idéal de “Paix Universelle”. Cela évoque aussi grandement “l’Organisation des Nations unies”, cet embryon de “Gouvernance Mondiale”. De son marteau, le jeune garçon forge une sorte d’arme blanche, dont la forme n’est pas sans évoquer celle d’un cimeterre. Cette dernière jouera un rôle ultérieur central dans le second volet de cette composition en diptyque. Le jeune garçon est posté devant la statue brisée d’un soldat, dont les morceaux gisent au sol ce qui représente symboliquement la fin des guerres. Ainsi les conflits meurtriers et fratricides qui auront ensanglanté l’humanité tout au cours de sa tumultueuse histoire semblent désormais appartenir au passé. Cela est confirmé par la présence de deux colombes qui surmontent les restes de la statue, signes d’une paix restaurée. Mais ce monde idyllique de paix et de félicité semble précaire et bien fragile… Il va se révéler de bien courte durée, car si nous poursuivons le mouvement circulaire décrit par l’arc-en-ciel, nous aboutissons alors sur le deuxième volet de ce grand diptyque et nous nous enfonçons dans une spirale infernale de chaos. Ce volet très sombre et terne, prend alors une effroyable tournure et présente comme figure centrale, un militaire très menaçant, se livrant à de nombreuses exactions et crimes de guerre. Le spectre monstrueux de la guerre semble donc bien réveillé, plus destructeur que jamais. Cette affreuse figure, de par son esthétique n’est pas sans convoquer tout l’imaginaire des grands régimes totalitaires et autoritaires du vingtième siècle, comme le régime nazi. D’ailleurs, ce parallèle est confirmé, car le soldat pointe avec son arme, dans l’extrémité droite du tableau, vers une lettre écrite de la main d’une jeune déportée juive de 14 ans assassinés à Auschwitz. Complètement déshumanisé et inexpressif au possible avec un visage évoquant une tête de mort, ce sinistre soldat arbore un képi flanqué d’un aigle impérial. En guise de visage, il porte un masque à gaz. Dans l’une de ses mains, il brandit un fusil d’assaut mitrailleur proche d’un AK-47, tandis que dans l’autre, il se sert d’un cimeterre, qui est une arme typiquement orientale. À noter que l’on retrouve précisément cette arme dans le symbolisme maçonnique des loges des “Shriners” ou “Ancient Egyptian Arabic Order Nobles Mystic Shrine”. L’arme blanche qu’il manipule décrit un ample mouvement circulaire, qui semble emporter dans son sillage mort et désolation, avec tout un cortège de réfugiés, de victimes et de mères éplorées, suggérant des charniers et la perpétuation d’un génocide de masse. Au premier plan, on peut aussi distinguer les décombres encore fumantes de bâtiments en ruine. À ses pieds, gisent les corps inertes de jeunes victimes, dont d’innocents enfants tenant encore leur peluche entre les mains… De plus, l’extrémité de son arme vient transpercer une colombe, confirmant que la paix fait bel et bien partie d’un passé révolu. Que vient faire une telle peinture dans un lieu familial ? C’est parfaitement déplacé et malsain ! Enfin, ce cycle ininterrompu de phases de paix et de violentes destructions semble prendre fin, avec la quatrième et toute dernière fresque intitulée “Jesus and the Holy Thingamabob” soit, “Jésus et le Saint Machin-Chouette.” Cette peinture décrit une sorte de nouvel Éden, un nouveau monde idyllique, un âge d’or rayonnant, où la vie à repris son cours et tous ses droits. Ce volet foisonne littéralement d’activité et les animaux morts ou captifs du premier tableau, jouissent désormais de leur liberté et peuvent à nouveau pleinement s’épanouir au sein d’une nature vierge et luxuriante, où toutes traces des destructions passées ont été effacées. On assiste ici à l’émergence d’un nouveau monde de paix et de prospérité, bâti sur les ruines de l’Ancien Monde. Les enfants tous rayonnants de joie et d’allégresse se sont regroupés autour d’une mystérieuse plante ayant l’allure générale d’une fleur de lotus. En son cœur, vient se nicher une colombe, symbole d’un monde régénéré et pacifié. Un étrange pouvoir semble émaner de cette bien curieuse plante, qui ne se rattache d’ailleurs manifestement à aucune variété connue. Elle peut être une simple métaphore de la renaissance de ce monde, dont la graine à germée dans le sol de l’ancien, mais elle peut tout aussi bien avoir été clonée et génétiquement modifiée, tout comme d’autres animaux présent dans le décor qui semblent hybridés avec des expressions très humaines, pour donner lieu à de nouvelles créatures chimériques… Un peu comme dans le célèbre roman de science-fiction de “L’île du Docteur Moreau” de Herbert George Wells. Cette nouvelle création, ce nouveau départ est donc cette fois-ci entièrement contrôlé et piloté de la main de l’Homme, grâce à sa maîtrise poussée de la science, et non plus par celle du créateur. Dans la philosophie très cynique qui émane de cet ensemble de toiles, “le Chaos” et “la Destruction” sont des maux nécessaires pour parvenir à cet état de bonheur globalisé. L’ordre doit faire place au chaos. C’est comme si pour en arriver là, il fallait en passer par les douleurs de l’enfantement, afin de donner naissance à cette nouvelle société, ce nouveau monde en gestation. Il s’agirait alors de faire table rase du passé, pour écrire une nouvelle histoire, sur une page vierge. En filigrane, on comprend donc au travers de ces toiles, qu’il est question de la destruction et de la restauration de la nature, une nature artificielle et contrôlée, mais aussi d’un contrôle et d’une régulation drastique de la démographie mondiale, accompagnée par la disparition des anciennes croyances et traditions dont le christianisme, le tout au profit d’une seule gouvernance globale… Tout cela s’apparente donc à une sorte de manifeste pictural à la gloire d’un “Nouvel Ordre Mondial” en devenir. Là où cette série de peintures aberrantes est particulièrement inquiétante, c’est que ces scènes de désolation et de destructions morbides ne font référence à aucun évènement historique particulier. Il s’agit donc manifestement en réalité plus de visions prophétiques, avec l’annonce d’un hypothétique holocauste à venir ! Quittons maintenant ces sinistres fresques et reprenons le cours de l’exploration de ce site, qui n’a décidément pas fini de nous dévoiler toutes ces surprises… En effet, on peut aussi y trouver d’inquiétantes et étranges inscriptions, des symboles occultes, ou bien même, d’improbables gargouilles, installées dans des valises ! La présence de ces créatures malicieuses, voire maléfiques au beau milieu de cette sorte de Cathédrale New Age est tout à fait incongrue ! L’une d’entre elles est une parfaite réplique de la plus célèbre gargouille de Notre-Dame de Paris, comme si cette dernière avait pris le large en voyageant vers d’autres horizons. Elle parle même et est animée par une forme d’intelligence artificielle, elle est donc capable d’interagir directement avec les voyageurs… Du pur délire ! Autre curiosité surréaliste, il existerait également une capsule témoin temporelle enterrée sous la pierre qui ne doit être ouverte pour dévoiler son contenu et délivrer son message qu’en l’an 2094 ! On peut donc dire que les créateurs de cet aéroport ont de la suite dans les idées… Enfin, on pourra aussi relever que par vue aérienne, les couloirs aériens forment ce qui s’apparente à une croix gammée. Un choix de configuration bien curieux ! On dirait bien que les concepteurs de cet incroyable et tout bonnement hallucinant site jouent avec ses visiteurs, on leur proposant un mystérieux jeu de piste et une gigantesque énigme à résoudre. Tout cela, laisse vraiment perplexe et songeur, nous plongeant dans des abîmes de perplexité. On ne comprend vraiment pas ce qu’une telle esthétique baroque, de tels éléments symboliques, aussi sinistres que macabres, voire terrifiants peuvent bien venir faire dans un bâtiment public, et qui plus est, dans un aéroport international ! Quelles sont les intentions cachées derrière tout cela ? Le site étant entouré d’un tel voile de mystère, il donne d’ailleurs lieu sur la toile aux spéculations et rumeurs les plus farfelues et fantaisistes : on parle ainsi entre autres, d’une base militaire secrète, d’un bunker, d’une base extraterrestre, de tout un réseau de tunnels sous-terrains, voir même d’un potentiel camp de rétention de civils ! Mais, avec un tel univers symbolique déployé au grand jour, faut-il vraiment s’en étonner ? La communication de l’aéroport s’en amuse même assez cyniquement, en moquant allègrement ces théories dans des affiches placardées dans le hall… Chacun se fera sa propre opinion !


Les Georgia Guidestones


Achevons enfin ce tour d’horizon des monuments maçonniques avec sans nul doute, le plus menaçant et inquiétant de tous : les “Georgia Guidestones”, que l’on peut traduire par le “Guide de pierres”. Édifié en 1980, le monument fut construit par la firme “Elberton Granite Finishing Company”. Ce monument fait en de nombreux point écho avec le site précédent de “l’Aéroport International de Denver”. Il s’agit d’un imposant monolithe de pierre, localisé dans l’état de Géorgie, à Elbert Country. Il est aussi appelé le “Stonehenge américain”, car il évoque les dolmens et les pierres dressées par les anciens druides. Ce monument massif, composé de trois blocs de granite est couvert d’inscriptions qui sont gravées à même la pierre, en plusieurs langues. Il diffuse ainsi son message, qu’il souhaite de portée universelle, en 8 langues : anglais, espagnol, russe, chinois, arabe, hébreu, hindi et swahili. Comme tout monolithe qui se respecte, “les Guidestones” établissent un lien céleste avec le cosmos et la course du soleil. Ainsi, une fente dans le bâtiment s’aligne parfaitement sur les positions du soleil levant, aux moments précis des solstices d’été, d’hiver et à l’équinoxe. De même qu’un trou est percé dans le pilier central pour apercevoir “Polaris”, l’étoile du nord ou étoile polaire. Mais quel peut bien être au juste le rapport entre la maçonnerie et cet étrange et très austère monolithe, me direz-vous ? Eh bien, c’est très simple : une plaque ou pierre de repère, qui sert aussi de cadran solaire, nous renseigne sur l’identité des commanditaires de cet énigmatique et très inquiétant monument. S’il reste anonyme, il y est inscrit un nom d’emprunt, celui de “R.C. Christian”, pour Christian Rosencreutz, ce qui est une subtile référence au livre des “Noces Chymiques de Christian Rosenkreutz” écrit par Johann Valentin Andreae. Ce livre est un traité d’alchimie, mais constitue aussi le texte fondateur et légendaire à la base du mouvement des “Rose-croix”. Or, il se trouve que ce mouvement ésotérique et mystique est justement l’une des principales composantes de la maçonnerie ! Par ailleurs, autre lien avec la maçonnerie, l’entrepreneur Joe Fendley, le président “d’Elberton Granite Finishing Company, Inc Elberton” qui a réalisé le montage de ce monolithe, était lui-même un membre de la fraternité, appartenant au “Club des Shriners”. Cet ordre maçonnique est réservé aux membres de haut-rang et Fendley était lui-même au 32ᵉ degré du rite écossais ancien et accepté avant la construction du monolithe. Il est donc probable qu’il ait justement été choisi par les mystérieux commanditaires de l’ouvrage pour cette raison précise. En outre, dans la partie supérieure du monument, on pourra remarquer un court message inscrit dans d’anciennes langues mortes : babylonienne, grecque classique, sanskrit, et même en hiéroglyphes égyptiens ! Voilà qui assure un pont entre l’Ancien Monde et celui en gestation inscrivant ce monument dans une tradition et une temporalité très longue. À noter que ces anciennes langues ont une importance toute particulière pour les sociétés initiatiques, qui se basent sur l’héritage des écoles de mystères remontant à l’Égypte Antique. Un pont temporel qui semble encore se prolonger dans un avenir incertain, avec l’existence en son sein d’une hypothétique capsule temporelle enterrée à 1 mettre 80 de profondeur en dessous de la structure et qui est sans doute destinée aux habitants du futur nouveau monde qu’ils appellent de leurs vœux. Le message de portée universelle transporté par le monument est adressé aux générations futures, les blocs massifs de pierre des “Georgia Guidestones” sont censées résister à l’épreuve du temps. Enfin, une note d’intention a été rédigée par le mystérieux groupe à l’origine de la construction de cet énigmatique monument. Ils se présentent comme un petit groupe d’Américains loyaux qui croient en Dieu, souhaitent attirer l’attention sur les problèmes centraux du dilemme actuel de l’humanité et qui veulent laisser un message pour les générations futures. Elle nous renseigne plus précisément sur leurs aspirations et sur la finalité qu’ils poursuivent, tout en apportant quelques précieux indices quant à leur véritable identité. En lisant entre les lignes, on y retrouve toute la philosophie des groupes occultes et des sociétés secrètes, comme la franc-maçonnerie. Il y est question de guider l’humanité vers un “Nouvel Âge de la Raison”, pour l’aider à faire face aux grands enjeux de notre temps, qu’ils soient de nature écologique, démographique ou énergétique. Pour y parvenir, il s’agit d’imposer une gestion purement rationnelle des ressources et de la population, en s’appuyant sur la supériorité de la raison, tout en rejetant toute forme de révélation. Autant dire qu’avec une aussi détestable philosophie, la vie humaine perd son caractère sacré et les individus ne deviennent plus alors que des variables d’ajustement, une ressource à gérer parmi tant d’autres. Cet “Âge de la Raison” fait aussi sans doute référence à un éminent Rosicrucien, libre-penseur, pamphlétaire radical et révolutionnaire britannique Thomas Paine, qui avait justement écrit un ouvrage classique portant ce titre. De par ses influents écrits, Paine est considéré comme l’un des pères de la nation indépendante des États-Unis. Il fut aussi, à la veille de la Révolution en Amérique l’un des principaux dirigeant de la fraternité Rose-Croix, aux côtés de Benjamin Franklin et de George Clymer. Son ouvrage “The Age of Reason”, que l’on peut traduire par “Le siècle de la raison” est un traité déiste, qui établit une critique radicale de la religion institutionnalisée et remet en question l’inhérence de la Bible. Paine considérant ces écrits comme une œuvre littéraire ordinaire plutôt que comme un texte divinement inspiré. Pourtant, les écrits de Paine ne sont pas athées, mais promeuvent une forme de religion naturelle vénérant un Dieu créateur semblable à “l’être suprême” de Robespierre, au “Grand horloger” de Voltaire ou au “Grand Architecte de l’Univers” de la maçonnerie. En somme, une conception gnostique de Dieu, une sorte de divinité panthéiste dont l’émanation s’étend partout dans l’univers et n’ayant plus rien à voir avec une conception monothéiste transcendante de la divinité. Paine prône le culte de la raison, en lieu et place de la révélation, ce qui concorde en tous points avec la philosophie de ce monument et celle des révolutionnaires français du mouvement des lumières. Dans leur idéal, il s’agit de restaurer l’équilibre et l’harmonie entre l’homme et le cosmos, d’aligner les individus petits fragments du grand tout de l’univers… «Il faut vivre en harmonie avec l’infini.» Voilà qui se rapporte à la doctrine hermétique de «Ce qui est en haut équivaut à ce qui est en bas». En gros, il s’agit ni plus, ni moins que d’un manifeste à la fois politique, philosophique et spirituel, ainsi que d’une feuille de route à suivre pour parvenir à l’édification d’un “Nouvel Ordre Mondial”. Cet idéal de gouvernance mondiale est un vieux rêve des sociétés secrètes et de la maçonnerie comme le confirme le Franc-maçon et occultiste Manly P. Hall dans “Le Destin Secret de l’Amérique” : «La démocratie mondiale a été le rêve secret des grands philosophes classiques. Afin de réaliser cette grande aspiration humaine, ils ont présenté des programmes d’éducation, de religion, et de conduite sociale afin d’atteindre le but ultime d’une fraternité pratique et universelle. Et pour réaliser leurs objectifs plus efficacement, ces anciens savants se sont liés eux-mêmes de façon mystique au sein d’une grande confrérie. En Égypte, en Grèce, en Inde et en Chine, les mystères d’État ont vu le jour. Les ordres de prêtres-philosophes initiés ont été formés comme un corps souverain afin d’instruire, de conseiller et orienter les dirigeants des États.» On retrouve aussi des éléments de pensée dualiste qui anime la philosophie et la pensée maçonnique, comme dans ce passage : «Nous sommes le principal organisme à travers lequel les qualités bonnes et mauvaises de l’esprit deviennent les acteurs de ce monde. Sans nous, il y a très peu d’amour, de miséricorde, de compassion. Pourtant, nous pouvons aussi être des agents de la haine et de la cruauté et de l’indifférence froide. Seulement, nous pouvons travailler consciemment pour améliorer ce monde imparfait. Il ne suffit pas pour nous de seulement dériver avec le courant. Le monde rationnel de demain se situe toujours en amont.» Par conséquent, “Bien” et “Mal” sont donc des notions qu’il faut dépasser pour aboutir au monde parfait de demain. Voilà qui fait froid dans le dos ! Ce passage est tout bonnement machiavélique, car en somme, qu’importent les moyens employés, ce qui compte, c’est d’arriver au but visé, avec le plus de détachement possible. S’il en impose déjà de par son aspect visuel massif et austère, c’est donc surtout de par la nature du message qu’il délivre à l’humanité que ce monolithe de pierre marque fortement les esprits. En effet, il formule 10 commandements majeurs à respecter pour établir le nouveau monde tant idéalisé de ces élites. Le premier commandement propose ainsi, dans un souci purement écologique de «maintenir l’humanité, en dessous de 500 millions d’individus, en perpétuel équilibre avec la nature !» Or, il se trouve qu’en 2020, nous sommes tout de même la bagatelle de 7,7 milliards d’êtres humains, ce qui constitue, tout de même, un sacré paquet de monde à gentiment éliminer, dans l’intérêt bien compris de notre si belle planète bleue, cela va sans dire ! Un chiffre proprement ahurissant et choquant, qui laisse entendre que douze personnes sur treize seraient des bouches de trop à nourrir, comparables à de vulgaires parasites, nuisibles au bon équilibre du monde. Cette approche de l’humanité est encore confirmée dans le dixième et tout dernier commandement, qui rejoint en tous points l’esprit du premier : «Ne soyez pas un cancer à la surface de la Terre. Laissez de l’espace à la nature.» Il est donc ici établi un sordide parallèle entre la vie humaine et une forme de virus destructeur, un cancer, une tumeur nuisible, dont il faudrait limiter et contraindre l’expansion. En étant animé par une telle tournure d’esprit purement malthusienne, on peut facilement envisager une dépopulation massive… Il s’agit ici, ni plus ni moins, que la formulation d’un projet génocidaire, directement gravé dans le marbre. Il faut savoir que bons nombres des puissants de ce monde sont animés par une tournure d’esprit résolument eugéniste et malthusienne, comme on peut déjà le voir en germe dès les années soixante, avec le rapport “Les limites de la croissance” publié en 1972 par le groupe de réflexion mondialiste du “Club de Rome”. Ce rapport alarmant mettait déjà en exergue les dangers de la croissance démographique. Même si l’écologie est une préoccupation absolument capitale, étant donné l’état général déplorable de la planète, force est de constater qu’elle est bien trop souvent le visage respectable et humain qu’ont trouvé nos élites, pour couvrir d’un voile pudique, leur mentalité profondément eugéniste… Il faut bien avoir conscience que les dirigeants de ce monde, qui sont littéralement des obsédées du pouvoir et du contrôle, ne peuvent qu’aspirer à limiter l’expansion de la population qu’ils perçoivent avant tout comme une menace pour la conservation de leur position hégémonique et de leurs privilèges. Pour se convaincre de cette mentalité profondément ancrée chez bon nombre de nos élites, il suffit de s’intéresser de près au parcours de grandes dynasties, telles que celle des Rockefeller… Cette famille, l’une des plus influente et puissante au monde, avec celle des Rothschild, ayant financé le “Planning familial”, une organisation résolument eugéniste, dont les déclarations d’un racisme exacerbé de sa toute première présidente, Margaret Sanger n’ont rien à envier aux pires élucubrations nazies. Ainsi dans son ouvrage “Pivot of Civilisation”, parlant des immigrés, cette dernière affirmait le plus naturellement du monde : «Ce sont… les mauvaises herbes de l’humanité, des reproducteurs imprudents, ils pondent… des êtres humains qui n’auraient jamais dû venir au monde» ou encore «Les œuvres de bienfaisance elles-mêmes sont le symptôme d’une maladie sociale maligne… Au lieu de diminuer, et d’éliminer, à terme, les stocks (de personnes) qui nuisent le plus au futur de la race et du monde, elles tendent à leur fournir précisément de quoi dominer.» La régulation des naissances, cheval de bataille de cette organisation n’étant dans l’esprit de cette chère dame que l’élimination des inadaptés… Ces inadaptés étant selon sa pensée les handicapés, les malades, les noirs et les pauvres. Dans une interview datée de 1957, elle dit ainsi : «Je pense que le plus grand péché est de mettre des enfants au monde qui ont des maladies à cause de leurs parents, qui n’auront pas la chance de devenir des êtres humains dignes de ce nom. Des délinquants des prisonniers, toutes sortes de choses qui sont déjà inscrites à la naissance.» On peut aussi prêter attention à certaines autres déclarations ultras cyniques, de certains puissants de ce monde, comme celles proprement édifiantes du Prince Philip de Mountbatten, le duc d’Édimbourg. Cet ancien membre du parti nazi dans les années 30 et cofondateur, avec un ancien SS, le Prince Bernhard des Pays-Bas du “World Wildlife Fund” ou “Le fond mondial pour la nature”, (vous savez cette Organisation Non Gouvernementale avec pour logo un charmant panda, si mignon et si craquant) avait ainsi déclaré que : «Si j’étais réincarné, j’aimerais l’être sous la forme d’un virus mortel, afin de contribuer à résoudre le problème de la surpopulation.» Il déplorait aussi avec grande amertume le fait qu’il y a «soixante ans, la population était d’à peine deux milliards, alors qu’aujourd’hui elle dépasse les six milliards. Cet énorme accroissement, une véritable explosion, a probablement fait plus de mal à l’environnement que tout le reste». Il faut savoir que sous la couverture fort louable de la “conservation de la nature”, le WWF a placé parmi ses principaux objectifs, la réduction de la population mondiale, surtout dans les nations développées. Les fonds nécessaires de cette ONG étant fournis par la famille Rockefeller. On pensera aussi à Julian Huxley, le frère d’Aldous Huxley à la tête de l’UNESCO, farouche eugéniste devant l’éternel. Ou bien à Bertrand Russell, de la “Fabian Society” et de la “London School of Economics”, qui dans une vision scientiste et rationaliste, souhaitait que la Mort noire, à savoir la peste, frappe le monde à une large échelle à chaque génération, de façon à ce que les survivants «puissent procréer librement sans surpeupler trop le monde.» En 1931, dans son essai, “The Scientific Outlook” il faisait la déclaration eugéniste suivante : «on doit supposer que pour chaque génération, 25 pour-cent des femmes et 5 pour-cent des hommes seront sélectionnés pour être les parents de la prochaine génération, et le reste de la population sera stérilisé […]» Dans l’esprit de Russell, ce techno-gestionnaire globaliste, il faut mettre un terme à la famille qui serait pour lui une source d’attachements irrationnels, pour préférer une gestion directe des individus par un État mondial scientifique. Ou encore, au scientifique Francis Crick, qui fut Prix Nobel en 1962 pour sa découverte du génome humain et qui déclarait : «Aucun enfant nouveau-né ne devrait être reconnu humain avant d’avoir passé un certain nombre de tests portant sur sa dotation génétique […]. S’il ne réussit pas ces tests, il perd son droit à la vie.» On peut aussi mentionner les déclarations de Ted Turner, le grand magnat des médias, fondateur de CNN et donateur d’un milliard de dollars aux Nations Unies qui affirme «qu’une population totale de 250 à 300 millions de personnes, soit une diminution de 95 % par rapport au niveau actuel, serait idéale.» Enfin, on peut aussi mentionner l’un des hommes les plus riches de la planète, Bill Gates qui pour lutter contre le réchauffement climatique et les émissions de gaz carbonique, est convaincu qu’il faut réduire la population humaine de l’ordre de 10 à 15 %. Ainsi, dans le cadre de sa fondation “Bill et Melinda Gates” et de vastes campagnes de vaccination notamment sur le continent africain, il cherche à développer un nouveau vaccin contraceptif qui pourrait limiter l’accroissement de la population de l’ordre de 15 %. Il est aussi en train de développer une nouvelle génération d’implants contraceptifs, sous la forme d’une puce sous-cutanée désactivable à distance et ayant une durée de vie de 16 ans ! On notera également qu’au cours de ces dernières années et contrairement à l’époque de l’édification de ce très macabre monolithe, l’écologie est devenue une question de société tout à fait centrale, une sorte de nouvelle religion mondialiste, avec la mise en avant de mouvements globaux sortis de nulle part, comme “Extinction Rebellion”, ou encore celle d’icônes sur-médiatisées et propulsées artificiellement sur le devant de la scène telles que Greta Thumberg. Cette religion, qui entraîne quelquefois des comportements irrationnels, semble autoriser tous les sacrifices. Parmi les plus fanatiques, on peut évoquer par exemple les adeptes du mouvement “Ginks” pour “Green Inclination, No Kids”, qui forment un groupe d’écologistes ultimes, radicaux et jusqu’au-boutistes. Ces véritables “croisés de la dépopulation” qui, au nom de la préservation de la planète, choisissent tout simplement de s’interdire toute procréation ! Elles se disent ainsi prêtes, au nom de la sauvegarde de la planète, à une stérilisation définitive, ainsi qu’à encourager leurs partenaires masculins à s’infliger une vasectomie radicale. Ainsi, Lisa Hymas, l’auteure du manifeste de ce groupe, se réfère à un rapport scientifique selon lequel le meilleur moyen de venir à bout du réchauffement climatique serait de réduire la population mondiale à 500 millions de personnes d’ici 2050 ! Étonnamment, on retombe donc sur les mêmes estimations que les “Georgia Guidestones”… Dans le même esprit, on a aussi un certain Antoine Buéno, chargé de mission au Sénat, écrivain et chroniqueur, qui a publié un roman “Permis de procréer” proposant, ni plus, ni moins, que d’encadrer strictement le droit de procréer pour limiter les naissances comme solution radicale pour sauver la planète. Autant dire qu’à l’avenir, il faudra sans nul doute vraiment montrer patte blanche pour se voir accorder ce futur droit à la parentalité. C’est tout simplement la remise en cause d’un de nos droits fondamentaux qui se profile à l’horizon. Il s’agit donc bien là d’un projet de nature profondément totalitaire et liberticide qui avance sous couvert d’écologie et de responsabilisation des comportements… Pour en revenir aux autres commandements édictés par les “Georgia Guidestones”, le second propose justement, toujours dans un esprit purement eugéniste, de «Guidez la reproduction sagement, en améliorant l’aptitude et la diversité.» Cela suppose donc la mise en place d’une politique autoritaire de contrôle et de régulation des naissances. «Améliorer l’aptitude et la diversité» sous-entend aussi l’application d’une politique de reproduction sélective et arbitraire des individus, selon leurs caractéristiques, et bien entendu, la stérilisation des individus jugés indésirables au corps social. Nous voilà donc revenus aux plus belles heures du nazisme, un nazisme qui aurait cette-fois pris une couleur verte et non plus rouge ! La suite des commandements est tout à l'avenant et ce concentre essentiellement sur la mise en place d'un “Gouvernement Mondial”. Ainsi le troisième commandement se propose «d'Unifiez l'humanité avec une nouvelle langue vivante.» Voilà un idéal éminemment maçonnique, les commanditaires de ce monument veulent installer une langue mondiale, peut-être comme celle qui aurait prétendument existé sous le roi Nemrod pendant la construction de la tour de Babel. Le quatrième commandement recommande de «Dirigez la passion, la foi, la tradition et toute chose par l'usage de la raison et de la modération.» Il est vrai que l'élimination de plus de 95% de la population humaine est une chose résolument raisonnable et modérée... Dans ce commandement, ce sont tous les aspects de la vie humaine qu'ils ambitionnent de régir, jusqu'aux croyances personnelles et à la foi des individus. Il s'agit donc manifestement de la formulation d'un projet de nature totalitaire, cherchant à tout englober et qui serait dirigé par une élite sage et éclairée, guidée par la "suprême raison". Car, dans leur esprit, le vil bétail humain, le troupeau, totalement stupide et irrationnel à besoin d'un bon Berger pour le guider, sinon il resterait parfaitement inepte à le faire par lui-même. Ainsi, d'après Manly P. Hall, auteur de l'ouvrage, “Les Enseignements Secrets de tous les Âges” : «Lorsque la foule règne, l’homme est gouverné par l’ignorance; quand l’église règne, il est gouverné par la superstition, et quand l’Etat règne, il est gouverné par la peur. Avant que les hommes puissent vivre ensemble dans l’harmonie et la compréhension, l’ignorance doit être transmuée en sagesse, de la superstition en foi éclairée, et la crainte en amour. Malgré les affirmations contraires, la maçonnerie est une religion qui cherche à unir Dieu et l’homme en élevant ses initiés à ce niveau de conscience d’où ils peuvent contempler avec une vision précise le travail du Grand Architecte de l’Univers. D’âge en âge à la vision d’une civilisation parfaite est préservée comme l’idéal à atteindre pour l’humanité. Au sein de cette civilisation est maintenue une université puissante dans laquelle les sciences sacrées et profanes des mystères de la vie seront librement enseignées à tous ceux qui assumeront la vie philosophique. Ici la croyance et le dogme n’auront aucune place; tout ce qui est superficiel sera éliminé et seul l’essentiel sera préservé. Le monde sera gouverné par ses esprits les plus éclairés, et chacun occupera le poste pour lequel il est le plus admirablement adapté.» Le cinquième commandement suivant paraît plus raisonnable et juste puisqu'il est question de : «Protégez les peuples et les nations, par des lois équitables et des tribunaux justes.» Le sixième commandement propose quant à lui assez sagement de : «Laissez toutes les nations se gouverner librement, et réglez les conflits internationaux devant un tribunal mondial.» Le septième commandement recommande de veiller à : «Évitez les lois tatillonnes et les officiels inutiles.» Le huitième commandement conseil de veiller à bien : «Équilibrez droits individuels et devoirs sociaux.» Le neuvième commandement propose de : «Privilégiez, vérité - beauté - amour - recherche de l'harmonie avec l'infini.» Pour l'amour, force est de constater que c'est déjà plutôt mal engagé, vu la teneur résolument génocidaire du premier commandement... Mais, n'oublions pas que le triomphe de la raison a déjà servi de base pour un régime de terreur lors de la Révolution française et conduit aux excès les plus irrationnels !

Étant donné la nature très hostile du message délivré par ce monument, que certains critiques ont d’ailleurs rebaptisé de « Pierre tombale de l’humanité », on ne s’étonnera pas outre mesure du fait qu’il fasse régulièrement l’objet d’une très grande hostilité et d’attaques. Ainsi, de nombreuses dégradations, des projections de peinture, des graffitis et divers actes de vandalisme ont déjà eu lieu, avec des messages d’insultes ou d’indignation qui sont régulièrement tagués sur la pierre, si bien que le site a finalement été placé sous une étroite vidéo-surveillance. Quoi qu’il en soit, beaucoup de questions qui gravitent autour de ces pierres levées en granite resteront en suspend. Ce qui est sûr, c’est que cet imposant monolithe n’en a certainement pas fini de nous surprendre et de nous dévoiler tous ses impénétrables mystères…

Quelle est la vraie identité des commanditaires de cet édifice ? Quelles sont les véritables intentions de ces bâtisseurs ? Quel est leur réel pouvoir d’influence et d’action sur le monde ? Sont-ils réellement en train de mettre à exécution leurs macabres dessins ? Ne s’agirait-il pas en définitive que d’un simple canular, d’un coup de pub pour attirer l’attention sur la localité du comté d’Elberton ? Quel est le message contenu dans la mystérieuse capsule enfouie sous la structure ? Cette capsule, existe-t-elle vraiment ? Ces commandements doivent-ils seulement rentrer en ligne de compte après l’hypothétique survenue d’un cataclysme naturel ayant décimé une bonne part de l’humanité ? Pose-t-il alors les bases et les nouveaux fondements pour élaborer une nouvelle société post-Apocalyptique ?

Tant de questions que le temps finira sans doute par révéler. Espérons-le, non pas à nos propres dépens !


La marque maçonnique dans les logos d'entreprises







On peut également prendre conscience de toute l’ampleur de la puissance maçonnique, en observant attentivement les logos de nombreuses grandes entreprises, de grands établissements bancaires, dont l’esprit et le symbolisme sont d’inspiration purement maçonnique. Ils reprennent le triangle et le Delta lumineux, ou bien encore le fameux œil d’Horus qui voit tout. On pourra penser, par exemple au logo de l’établissement bancaire du Crédit Mutuel, à l’ancien logo d’AOL, (American Online), au logo de la boîte de messagerie de “Google Mail” qui reprend la forme caractéristique d’un tablier maçonnique rouge stylisé ! On pourra aussi penser au logo des Assurances Fidelity et MAIF, à celui du Conseil de l’Union européenne, qui symbolise un œil. Eh bien sût, sans oublier l’incontournable pyramide sur le billet d’un dollar de la plus importante monnaie d’échange au monde ! Un billet qui tel un talisman est littéralement truffé de symbolisme maçonnique, tout en étant à l’effigie d’un des plus éminents maçons, le frère Georges Washington. Ce dernier est le tout premier président maçon des États-Unis et fut suivit à l’investiture par au moins 17 autres présidents appartenant à la fraternité !

L’omniprésence du symbolisme maçonnique dans la culture populaire

 





L’influence de la maçonnerie dans la culture de masse, les divertissements, la mode, la musique, le cinéma, ou encore le sport est impressionnante ! Force est de constater que toutes les facettes de notre culture semblent êtres placées sous cette influence. Ainsi, les références philosophiques, idéologiques et symboliques maçonniques ont à un très haut degré pénétré notre culture. C’est tout notre inconscient collectif, notre univers symbolique qui en est imprégné, sans même que nous nous en rendions toujours bien compte… Des artistes de grande influence, au succès retentissant et mondial font partie de la fraternité, comme Jay-Z ou Beyoncé. Leurs clips regorgent de symbolisme, de gestuelles soigneusement codifiées et d’allusions directes à la maçonnerie.


On peut, par exemple le constater lors de la cérémonie des “MTV Video Music Awards” de 2009, où l’on peut observer la chanteuse Pink reproduire la posture de l’apprenti maçon lors de sa toute première initiation… On remarquera que la chanteuse a les yeux bandés, porte une chemise dépenaillée, laissant apparaître son cœur à découvert et enfin, qu’elle porte un pantalon en damier retroussé qui reprend le motif des sols mosaïques, si caractéristique de toutes les loges maçonniques… D’ailleurs, au sujet de MTV, il est intéressant et révélateur de savoir que ses studios musicaux sont localisés directement dans les locaux d’une ancienne loge maçonne ! Bien souvent, les clips de l’industrie du disque regorgent de symbolisme maçonnique. Ils sont légion, si bien qu’il est impossible d’en dresser une liste exhaustive. Cependant, on ne pourra pas passer à côté du tout récent clip “Le Prix à Payer” de Maître GIMS, qui de par ses multiples allusions symboliques, fait clairement référence à la fraternité. Elle y est présentée, ni plus ni moins, que comme une secte luciférienne, sans la moindre équivoque ! En effet, le chanteur GIMS, pour s’assurer d’une gloire bien terrestre, est forcé de contracter un pacte de sang digne des écrits de Faust du maçon Goethe. La maison de disques de GIMS est dirigée par des frères maçons et le propriétaire de cette société est le grand maître de la loge. Et que penser de tous ces clips de “TRAP”, le “RAP” 2.0, dont les pseudo-artistes mais véritables racailles, tels que Booba ou Karis qui reprennent à leur compte toute la symbolique maçonnique dans leurs logos comme dans leur gestuelle. 

Ces derniers qui manifestement ont pactisé avec des forces bien ténébreuses, pourrissent avec leurs refrains nauséabonds et résolument sataniques allègrement l'esprit influençable des jeunes des cités. Ces dégénérés multiplient dans leurs leurs morceaux, avec un degré de violence inouï, les appels aux meurtres, à la guerre civile ou même au viol des femmes, comme pour semer les graines d'un chaos à venir. Le tout avec la complicité totale du système et des autorités. On ne peut que s'inquiéter de voir un tel engoumant pour immondices qui ne font que générer haine, division et tension au sein de la société. Soit tout le contraire de la fraternité tant affichée par les frères maçons. Voici par exemple, les édifiantes paroles de la chanson “Zoo” de Karis, juste pour mesurer l'ampleur du désastre :


Sevran
Back to the future
2-7, 2-7

J'n'ai aucune peine, j'te nique ta race
Dans les veines j'n'ai que de la glace
J'veux savoir c'que ça fait d'prendre leur place
J'm'entraine à sourire devant ma glace
La capitale dans le barillet
Tout arrive de Colombie akhé
J'rappe sale tellement avarié
Que même ces putains d'rats attrapent la diarrhée
J'encule Brandon et Dylan
Si ces pédés crament au napalm j'veux la palme
J'm'en bats les couilles de qui rend l'âme
J'trempe mes cookies dans tes larmes
Les singes viennent de sortir du zoo
Armés comme à l'époque du Clos
L'ange de la mort dans la peau
Les singes viennent de sortir du zoo
Ton cadavre derrière quelques plots
Le sang est plus épais que l'eau
Armés comme à l'époque du Clos
Les singes viennent de sortir du zoo…

Dans le Sport

Le Football

Dans l’univers du sport, il faut savoir que le jeu au succès planétaire du Football est d’essence purement maçonnique. Cette discipline sportive, a un impact considérable sur la psychologie des foules, en débridant les instincts les plus primaires. Elle est, en effet, capable de déclencher de véritables vagues d’euphories purement irrationnelles, de générer une ferveur d’ordre quasi religieuse et une idolâtrie hystérique portée par leurs supporters sur certains joueurs. On parle même régulièrement à leur sujet de “Dieux du Stade” et on leur érige même, pour les plus talentueux, des statues… Ils deviennent ainsi les idoles de ce monde moderne en pleine déliquescence. Dans les coulisses, il s’agit d’un univers profondément malsain qui brasse des sommes d’argent parfaitement indécentes, obscènes et qui est régulièrement émaillé par de gigantesques scandales de corruption et de peau de vins, comme avec la “FIFA”. À noter que la logo FFF (le F étant la 6e lettre de l'Alphabet donne 666) de la "Fédération Française de Foot" reprend l'animal solaire des initiés, le coq ainsi qu'un pentagrame. La pratique de ce jeu remonte à l’origine aux Mayas, pour lesquels il ne s’agissait pas que d’une simple distraction, mais plutôt d’un rite cosmogonique religieux. Le ballon rond symbolisait alors la course du soleil. Les Mayas avaient d’ailleurs pour cruelle et sanglante coutume de sacrifier à leurs Dieux le chef de l’équipe perdante, en le décapitant ! Plus tard, c’est en 1863, que des francs-maçons adapteront ce jeu, en définissant les treize lois ou règles. À la “Free mason's Tavern”, ils créèrent ainsi la toute première fédération anglaise de football. La configuration du jeu, ses règles, les proportions de l’espace et ses nombres symboliques sont d’essence maçonnique. Le terrain représentant symboliquement un espace ritualistique où le ballon de cuir est orné d’un pentagramme dont le prolongement forme une étoile à cinq branches, symbole de l’âme humaine et de “l’Étoile flamboyante” des pythagoriciens. Par ailleurs, de nombreux clubs ont été fondés par des frères maçons, comme Liverpool et Manchester qui appartiennent d’ailleurs à des gestionnaires maçons.

Les Jeux Olympiques


Il en va de même avec les Jeux olympiques et leur cérémonie d’ouverture et de fermeture, avec la fameuse torche que l’on se relaye et l’on se transmet à tour de rôle. Le flambeau Olympique symbolise la flamme éternelle, la flamme de Prométhéenne et est le symbole de l’illumination spirituelle et de la transmission de la connaissance. L’esprit de ces jeux est clairement mondialiste. Le logo de ces événements sportifs est constitué par 5 anneaux de couleurs entrelacés qui symbolisent les 5 continents, ce qui sous-entend la construction d’une seule Gouvernance Mondiale à venir. Bien que le baron Pierre de Coubertin ne soit pas un maçon avéré, toute la philosophie qui sous-tend ces jeux est profondément maçonnique.

Au cinéma

Au cinéma, des sagas au succès retentissant et planétaire, qui font l’objet d’un véritable culte de la part de leur communauté de fans, comme celles des Harry Potter, du Seigneur des Anneaux, ou encore celle des “Star Wars”, regorgent littéralement de messages ésotériques et alchimiques, d’éléments symboliques et de grands archétypes, qui se rattachent bien souvent directement à la mystique de la Franc-maçonnerie !

Il faut bien dire que le genre de l’héroïque fantaisie se prête à merveille pour développer et exposer ces univers symboliques et cette philosophie au grand public, sous couvert d’imaginaire et de pure fiction !

L'Histoire sans fin, ordo ab chaos



De nombreux films qui ont bercé toute notre enfance contiennent, avec un certain degré de lecture, des messages ésotériques profonds. On peut par exemple évoquer le classique des années 80, “L’Histoire sans Fin”, dont l’écrivain allemand Michael Ende, est directement influencé par la philosophie du mouvement Théosophique d’Helena Blavatsky mais aussi par l’Anthroposophie de Rudolf Steiner. Dans le film, sur la couverture du livre magique de Fantasia que lit Bastien dans la bibliothèque dans laquelle il est réfugié et qui sert de support à l’histoire, on retrouve aussi le serpent gnostique Ouroboros. Ce serpent est associé à de nombreuses croyances païennes et développe une vision non-linéaire, mais cyclique du temps. D’où le titre du film qui raconte une histoire sans fin, comme le serpent se mord indéfiniment en boucle la queue. On se souviendra aussi de la séquence marquante où Atreyu, le double imaginaire du héros doit passer par une épreuve initiatique en franchissant une porte gardée par deux sphinx géants, dont l’esthétique n’est pas sans rappeler les Séraphins qui gardent l’Arche d’Alliance. Les deux statues foudroient et repoussent jusqu’au trépas tous les audacieux qui osent s’y aventurer pour tenter leur chance. Ce sont les deux gardiens du temple, du sanctuaire qui protègent jalousement ses mystères. Ils sont la passerelle des Dieux. Ils ne laissent passer que les vrais initiés, tandis qu’ils refoulent jusqu’au trépas les profanes sur le seuil du temple. Les deux colosses représentent la passerelle entre les deux mondes, le spirituel et temporel. À noter que les sphinx, qui proviennent de l’Égypte antique, se retrouvent souvent à l’entrée des temples maçonniques, ou bien sont représentés directement sur les documents maçonniques ou dans l’architecture maçonnique. La trame de l’histoire fait cohabiter deux plans de réalité parallèles, le monde physique et le métaphysique, le spirituel et le temporel, l’esprit et la matière, les deux sont interconnectés et agissent l’un sur l’autre, comme un miroir. À la fin du film le héros, qui a passé les épreuves et achevé son parcours initiatique réussi à opérer une synthèse entre les deux mondes, à faire cohabiter ces deux pans de réalité. Il se divinise lui-même et prend le contrôle sur ce monde imaginaire en arrivant à générer un nouvel ordre à partir de ce monde en plein chaos et en décomposition… Bastien devient lui-même l’auteur de sa propre histoire, tel un dieu démiurge, il crée la réalité extérieure.

Conan le barbare

On peut aussi évoquer le classique d’Héroïque Fantaisie qui a propulsé la carrière du culturiste, Monsieur Univers de l’époque et futur gouverneur de Californie Arnold Schwarzenegger, “Conan le barbare” de John Milius, où on retrouve de nombreux éléments symboliques et des références maçonniques, comme celles au forgeron Tubal Caïn, à Prométhée, ou au culte du serpent… On retrouve aussi une représentation du caducée et de l’illumination spirituelle sur les armoiries du méchant, Thulsa Doom avec deux serpents entrelacés et surmonté de l’œil de la connaissance qui voit tout. On l’aura compris, dans cet univers rempli de sorciers et de mages, on nage en plein ésotérisme.

Star Wars, les Chevaliers Jedis initiés ou maçons

Véritable phénomène culturel universel, nulle autre saga cinématographique que celle des “Star Wars” n’aura plus séduit et marqué les imaginaires sur plusieurs générations. Objet d’un véritable culte, ce Space Opéra épique d’un nouveau genre, aura donné lieu à une invraisemblable myriade de produits dérivés, de jeux, de figurines et de goodies en toutes sortes, jusqu’à l’overdose… Car, il faut bien comprendre que “les forces de l’empire”, sont avant tout commerciales ! Georges Lucas, le père de la série étant quasiment l’inventeur du merchandising. Un phénomène d’une telle ampleur qu’on peut à juste titre parler de l’émergence d’une nouvelle religion. Les plus fanatiques représentants étant d’ailleurs les adeptes d’un nouveau mouvement religieux appelé le “Jediisme” qui est directement inspiré de “la philosophie du Jedi” et reconnu comme tel aux États-Unis ! Luke Skywalker, qui marche au ciel et non sur l’eau, et dont le nom, proche de “Lux” évoque la lumière, aura ainsi remplacé le messie pour l’occasion ! Une fois encore, la société initiatique de la franc-maçonnerie imprègne profondément les six volets de la saga imaginée par George Lucas. Dans la mythologie Lucasienne, “le Padawan”, est l’apprenti initié, à qui le grand maître “Yoda” transmet ses enseignements en sagesse. Il trace par voie orale, le chemin initiatique de son disciple. Le parcours de Luke Skywalker est donc avant tout, une quête initiatique, il passe d’apprentis, à chevalier puis à maître, tout comme le maçon passe les degrés d’apprenti, compagnon et maître… Tout comme les frères maçons, les “Jedis” constituent un ordre chevaleresque et fraternel. La maçonnerie s’inscrit elle aussi dans la filiation des mythes et des épopées glorieuses de la chevalerie, et notamment dans ceux de l’ordre des chevaliers du temple ou Templiers. Il existe d’ailleurs un courant para-maçonnique qui se réclame directement de cette filiation : “l’Ordre de DeMolay” en hommage à Jacques de Molay, le grand-maître du temple. Un ordre auquel appartenait Walt Disney… À ce propos, il faut savoir que les studios du créateur de la souris Mickey, ont fait tout récemment l’acquisition des droits d’exploitation de la licence Star Wars… On peut voir un parallèle évident entre ces deux ordres. En effet, ce sont tous les deux, à la fois des ordres monastiques et guerriers, ayant fait vœu de pauvreté et défendant au péril de leur vie, un idéal ! Ainsi, les “Jedis” œuvrent à réunifier la galaxie sous une seule et même bannière, ce qui renvoie au projet de République Universelle, si chère aux maçons… Ils sont aussi tous deux pourchassés par le pouvoir temporel, les forces de l’empire pour les “Jedis” et par les troupes royales de Philippe le Bel, pour les Templiers. Ces chevaliers défendent l’idéal de la République contre le règne de la tyrannie qui est incarnée par le machiavélique chancelier Palpatine. Persécutés, les “Jedis” sont contraints à l’exil et à la clandestinité, en trouvant asile sur les planètes “Tatooin” et “Dagoba”. Cela rappelle grandement le sort réservé aux templiers, qui furent pourchassés par Philippe le Bel et par l’inquisition, si bien qu’ils furent contraints pour se soustraire au bûché, de se réfugier en Écosse, sur les Terres de Robert le Bruce… Quant à la force, elle évoque l’égrégore maçonnique, un champ subtil énergétique qui réunit les forces de l’esprit, un concept très New Age, de nature purement métaphysique et spirituel. Il s’agit d’une symbiose, de l’union spirituelle des différentes pensées individuelles qui convergent, se concentrent et qui constituent une nouvelle force, une nouvelle conscience universelle d’ordre supérieure. La force est une entité abstraite et surpuissante qui renforce et uni les Jedi entre eux et les connecte au grand tout de l’univers. Chaque “Jedi” étant une parcelle de l’univers. La force réside dans chaque “Jedi”, mais aussi au-delà d’eux, elle les transcende. Nous sommes là en plein dans des concepts kabbalistiques… La maîtrise de la force par le chevalier “Jedi” initié est donc une forme d’illumination spirituelle qui réclame de monter en conscience en parvenant à atteindre l’unification du corps et de l’esprit, de soi et de tout le reste, du microcosme et du macrocosme. Le maître “Jedi” est celui qui ne fait plus qu’un avec le cosmos, avec les forces de l’univers. Ce processus réclame une ascèse et une discipline personnelle, avec une pratique proche du Yoga, qui est justement maîtrisée par maître “Yoda”. On notera au passage que le vieux sage ressemble à s’y méprendre à une tortue, animal qui incarne justement l’union du corps et de l’esprit, du monde matériel symbolisé par son ventre à base carrée, et de l’esprit, du cosmos, symbolisée par sa carapace aux formes rondes ! Son ventre est plat comme la terre et sa carapace ronde comme le ciel et elle est donc en parfait équilibre entre la Terre et le ciel ! Cette quête spirituelle d’illumination suivie par le chevalier “Jedi” est donc un processus alchimique, une fois de plus ! C’est une quête de puissance, une auto-divination, qui lui permet de maîtriser de nouvelles facultés surnaturelles d’ordre supérieures, comme la suggestion mentale, la kinesthésie, le sixième sens, la télépathie, ou même la bilocation. L’histoire de Star Wars nous ramène aussi à un autre concept ésotérique : l’union des contraires par le dépassement du dualisme, la réunion des principes opposés pour atteindre une forme de synthèse harmonieuse. Un processus Hégélien : Thèse, Antithèse, Synthèse… Les ténèbres représentées par Dark Vador et la lumière, par Luke Skywalker se réconcilient, dans une mystérieuse alchimie. Les principes du bien et du mal sont intimement enchevêtrés et le passage de l’un à l’autre est très ténu, la frontière entre le côté obscur et lumineux de la force est floue, incertaine, très mouvante, comme on peut le voir avec le parcours chaotique de Dark Vador. Ainsi, les armées de Stormtroopers qui incarnent le principe du mal arborent par exemple des armures d’un blanc éclatant. Pour ce qui est de la sinistre et inquiétante “Étoile de la mort” de l’Empire, elle évoque quant à elle le culte solaire du “Soleil noir”, si cher aux sociétés ésotériques et occultistes nazies, comme celle de la société de l’Ultima Thulé. Cette société mystique qui fut à l’origine de tout l’appareillage idéologique et symbolique du futur parti Nazi, de ses théories ariennes suprématistes, de son pangermanisme, en passant par sa croix-gammée alors Croix de Wotan, ou encore le fameux signe “Zig-Heil”. D’ailleurs, dans Star Wars, les forces de l’Empire, de par leurs uniformes et leurs revues de troupes martiales, évoquent aussi clairement l’imaginaire des troupes nazies et du troisième Reich. Autre curiosité symbolique, l’apparence si marquante de Dark Vador est calquée sur celle de la représentation du “Golem de Prague” ce qui le lie à la Kabbale. Cette créature de synthèse, est le symbole de l’homme artificiel nouveau, créé de toute pièce grâce à la maîtrise de la magie et de la science, une sorte de nouvel Adam, mais créé de la main de l’homme sans l’intervention de Dieu. De même Yoda fait référence à la lettre hébraïque Yod, la plus petite lettre qui contient le germe de toutes les autres, tandis que son nom évoque en hébreux “Yodea” qui signifie, “celui qui sait” ce qui colle parfaitement à un maître de sagesse. Bref, il est manifeste que pour construire son mythe, Georges Lucas est allé chercher et puiser dans le symbolisme de différentes traditions, et que c’est l’œuvre d’un initié.

Harry Potter, un cas d'école, ou le Grand Oeuvre, et non la grande oeuvre de J.K Rowling

Penchons-nous maintenant quelques instants sur le cas du jeune Harry Potter, le sorcier le plus charmant et célèbre de notre époque. Une série de livres jeunesse au succès fulgurant et planétaire, lié à un marketing ultra-efficace, d’une force de frappe hallucinante ! Une véritable vague de fond de “Pottermania” a ainsi déferlé dans les librairies puis les salles obscures. Entre les sept romans et leur adaptation cinématographique, c’est toute une génération de jeunes lecteurs qui auront été conquis et marqués par ses palpitantes et fantastiques aventures. Si la série paraît bien inoffensive, très bon enfant, tout à fait ravissante, charmante, captivante, qu’elle a le parfum et le goût délicieux d’un bonbon doux et sucré et que l’on est amené à dévorer les volumes de la plus candide manière, il s’agit aussi de romans à clés, avec plusieurs niveaux de lecture… C’est-à-dire, un pour les profanes et un autre pour les initiés, qui comprend de nombreux messages ésotériques, ainsi qu’un profond symbolisme encodé des plus subtilement dans la trame de l’histoire. Pour commencer, observons attentivement la couverture fort intéressante de la réédition des livres d’Harry Potter. De par sa symbolique, elle est d’essence purement maçonnique. En effet, on y retrouve l’éternelle dualité, représentée par les deux serpents blancs et noirs, qui sont entrelacés et qui évoquent le symbole du caducée d’Hermès Trismégiste, mais aussi les deux colonnes des Temples maçonniques avec leur deux polarités. Encore une fois, il est question de l’union des contraires, des principes opposés de la nature. Bien et mal sont confondus, pour atteindre le chemin de l’illumination, la voie royale est symbolisée par l’abeille de la partie supérieure. L’abeille est le symbole par excellence de la royauté depuis l’Égypte antique et la Chaldée, mais aussi de l’initié frère maçon qui œuvre sans relâche dans sa ruche/loge. Serpent et Abeille sont analogues sur le plan symbolique, et complémentaires : le premier symbolise l’esprit, tandis que la seconde, l’âme. Toute la saga de Harry Potter constitue ainsi en réalité un chemin initiatique d’ordre spirituel, tant pour le héros, que pour le lecteur !

Au cours de ses aventures et tout au long des 7 volumes qui composent son histoire, Potter, le gentil sorcier à lunettes, suit alors ce qui s’apparente à un parcours initiatique qui est en référence directe avec la Franc Maçonnerie et l’alchimie. En réalité, l’initiation d’Harry Potter est celle d’un franc-maçon, qui passe de la Pierre Brute (Apprenti), à la Pierre Cubique (Compagnon) pour achever sa quête en Pierre Philosophale (Maître-Élu). Vous pensez sans doute amusé, d’un haussement d’épaules dédaigneux et moqueur, que tout cela ne relève que d’un pur fantasme et délire paranoïaque…

Voici l’affiche de la conférence des F. M. sur l’œuvre de Harry Potter, enfin plutôt le “Grand Œuvre”…

Eh bien, détrompez-vous, car “La Grande Loge de France”, vient le confirmer par elle-même, en organisant une conférence entièrement consacrée aux symbolismes maçonniques contenus dans la série des Harry Potter. «Au-delà du roman jeunesse et du succès planétaire d’Harry Potter, l’œuvre majeure de J.-K. Rowling est un vivier de symboles et de références. Un roman d’éducation politique» pour Jean-Claude Milner, une réflexion philosophique sur la mort et l’apprentissage, mais également un parcours initiatique source d’inspiration pour le franc-maçon. Mais dans quelle mesure les discours symboliques et politiques d’Harry Potter façonnent-ils ce roman initiatique ? “Harry Potter” est une œuvre qui baigne dans l’alchimie, la reine des sciences occultes, qui de par son initiation, promet à ses adeptes une voie de salut sans Dieu. Les sept livres du sorcier correspondent en fait aux sept opérations de préparation de la Pierre Philosophale, aux sept étapes de l’initiation magique, au “Grand Œuvre” alchimique. À la fin de la série, Harry Potter finit par incarner cette pierre philosophale, quand son processus initiatique est achevé. Il est alors devenu un vrai maître alchimiste et un sorcier accompli. L’alchimie n’est pas à comprendre comme la transmutation de vils métaux en or, mais comme une transfiguration interne de l’alchimiste lui-même qui, au cours de son initiation, doit se rectifier, se polir, se débarrasser de toutes ses scories, afin de retrouver son statut divin perdu ! Ce cheminement de perfection personnelle est appelé “l’Art Sacerdotal”.

La trame et la structure profonde des livres est calquée sur le livre des “Noces Chimiques de Christian Rosencreutz” de Jean-Valentin Andréæ, datant de 1616, un ouvrage fondateur qui a une importance toute particulière pour le mouvement initiatique des Rose-croix. Cette histoire, qui présente les aventures d’un obscur chevalier qui rêvait d’unifier toutes les sagesses de l’humanité avant le Jugement dernier, est-elle aussi découpée en sept “jours symboliques” correspondant aux phases du “Grand Œuvre alchimique”. Il s’agit d’une œuvre très hermétique, codée et ésotérique. Il y est même précisé qu’on ne jette pas de “perles aux pourceaux”. Cette sans doute l’expression qui a donné lieu à une version plus récente : «On ne jette pas de la confiture aux cochons». Dans l’univers des livres de Potter, “les pourceaux” en question étant certainement les fameux “moldus”… Les Noces Chimiques sont un traité d’alchimie mystique, théologique, allégorique, poétique, numérologique. On retrouve une parenté évidente entre les deux œuvres, les mêmes archétypes de personnages, ce qui ne peut pas être le fruit du hasard de la part de l’auteur à succès.

Dans les aventures d’Harry Potter, on croise la route de célèbres occultistes, de grands noms de la sorcellerie tels que Paracelse, Agrippa, ou bien encore, H.P. Blavatsky. Cette dernière, célèbre occultiste luciférienne, surnommée “la sorcière russe” était à l’origine de la création de “la Société de Théosophie”, à la base du mouvement “New Age”. Mouvement qui vise à faire changer l’humanité de cycle, en passant de l’ère du Poisson vers “l’ère du Verseau”. Dans ses écrits, elle fait l’éloge de la figure de Lucifer qui y est présenté comme un “sauveur” qui apporte la connaissance aux hommes. «Il est naturel de voir Satan, le serpent de la Genèse, comme le véritable créateur et bienfaiteur, le père de l’humanité spirituelle. Celui qui fut le «messager de lumière», le brillant et radieux Lucifer, qui a ouvert les yeux de l’automate créé par Jéhovah.» Elle est aussi à la base du mouvement “Spirit”, de la communication avec des esprits défunts qui sont probablement plus des “entités”. Blavatsky est présente dans les romans de Potter sous l’anagramme de Cassandra Vablatsky. Quant à Eliphas Lévi, célèbre cabaliste et prêtre luciférien, à qui l’on doit la représentation la plus célèbre du Baphomet dans son livre “Dogme et Rituel de la Haute Magie”, il est présent sous l’anagramme de Elphias Dodge.

Dans Harry Potter, on retrouve aussi le symbolique du Phénix, il y a même un des volumes qui s’intitule “l’Ordre du Phénix”… En alchimie, cet oiseau mythique, qui brûle, se consume et renaît de ses cendres est très important ! Cet oiseau flamboyant est à l’image de l’initié, qui doit mourir à lui-même pour renaître, au cours de son processus d’initiation. Cet oiseau représente également la pierre philosophale des alchimistes, aussi appelée “pierre du sorcier”, ou encore “pierre rouge” dans son ultime aboutissement. Le phénix est aussi un symbole d’immortalité.

Dans la série, les “moldu”, c’est-à-dire les gens ordinaires, qui ne sont pas initiés aux mystères de la magie, sont dénigrés, décrits comme de stupides imbéciles, cruels ou inintéressants. À contrario, les sorciers eux, sont valorisés, ils sont séduisants, attirants, débrouillards, vifs, plein d’esprit, malins et espiègles. Le vulgaire “moldu”, est ainsi allègrement moqué. Il est le profane qui n’entend rien, qui reste totalement aveugle, hermétique à la nature profondément ésotérique du monde qui l’entoure, tout en baignant pourtant littéralement dedans… Quant à ce si brave Harry, au demeurant si sympathique, au début de ses aventures, il devient, à mesure que se déroule la trame de son histoire et qu’il progresse dans son initiation, de plus en plus sombre et ténébreux. Ainsi, en suivant ses aventures, c’est un peu à la perte de son innocence que nous sommes conviés. En fait, à bien y regarder, Potter ressemble de plus en plus à son redoutable adversaire Voldemort, qui en réalité, à un autre niveau de lecture, n’est plus son ennemi juré, mais plutôt son maître dans l’initiation. C’est d’ailleurs pour cela qu’au tout début de l’histoire, il le marque au front… Potter n’hésite pas à faire preuve de hargne, de mensonges répétés, à se venger, à manipuler ou à désobéir pour arriver à ses fins… Tout au long de l’histoire, l’auteur oppose les “gentils magiciens” aux “méchants sorciers”, elle nous parle de “magie blanche”, bénéfique qui pourrait servir à combattre le mal, qui serait lui représenté par “la magie noire”. On rentre ainsi de plain-pied dans le relativisme moral… Or, on ne combat pas le mal par le mal, et la fin ne justifie jamais les moyens ! De même, à mesure que l’on avance dans les volumes, l’histoire qui commençait de manière plutôt légère, très enjouée et bon enfant, prend une tournure de plus en plus noire, désespérée et très violente. Une violence qui culmine en apothéose dans le climax de l’histoire avec le volume 6. Par ailleurs, on peut aussi observer que dans toutes les traditions de contes pour enfants, la figure du sorcier a toujours été présentée comme une redoutable menace, un danger, dont il valait mieux s’écarter et se prémunir. Ici, bien au contraire, la magie est présentée sous un tout nouveau jour, on nous l’expose comme quelque chose de très séduisant, attrayant et hautement désirable. Harry Potter représente aussi pour les enfants, premiers visés par toute cette entreprise, une formidable porte d’entrée, une passerelle possible, une voie royale même, vers les sciences occultes et la magie. Il éveille la curiosité très développée et naturelle des enfants sur ces choses. En effet beaucoup d’entres-eux, littéralement fascinés par les aventures du jeune sorcier auquel ils s’identifient à merveille, développent alors un vif intérêt pour tout ce qui tourne autour de la magie et des sciences occultes. La magie est présentée comme le Graal pour Harry Potter, elle lui permet de surmonter toutes ses épreuves. La série des Potter est donc une aubaine, un véritable vivier pour les occultistes de tous poils, qui peuvent alors recruter leur ouaille beaucoup plus facilement. L’école fictive de Poudlard créé par l’auteur pour prolonger son univers a été submergée de demande d’adhésion d’enfants pour devenir sorcier. D’ailleurs, depuis le lancement de cette saga, les écoles initiatiques de magie se multiplient un peu partout dans le monde, avec beaucoup de succès comme la Gray School Wizardry fondée dès 2004 dans l’état de Californie et spécialisée dans les sciences occultes. C’est la première école de sorciers a être officiellement reconnue comme établissement universitaire. Elle calque ses enseignements sur l’école de Poudlard des romans de Potter avec quatre maisons de jeunes, les Salamandres, les Ondines, les Elfes et les Gnomes. Il ne s’agit pas d’une blague ni d’une fantaisie mais d’un projet éducatif sérieux. L’école fut adoubée par le druide occultiste et disciple de Crowley, Philipp Emmons Isaac Bonewits. Un personnage proche des mouvements tels que l’OTO ou la WICCA. Dans son livre sur les exorcismes, “Confessions”, Don Gabriele Amorth, l’Exorciste officiel du diocèse de Rome précise qu’il existe des églises sataniques cachées qui dispensent leurs enseignements à leurs adeptes : «elles sont cachées, bien cachées. On y entre, on s’intègre au groupe, on participe au culte de Satan, on assiste aux messes noires, on apprend… Les écoles de satanisme et de magie sont là. Je sais que pendant un temps elles délivraient même des diplômes, en faisant payer évidemment.»

Cette couverture pour un livre d'initiation à la WICCA est très intéressante au point de vue symbolique, la femme se voile les deux yeux, on dit que les yeux sont le miroir de l'âme et elle ouvre son troisième œil, c'est l’œil de l'illumination spirituelle. Par ce biais, les enfants peuvent ainsi facilement tomber sur des pratiques beaucoup moins anodines et bien plus sérieuses, sur de vrais sites internet consacrés aux sciences occultes et finir par pratiquer des formes de magie noire extrêmes, ou bien basculer dans des mouvements religieux païens, aux allures sectaires, comme par exemple, la WICCA. Ils peuvent alors s'adonner à de réels rites de magie et de sorcellerie et passer ainsi de la théorie, aux travaux pratiques !

D’ailleurs à titre personnel, en me baladant dans un magasin Cultura, j’ai vu que sur un stand consacré à Harry Potter, il était proposé en lecture annexe, un livre traitant de la magie d’Aleister Crowley, vendu sur la même table que la collection des Harry Potter ! On passe ainsi tout en douceur, du gentil sorcier à lunettes, le petit écolier aux airs d’intello, à l’homme le plus malfaisant du siècle dernier, aux enseignements occultes d’un mage de haut niveau, qui dans sa quête de puissance, n’a pas hésité à violer et tuer. On l’aura compris, la série des Harry Potter est un exemple remarquable de la façon qu’ont certains initiés, sous-couvert d’œuvre de fiction, d’en profiter pour y glisser habilement leur doctrine et de nombreux messages et notions qui n’ont, en réalité, plus grand-chose à voir avec la littérature !

l'affiche de Horns, on appréciera l'accroche "Chacun ses démons"

Petite remarque au passage, Daniel Radcliffe, l’acteur bien inoffensif et tout mignon de la série de films adaptés des livres d’Harry Potter, qui est alors devenu la coqueluche de tant d’enfants est passé depuis lors, à l’âge adulte, à des films bien plus sombres… En effet, il joue dans le film fantastique “Horn” (cornes en français), dont le synopsis est le suivant : un jeune homme accusé à tort du viol et du meurtre de sa petite amie utilise des capacités paranormales acquises auprès du diable pour retrouver le coupable. Il peut utiliser le sérum de vérité grâce à deux cornes dont il a été affublé. Donc, en résumé, on a recours à l’aide du mal pour faire le bien, c’est très malin !

 


À la télévision, on observera aussi une symbolique maçonnique omniprésente dans les logos de certaines émissions de TV réalité, ou de subtiles allusions dans le décor de certains plateaux de Talk Show. L’œil qui voit tout est repris un nombre incalculable de fois. On le retrouve dans le logo ou le plateau de “Secret Story”, de “Danse avec les Stars”, de “l’Eurovision”, “l’Euro-million”, Du “Marrakech du rire”, de “Téléfoot”, de la “Nouvelle Star”, de “Tout le Monde en Parle”, j’en passe et des meilleurs… Il en est de même pour la pyramide, comme avec le plateau de “The Voice”, le jeu télévisé “Pyramide”, le concert “Des “Enfoirés” ou encore “Touche pas à mon Poste”… Le pavé mosaïque est aussi un élément de décor récurrent dans les productions télévisuelles.

Un rôle politique incontournable

Les maçons jouent toujours un rôle politique de premier-plan, car du propre aveu en 2012 de notre ancien président de la République, François Hollande, à un très haut niveau, l'appartenance à cette fraternité est absolument incontournable. Ainsi, tous les présidents en seraient : «Mais, si l'on croit comme c'est mon cas dans la République, à un moment, il faut passer par la Franc-Maçonnerie !»

D’ailleurs la cérémonie d’investiture d’Emmanuelle Macron à la présidence de la République, avec sa mise en scène hautement symbolique, fut une véritable intronisation et prise de pouvoir maçonnique, sans la moindre ambiguïté possible… Ce dernier, marchant au rythme du célèbre “Hymne à la Joie” de Beethoven (très probablement aussi un initié maçon), s’est placé juste devant la pyramide du Louvre, les bras levés en forme d’équerre, biens alignés dans l’axe du monument.

D'ailleurs ce rôle absolument incontournable de la maçonnerie en politique est aussi confirmé dans un numéro du journal le point de janvier 2007, où un frère confiait : «Il est difficile de faire de la politique, surtout à gauche dans la région sans être lié à la maçonnerie.»

Fred Zeller, grand maître du Grand Orient de France dans les années 1970, confiait aussi : «Il n'y a pas aujourd'hui d'associations, de groupement, de syndicats dans lesquels les francs-maçons ne se trouvent à des postes de responsabilité les plus éminents.»

Ainsi, on retrouve un très grand nombre de politiques affiliés à la fraternité, avec nombre de ministres de députés, de sénateurs et de maires. Elle exerce une influence directe dans des lieux de pouvoir régalien, dans les grandes institutions, comme dans les différents ministères. La maçonnerie ne regroupe dans ses rangs que des notables, elle se concentre toujours sur des personnalités de grand pouvoir et d’influence. Elle fonctionne par élection et cooptation. Les maçons se nomment ainsi mutuellement à tous les postes clés de la société. En règle générale, l’appartenance à la maçonnerie est un passage quasiment obligé pour quiconque cherche à gravir dans l’échelle sociale. Les membres de la fraternité pullulent dans les hautes sphères, dans les administrations, dans les collectivités territoriales, dans la haute fonction publique, dans les hiérarchies de la police, de la gendarmerie et de l’armée, dans la justice et la magistrature, mais aussi dans la politique. Un commissaire de police sur quatre en serait, un contrôleur général sur deux à l’échelon supérieur. L’ensemble forme un réseau dense et tentaculaire, qui noyaute absolument tous les secteurs stratégiques, avec un maillage très serré sur l’ensemble du territoire. Des milliers de frères se répartissent ainsi chaque région de France. On les retrouve dans toutes les structures de la société et de l’état, si bien qu’il n’est pas abusif de parler “D’un État dans l’État”, comme le titre du livre de la journaliste Sophie Coignard, spécialisée dans l’étude des réseaux maçonniques. Certains ministères seraient d’après elle la chasse gardée de la maçonnerie. Impossible d’en prendre la tête, de devenir ministre, ou directeur de cabinet, sans en faire expressément partie ! Par ailleurs, les maçons sont aussi très influents dans les grandes entreprises qui constituent de véritables fiefs pour l’organisation, comme EDF, la Poste, les Banques, les mutuelles d’assurances et dans tout le secteur public. Ces réseaux maçonniques, au-delà d’être des réseaux affairistes, sont aussi des réseaux élitistes, une sorte d’aristocratie occulte, ayant remplacé la noblesse d’épée et de sang de l’Ancien Régime. En réalité, lors de la Révolution, nous sommes passés d’une forme de pouvoir à une autre, de la noblesse de sang à la bourgeoisie d’argent. Mais dans cette histoire, jamais au grand jamais le peuple n’a eu le réel pouvoir et les clés de sa destinée. Dans cette pseudo-démocratie, nous ne connaissons jamais les allégeances des différents hommes politiques, leurs appartenances ou non à de tels groupes discrets ou cachés. C’est éminemment problématique, dans un régime aux prétentions égalitaires, où la transparence devrait être de rigueur en toutes circonstances… 

D’autre part, la maçonnerie étend aussi son influence aux “Lions Club International” et “Rotary International”. Il s’agit de deux organisations crypto-maçonniques, aux visées ostentatoirement philanthropiques et humanistes, dont on peut trouver des antennes dans toutes les villes de France et de Navarre, comme en témoignent les panneaux bien visibles à l’entrée des agglomérations. Ces organisations, composées de notables, jouent le rôle de filtre pour les loges, de porte d’entrée.


La Franc-maçonnerie dans l'éducation et la formation des jeunes esprits

Par ailleurs, L'Éducation Nationale est aussi fortement pénétrée par l'influence maçonnique et imprégnée de son idéologie, notamment avec l'importance de la “Ligue de l'Enseignement”, qui fut fondée par le maçon Jean Macé. La franc-maçonnerie ayant bien compris l'importance de former les esprits dès le plus jeune âge. Les différents ministres de l'Éducation nationale sont systématiquement affiliés aux loges, si bien que l'école peut être assimilée à l'église de la maçonnerie. Déjà en 1927 au convent du “Grand Orient de France”, il était affirmé : «Il faut absolument que la société s'empare de l'enfant et le mène fermement vers les fins sociales pour lesquelles il est fait.» Quant au frère Vincent Peillon, il déclarait en 2012 : «Le but de la morale laïque est de permettre à chaque élève de s'émanciper, il faut être capable d'arracher l'élève à tous les déterminismes : familial, ethnique, social et intellectuel.» Autant dire qu'il s'agit de produire à la chaîne des individus déracinés, hors-sol, sans colonne vertébrale solide, pour en faire de bons consommateurs, soumis aux moindres injonctions du marché.

La totale mainmise de la maçonnerie sur l'Afrique

La maçonnerie se présente comme étant porteuse d’un généreux idéal humaniste et comme ayant été à l’avant-garde de l’émancipation des peuples africains de leur condition d’esclavage, avec des figures de proue dites “progressistes” comme Victor Schoelcher. Mais en réalité derrière les beaux discours emprunts d’humanisme, elle a juste assuré la transition avec une toute nouvelle forme de domination moins directe, mais tout aussi efficace : la colonisation ! À ce titre, les discours du maçon Jules Ferry sont très éclairants, lui qui était convaincu que la France avait «le devoir de civiliser les races inférieures.» Il s’agissait d’un devoir moral d’élever ces hordes de sauvages et de peuplades barbares à la civilisation… Lorsque la colonisation a été à son tour en perte de vitesse, la maçonnerie a simplement mis en place d’autres réseaux de domination, plus discrets et souterrains, comme la Françafrique, un puissant réseau qu’avait monté l’homme de l’ombre de Charles de Gaulle, le frère maçon Jacques Foccart, avec l’initiation de très nombreux potentats locaux et présidents africains, directement affiliés à des loges de l’hexagone, notamment au “Grand Orient de France”, ou à la “Grande Loge Nationale de France”. Cela permet de s’assurer le contrôle de toute l’Afrique noire et un pillage en règle de ces pays, en s’appuyant sur des complicités locales. La maçonnerie est un passage obligé pour une immense majorité de dignitaires et dictateurs africains… La colonisation n’a en réalité jamais cessé, elle continue de plus belle par le biais de l’imposition aux pays africains d’une monnaie coloniale telle que le franc CFA. D’après François Xavier Verschave, «Aujourd’hui, tous les chefs d’État africains, centrafricains appartiennent à la Grande Loge Nationale de France. Tous les dictateurs, ils sont tous passés à la GLNF deux gars de même que les principaux responsables des services secrets, de même que les généraux qui commandent les anciennes troupes coloniales, de même qu’une grande partie des gens qui dirigent les lobbys pétroliers. Les trois chefs d’État qui m’ont fait un procès, Omar Bongo, Sassou Nguesso, Idriss déby, tout l’état-major de TF1, une grande partie de la presse régionale, etc. font partie de ces réseaux d’initiés dont j’explique dans « Noir Chirac » qu’ils ont été constitués dans le cadre de la guerre froide.»

Le culte du secret

La maçonnerie se défend d’être une société secrète, en se présentant plutôt comme une société discrète. Une nuance dans les faits plus que contestable… En réalité, les maçons se dévoilent juste assez pour pouvoir prétendre à une certaine transparence, alors même qu’ils se dévoilent en réalité très peu et que même les frères maçons apprentis des loges bleues, des bas grades ne savent rien de ce qui se passe au sommet de leur hiérarchie… De toute évidence, la meilleure stratégie pour ne pas éveiller de soupçons et pour endormir la méfiance du reste de la société, consiste toujours à se cacher en pleine lumière… Il s’agit donc d’un réseau semi-occulte. Dans les villes de France, contrairement aux Églises ou aux mosquées, on ne trouve pas directement trace de la présence des temples maçonniques.  Dans la franc-maçonnerie, les adhérents doivent prêter serment, jurer allégeance à la confrérie et à leur obédience. Les frères invisibles sont liés par le secret. Or, s’il y a secret, c’est bien qu’il y a quelque chose d’inavouable qui doit être caché. Il s’agit d’un secret impénétrable, qu’ils ne peuvent briser, sous peine de mettre en péril leur propre vie. Lors de son initiation, l’apprenti maçon doit ainsi mimer symboliquement qu’on lui tranche la gorge, au cas où il briserait l’Omerta et dévoilerait la nature du secret maçonnique, tout en récitant solennellement l’engagement suivant : «Je m’engage à garder inviolablement le secret maçonnique, à ne jamais ni rien dire, ni écrire sur ce que j’aurais pu voir ou entendre pouvant intéresser l’ordre, à moins que je n’en aie reçu l’autorisation !» ou encore «Je jure solennellement, sur les trois grandes lumières de la franc-maçonnerie, de ne jamais révéler aucuns des secrets de la franc-maçonnerie à qui n’a pas qualité pour les connaître, ni de les tracer, écrire, buriner, graver, sculpter ou de les reproduire autrement sous peine, si je devais y manquer, d’avoir la langue arrachée et la gorge coupée et d’être jugé comme un individu dépourvu de toute valeur et indigne d’appartenir à la franc-maçonnerie. Je préférerais avoir la gorge coupée plutôt que de manquer à mon serment. Je le jure !» On peut donc dire que l’entrée en maçonnerie s’apparente, ni plus, ni moins, qu’à une sorte de pacte de sang, au moins à un niveau symbolique… Voilà qui est sans nul doute, fort sympathique et résolument égalitaire ! Il s’agit là d’une bien curieuse conception de la fraternité et de la liberté… D’ailleurs, ce pacte maçonnique et fraternel a-t-il une valeur supérieure à tous les autres, ne rentre-t-il pas potentiellement directement en conflit d’intérêts avec d’autres serments passés dans la société civile ? Qu’en est-il, par exemple, d’un juge maçon qui devrait statuer sur le dossier d’un autre maçon ? N’est-il pas alors indéniablement plongé dans une situation de conflit d’intérêts manifeste, en étant à la fois juge et partie ? D’autant plus que son appartenance à la fraternité est tenue secrète et sachant que les maçons ont pour stricte obligation de protéger, coûte que coûte, les autres frères membres de la fraternité… D’ailleurs, de nombreux témoignages que l’on peut trouver sur la toile font état d’une justice orientée, biaisée et défaillante, de jugements maçonniques truqués, impliquant un haut degré de corruption et de connivences. Toute cette opacité et ce mélange des genres n’est vraiment pas acceptable dans un état dit de droit. Ces jugements partiaux auraient la particularité de contenir des signatures, avec l’apposition de la marque caractéristique des maçons, à savoir, leur signature à trois points. C’est une situation inacceptable, d’une extrême gravité, car cela compromet grandement l’égalité entre tous les citoyens devant la justice, qui n’est alors plus impartiale. Il y aurait dès lors une justice à deux vitesses, une justice maçonnique d’exception et une justice pour le commun des mortels qui seraient alors considérés et traités tels des sous-citoyens. La justice devrait pourtant s’accomplir toujours en toute transparence et en pleine lumière, et certainement pas celle maçonnique… En outre, comment cela se passe-t-il entre frères de loges qui appartiennent à des mouvements politiques censés êtres en opposition sur le devant de la scène et du théâtre médiatique ? On retrouve des maçons sur l’ensemble de l’échiquier politique, de l’extrême gauche avec par exemple Jean-Luc Melanchon, en passant par l’extrême droite avec par exemple Maître Gilbert Collard… En réalité, pour eux, peu importe la sensibilité politique, car ils agissent au-dessus de ces clivages partisans, qui ne leur servent en réalité que pour diviser le peuple afin de mieux le dominer. De toute évidence, s’ils chérissaient tant le bien et la vérité, les maçons s’afficheraient en pleine lumière et n’agiraient certainement pas dans l’ombre. En effet, le bien n’a nul besoin de s’entourer de ténèbres pour se manifester… Il est tout de même cocasse d’observer que lesdits « fils de la lumière » agissent dans l’opacité et les ténèbres les plus totales !

Le laboratoire des évolutions sociétales


Strip-tease maçonnique : Les frères trois points en pleine séance de réflexion planchent sur la libération de la femme dans la société...


Véritable laboratoire à idées, il faut savoir que la plupart des lois sociétales sont l’émanation directe des loges, comme le dévoilent à posteriori certains maçons, non sans une certaine fierté, car le maçon est orgueilleux avant tout. Les lois seraient ainsi élaborées et mûries en loge. Ainsi, Fred Zeller affirmait que «Les francs-maçons élus parlementaires ont pour mission de porter au sein du Parlement les lois ou les opinions qui sont élaborées dans les Loges». En France, il existe par exemple “la FRAPAR”, une fraternité parlementaire au sein même de “l’Assemblée nationale” comprenant plus de 400 maçons, qui regroupe en son sein, des députés et sénateurs francs-maçons issus de différentes obédiences et sensibilités politiques, que de ce soit le “Grand Orient”, le “Droit Humain”, ou la “GLNF”. Au moins 35 pourcents des élus parlementaires seraient membres de “la FRAPAR”, la Fraternité Parlementaire. Elle a un poid extrêmement lourd dans les prises de décisions législatives. Alors même, que la franc-maçonnerie a toujours eu une place centrale dans le débat public, nous n’avons pourtant pas accès à la teneur des idées qu’ils développent et qu’ils échangent dans leurs cénacles à huis clos. Pourtant, les décisions qu’ils prennent, qui sont d’intérêt général et nous concernent tous au premier chef… En ayant la main mise sur le pouvoir politique, ils peuvent maîtriser directement les évolutions de la société, la modeler à leur guise, comme le confirmait Simone Veil au Times de Londres, le 03 mars 1975, avec cette déclaration : «En modifiant la loi, vous pouvez modifier fondamentalement le modèle du comportement humain.» Les frères se targuent notamment d’être, par exemple, à l’origine de la laïcité avec la loi de 1905 sur la séparation de l’Église et de l’État, de la “Loi Veil” sur l’intervention volontaire de grossesse, ou encore de la “Loi contre la peine de mort” promulguée par Robert Badinter. Les idées maçonniques infusent, incubent au sein des loges, font l’objet de travaux et de planches, avant d’êtres diffusés dans le reste de la société, elles s’appliquent alors au monde profane, sans qu’on en connaisse la paternité véritable. Les francs-maçons ont ainsi une influence de premier plan sur l’évolution de la marche du monde et sur la société. Les maçons imposent au peuple, leur propre agenda occulte, qu’ils cherchent à mettre en avant au sein de la société civile, comme, l’idéologie mondialiste, le mondialisme, dont ils sont le fer de lance, avec l’idéal de l’unification du genre humain, la maîtrise des techniques et des sciences, la marchandisation du vivant avec la PMA (qu’il est question de rembourser intégralement via la sécurité sociale, alors même qu’il n’y a jamais d’argent pour assurer une bonne qualité de soin dans les hôpitaux et que de plus en plus de médicaments sont déremboursés), la GPA, le Transhumanisme et le puçage électronique des populations (il existe même une société dont le nom est “Masonic Chip” ou la puce maçonnique), la “Théorie du genre”, l’anti-specisme, ou encore l’euthanasie, etc. On peut avoir une confirmation de cette influence maçonnique sur la société avec les différents ministres qui défilent régulièrement en loges, de Najat Belkacem à Marlène Schiappa, pour assister à des tenues blanches au Grand Orient et débattre de questions sociétales de premier-plan, comme la théorie du genre, le harcèlement sexuel ou l’égalité homme/femme… Najat Belkacem a même reçu une médaille de la part de la Grande Loge féminine de France, sans doute pour bons et loyaux service rendus avec sa promotion active et intensive de la fameuse théorie du genre qui n’existe pas… Pourtant, la fraternité affirme et assure ne pas intervenir dans le champ politique, alors que de fait, elle ne fait que cela. Force est de constater qu’elle ne cesse d’intervenir dans la vie politique et dans l’organisation sociale, dans la vie de la cité ! En modifiant les lois, ils modifient en profondeur l’esprit de la société et les mœurs de cette dernière. Ce qui devient légal devient licite. Le maçon Pierre Simon, ancien grand maître de la Grande loge de France, confirmait cet état de fait : «Ce que nous nous attachons à transformer, c’est la société, ce sont les frères de la Grande loge de France qui ont été à l’origine des transformations législatives et le tout dernier qui vient d’être proposé au peuple français est le problème de l’euthanasie.» Le même individu déclarait dans son livre, de la vie avant toute chose : «Mettre au monde des enfants non handicapés, c’est cela donner la vie… Un mongolien entre-t-il dans ce cadre ?» On comprendra dès lors, la sur-médiatisation à outrance de “l’Affaire Vincent Lambert”, qui ne doit rien au hasard, mais à un agenda bien précis. Le suicide assisté et l’euthanasie étant des projets de longue date, d’essence purement maçonnique. Le frère maçon du “B'nai B'rith”, Jacques Attali en fait d’ailleurs régulièrement une promotion active sur les plateaux TV. Il considère que l’homme passé la soixantaine d’années ne serait plus assez productif pour la société, il devient alors une simple charge, en coûtant bien plus cher qu’il ne rapporte, ce qui on l’aura compris, n’est pas compatible avec sa vision purement comptable de la vie et du monde… Il est assez cocasse d’observer que la maçonnerie combat activement les sectes, tout en présentant manifestement beaucoup de caractéristiques, comme l’opacité et l’embrigadement, le culte du secret et la corruption. Contrairement à ce quelle avance, la maçonnerie qui se pique de ne jamais se mêler des affaires politiques de ce monde, développe manifestement un projet de société très bien définit, dont elle se fait l’architecte et le maître d’œuvre. Un édifice sous-tendu par une mystique qu’elle construit patiemment, méthodiquement et graduellement, pierre après pierre, depuis des siècles à l’insu des citoyens et des profanes. Et tout porte à croire qu’il s’agisse en dernière instance, d’un projet globalisé de nature totalitaire, dont les grandes lignes sont parfaitement décrites et exposées par le roman d’anticipation “Le Meilleur des Mondes” d’Aldous Huxley. Il s’agit d’une nouvelle société mondiale et universelle, entièrement rationnelle et basée sur la maîtrise des sciences et des techniques. Elle se compose d’individus atomisés, formatés et uniformisés, car dans ce monde froid et déshumanisé, la famille aura complètement éclaté et irrémédiablement disparue, tout comme l’amour vrai et authentique, remplacé par le sexe libertin et récréatif à outrance. Une société purement eugéniste, qui pilote rationnellement et artificiellement l’ordre du monde et qui a définitivement rejeté toute forme d’ordre naturel émanent de Dieu.

La philosophie maçonnique

La franc-maçonnerie a pour ambition de libérer l’homme, dans tout ce qui le limite et l’entrave, en abolissant toutes les barrières, tous les tabous, toutes les structures, en recherchant la disparition des frontières, des identités, des cultures et des religions, en passant par la différence des sexes, ou par la différence entre le créateur et ses créatures. Elle cherche à atteindre l’unité dans la dissolution, comme pour un processus alchimique, mais qui serait effectué à grande échelle, celle de la société dans son ensemble. Il s’agit donc de passer du “Solve” au “Coagula”, c’est le moteur de toute l’action maçonnique et une devise que l’on retrouve dans les très hauts degrés. Le “Grand œuvre” maçonnique consiste donc, ni plus, ni moins, qu’à inverser l’œuvre divine, l’ordre naturel et à en pervertir la création. Elle œuvre à unifier le genre humain sous une même bannière qu’elle appelle “République Universelle” et sous une seule et même religion œcuménique. La franc-maçonnerie se targue d’être plurielle, sans réelle unité idéologique, ouverte à toutes les écoles de pensée, à toutes les sensibilités politiques et religieuses. Elle serait d’une grande diversité, avec différentes approches entre les obédiences, certaines étant par exemple spiritualistes et théistes, tandis que d’autres seraient purement, agnostiques ou matérialistes. Mais en dépit de ces divergences de façade, il existe un symbolisme commun, un tronc commun des croyances et des passerelles étroites entre ces dernières, par le biais de fraternelles, de rencontres entre les différentes loges. En outre, dans les grandes lignes, la structure, le symbolisme et les mythes maçonniques restent les mêmes pour toutes les obédiences, tout comme les finalités et les aspirations. Il y a donc des caractéristiques fondamentales et intengibles quelles que soient les obédiences.

Philosophiquement et métaphysiquement parlant, la franc-maçonnerie prône la libre-pensée, elle se proclame adogmatique. Les maçons se déclarent libre-penseurs. C’est donc le relativisme moral qui d’une certaine façon, y est érigé en dogme ! La maçonnerie est “nominaliste” et “naturaliste” et rejette tout principe supérieur, toute forme de vérité révélée. Il n’y aurait donc plus aucun absolu : chacun pourrait donc détenir sa propre vérité si bien que finalement, toutes les opinions se valent. Cela vaut aussi donc pour les grands principes moraux… La morale est contingente, elle est évolutive et dépend des humeurs de l’homme, si bien que ce qui est vrai aujourd’hui, sera sans doute faux demain. Ainsi, lors de son initiation, l’apprenti maçon se voit affirmer : «Aucune vérité n’est indiscutable, aucune croyance n’est à l’abri du doute». Pourtant, la vérité est bien factuelle, avéré et vérifiable. Elle est par nature unique et ne peut être multiple ! Une chose ne peut pas être en même temps son contraire, si l’on veut respecter le principe de contradiction. Avec une telle conception de la vie en société et de l’existence, on ne s’étonnera pas de l’évolution de plus en plus libertaire des mœurs, qui apparaissent manifestement de plus en plus dissolues… Les maçons placent aussi la liberté comme valeur suprême, bien avant celle de la vérité. Le docteur Pierre Simon, ancien Grand maître de la loge de France écrivait, par exemple en 1979 dans “De la vie avant toute chose” : «La vie perd le caractère absolu qu’elle avait dans la genèse. Le bonheur sera sans Marx et sans Jésus. Le mariage deviendra une communauté sociale (donc une institution basée sur un simple contrat). Son problème, ne pas empiéter sur la vie sexuelle. Au géniteur succédera l’amant, la sexualité sera dissociée de la procréation et la procréation de la paternité. C’est tout le concept de famille qui est en train de basculer.», ou bien encore : «La vie n’est plus un don de Dieu, elle est un matériau qui se gère.» Les maçons se proclament aussi humanistes. Par humanisme, il faut comprendre avant tout, une religion de l’homme, centrée sur son seul culte, celui de l’ego, et non plus tournée vers un principe créateur d’ordre supérieur, un Dieu transcendant. Ainsi, le Grand Orient affirmait «La philosophie de la République n’est au fond, rien d’autre qu’un humanisme, la foi dans la possibilité d’un plein développement de toute potentialité humaine, sous le seul contrôle de la raison. Elle exprime un immense acte de confiance dans le pouvoir de l’homme d’assurer lui-même son salut, au-delà de tout appel au surnaturel.» La morale découle donc d’un pacte social et non plus d’une loi naturelle émanant de Dieu. Le seul code de conduite des hommes devient alors l’hédonisme le plus matérialiste, comme seul horizon indépassable de l’existante humaine. Point de Salut éternel, il s’agit désormais de jouir de la présente vie et on pourra remarquer que c’est précisément cette voie que notre société contemporaine a choisie d’emprunter, avec beaucoup d’individus qui se perdent une insatiable recherche de la satisfaction de leurs instincts et pulsions les plus primaires, dans une forme de surenchère permanente, qui peut aboutir aux plus abominables extrémités. La philosophie maçonnique permet donc tous les excès et toutes les folies, car pour elle, tout ce qu’il est possible d’entreprendre pour un être humain peut et doit lui être permis. D’ailleurs, à mesure qu’il progresse dans son initiation et monte en grade, le maçon se perfectionne et se divinise lui-même, selon les propos du haut initié Oswald Wirth. En outre, au sein de notre société, on ne peut que constater une volonté de plus en plus pressante de vouloir déifier l’homme, notamment avec les dernières ambitions, délires et chimères Transhumanistes… 

D’après le Chevalier de Ramsay, l’un des fondateurs de la franc-maçonnerie dite spéculative avec ses “Constitutions d’Anderson” fondatrices, la franc-maçonnerie s’emploie à «réunir dans une seule fraternité les sujets de toutes les nations, de manière à créer un peuple nouveau, dont la cohésion sera cimentée par les liens de la vertu et de la science.» Il s’agit donc bien là d’un projet de “Gouvernance Mondiale”, parfaitement explicite et assumé, qui est posé dès le XVIIIᵉ siècle et dont l’idéal se poursuit manifestement jusqu’à nos jours… En outre, il faut savoir que des institutions internationales aux visées mondialistes de premier-plan, telles que “l’Union européenne”, “l’Organisation Mondiale de la Santé”, “l’Organisation des Nations Unies”, ou l’UNESCO, sont des créations d’essence purement maçonniques, dont la puissance et l’influence dans le monde sont absolument considérables. La franc-maçonnerie était déjà à l’origine de la SDN, la Société Des Nations qui est nulle autre que l’ancêtre de l’ONU. Ces structures ne sont en fait que des étapes et des constructions embryonnaires d’un super état maçonnique, en vue de l’édification de cette Gouvernance Mondiale. Ainsi, la Revue de la Grande Loge de France proclamait au grand jour l’utopie de son grand rêve mondialiste : «Les Franc-maçons du Grand Orient ne sont pas les seuls à prôner la destruction des nations, ceux de la Grande Loge de France tiennent le même langage. La construction d’un espace européen n’est pour les maçons que le précurseur d’un espace universel, d’une terre patrie !»


La corruption maçonnique, entre pratiques mafieuses et affairisme

La maçonnerie aime à se présenter comme une société fraternelle de réflexion philosophique, portée par l’idéal de l’élévation du genre humain, l’amélioration morale et spirituelle de ses frères et de la communauté humaine tout entière. Il s’agirait d’une société de pensée philosophique, constituée d’hommes valeureux et respectables, animés des meilleures volontés, dévoués corps et âme à l’intérêt général et au bien commun, nourrissants les plus hautes aspirations philanthropiques. La maçonnerie se farde de grands principes, se pare de toutes les vertus et déclame à l’envi toute une litanie de superbes mots qui en imposent, tels que “esprits libres et éclairés”, “tolérance”, “dignité”, “humanisme”, “vertus”, “raison”, “universalisme”. Ces derniers ne peuvent de prime abord, qu’inspirer le respect voir susciter l’admiration… Pourtant, force est de constater que cette sublime déclaration d’intention, cette généreuse profession de foi, belle comme l’antique, si louable et séduisante, contraste singulièrement, voir radicalement avec le nombre tout simplement hallucinant d’affaires de corruption et de scandales politico-financiers qui impliquent directement la fraternité. Ces colossales affaires existent depuis sa fondation et viennent salir les membres de cette si respectable fraternité, éclabousser les vénérables fils de la lumière…


On pourra évoquer, entre autres, liste non exhaustive :

L'affaire Stavisky, les bons du Trésor, l'affaire de Schuller Maréchal et des financements occultes du RPR ; L'affaire des détournements de dons pour la recherche sur le cancer de l'Arc de Jacques Crozemarie ; La pour le moins étrange affaire de la mort de Robert Boulin, noyé dans 20cm d'eau ; L'affaire du Carlton de Lille tournant autour des activités de René Kojfer avec l'organisation de parties fines au sein de la chaîne d'hôtels pour des notables ; Les affaires du Sentier ; L'affaire du sang contaminé avec l'implication de Laurent Fabius et le fabuleux concept juridique de "responsable mais pas coupable"; Les innombrables affaires de Nicolas Sarkozy, dont l'affaire Karachi avec des morts à la clé en forme de représailles; L'affaire Christine Lagarde et Bernard Tapie et ses détournements de fonds publics, qui sera condamnée par la justice mais pas punie ; L'affaire de Jérôme Cahuzac, de son parjure et de ses comptes frauduleux suisses, alors même qu'il était chargé de lutter contre la fraude fiscale ; L'affaire du Crédit Lyonnais ; L'affaire du Carlton avec DSK, qui implique 5 membres du Grand Orient ; L'affaire Elf ; L'affaire du scandale de la Mutuelle Nationale des Étudiants de France ; L'affaire du scandale de la GMF ; L'affaire de la mutuelle des fonctionnaires ; L'affaire des marchés truqués de la région Ile-de-France; l'affaire des HLM de la ville de Paris ; L'affaire du Carrefour du Développement ; L'affaire des faux et usage de faux de l'institut de sondage, INUSOP ; L'affaire de l'assassinat vraisemblable d'Albino Luciani, le Pape Jean-Paul 1er, 33 jours après son élection (c'est signé) par la loge P2 Propaganda Duo, dont parle le journaliste David Yallop dans son livre très documenté "Au nom de Dieu". Le pontife comptait enquêter sur les liens entre la loge maçonnique P2 et la banque vaticane et y mettre un terme. Les maçons se cooptent entre eux aux postes les plus influents et ont mis en place un véritable système de passe-droit. ; 


En Angleterre, on peut aussi mentionner l’incroyable affaire de pédocriminalité du présentateur de la BBC, Jimmy Saville. Ce prédateur redoutable, véritable psychopathe, que d’aucun considèrent comme un véritable sorcier et qui repoussera les limites de l’horreur en étant nécrophile, fut un grand ami des puissants de ce monde. Il a sévi des années avec la complicité éhontée du système politique et médiatique. Saville faisait sans nul doute partie de la fraternité, comme on peut en avoir une preuve évidente en observant l’impressionnante quantité de maçons en tenue d’apparat qui étaient présents pour honorer sa mémoire lors de ses obsèques et avant que le scandale de ses turpitudes n’éclate au grand jour dans l’opinion publique…

De toute évidence, on est plus proche des pratiques d’une mafia, de crimes en bande organisée qui s’appuient sur la connivence, le réseau et le secret pour étouffer tout scandale, que sur un club de réflexion de gentlemen en quête d’une quelconque forme d’élévation spirituelle intérieure…

Tout le monde n’est cependant pas à mettre dans le même panier, car certains maçons semblent être plus intègres que d’autres. Ainsi, des dénonciations internes entre frères sur des malversations ont déjà eu lieu, au sein même des loges : «Nous ne nous dévoilons pas, car l’exclusion serait immédiate. Nous échangeons des infos et nous nous réunissons pour que les canailles s’en aillent, mais c’est très difficile surtout dans le sud-est. La GLNF, Grande Loge nationale de France fonctionne à la sicilienne. Les uns et les autres se tiennent par la barbichette, donc c’est l’Omerta. Faimus est là pour recenser les scandales, les opérations les plus rentables sont réalisées par le truchement des sociétés obscures, il y a aussi toutes les magouilles au niveau des tribunaux de commerce et des administrations judiciaires, sans parler des affaires directement liées avec le milieu.»

Quoi qu’il en soit, la maçonnerie constitue un vaste réseau affairiste, un réseau de trafic d’influence occulte et élitiste, qui distribue les promotions et accélère l’avancement social et les carrières des individus, non pas du fait de leurs mérites et qualités propres, mais de par leur simple appartenance au réseau et de leur utilité potentielle à le servir. La maçonnerie fonctionne sur le mode de la cooptation, ce qui est tout à fait immoral et parfaitement illégal !

Une religion cachée, qui ne dit pas son nom

Bien qu'elle s'en défende, préférant s'afficher comme une société philosophique et initiatique très à cheval sur l'idée de laïcité et d'universalisme, la maçonnerie présente pourtant toutes les caractéristiques d'une religion à part entière. En réalité, le refus de ce statut de religion est une habile astuce qui permet à cette organisation occulte d'intervenir dans l'espace public, en influençant les lois, chose qui serait sinon impossible, en vertu de la loi d'inspiration purement maçonnique de séparation de l'Église et de l'État de 1905. La maçonnerie peut ainsi se mêler allègrement des affaires politiques tout en étant une religion de fait, alors qu'elle dénit ce droit aux autres cultes.


Pour ses membres initiés, une croyance en un Dieu est obligatoire. Mais il s’agit d’un Dieu que l’on adore sans superstitions, contrairement à “Adonaï”, le Dieu des chrétiens, cet infâme qu’il faudrait écraser à en croire un certain Voltaire… Sa nature n’est cependant pas précisée, elle reste pour le moins nébuleuse, elle se drape d’un épais voile et d’un profond mystère.

On le retrouve sous l’appellation “d’Être Suprême”, ou de “Grand Architecte de l’Univers”, qui correspond à “l’Ensof”, le Dieu suprême de la Kabbale. Pour les maçons, «La foi n’est pas ce sentiment qui nous porte à adopter aveuglément toute opinion, c’est la lumière que le Grand Architecte de l’Univers fait briller en notre esprit et qui lui sert de phare dans ses plus sublimes perfections pour le préserver des fausses doctrines et de la fausse science. La foi c’est le levier au nom duquel l’homme renverse par sa puissance intellectuelle tous les obstacles de la matière.» Voilà qui semble bien orgueilleux et présomptueux...

En outre, tout comme une religion, la maçonnerie possède ses mythes archétypaux fondateurs, comme celui d’Hiram Abif, l’architecte du temple assassiné par ses compagnons, celui d’Osiris, d’Isis et d’Horus, ou encore celui de Prométhée. Les maçons s’appellent eux-mêmes “les fils de la veuve”. La veuve en question étant la déesse Isis, dont l’époux Osiris fut assassiné par le Dieu tyrannique et destructeur Seth. Les maçons s’inscrivent alors symboliquement dans la lutte d’Horus, pour venger la mort de leur père spirituel. Dans la métaphysique maçonnique, Isis a donc une importance toute particulière, comme en témoigne d’ailleurs l’Opéra initiatique de “La Flûte Enchantée” de Mozart.

Autre caractéristique propre aux religions, elle possède aussi ses adeptes franc-maçons qui seuls ont accès à l'espace sacré du temple. Le lien entre ces adeptes, les frères, étant l'initiation maçonnique.

La maçonnerie, à l’instar d’une religion, possède ses propres rites, ses cérémonies codifiées appelés “les tenues maçonniques”, sa liturgie d’essence Kabbalistique, sa mythologie, ses paraboles, ses allégories et ses symboles que sont, le tablier, le compas, l’équerre instrument du vénérable maître et qui représente la rectitude, le fil à plomb, le maillet, le “Pentagramme”, “l’Étoile Flamboyante”, qui comprend la “lettre G” en son centre qui représente le rayonnement du Dieu, les deux colonnes, solaire et masculine “Boaz”, lunaire et féminine “Jakin”. On retrouve aussi systématiquement le sol en damier noir et blanc, dit pavé mosaïque, symbole de la dualité et l’union harmonieuse des contraires. On peut aussi évoquer “l’échelle de Jacob”, symbole du perfectionnement et de l’ascension spirituelle de l’initié. 

On retrouve aussi la pierre cubique, qui est le degré de perfectionnement à atteindre par l’initié. Au départ, il est comparable à une pierre brute qu’il faut, travailler, ciseler, polir et purifier, à mesure qu’il monte dans les degrés de l’initiation, en suivant le chemin de l’illumination spirituelle. Ce processus renvoie directement à la quête des Alchimistes, qui recherchent à atteindre la “quintessence” de la pierre philosophale, en partant de l’antimoine, leur matière première, pour chercher à la dépasser, à transcender le corps et la matière pour atteindre le pur esprit, dépasser le monde physique profane, pour s’ouvrir à une autre dimension, d’ordre métaphysique… En transformant ainsi la matière, l’alchimiste cherche à se transformer lui-même, c’est avant tout une quête d’ordre spirituelle, et non matérielle dont il serait ici question. Il s’agit d’assurer la jonction entre le terrestre et le céleste, entre le feu d’en bas et le feu d’en haut, car selon la doctrine hermétiste, ce qui est en haut équivaut à ce qui est en bas. Il faut faire jaillir la lumière qui est piégée dans la pierre, au cœur de la terre, dans sa gangue de matière. On aura compris que la lumière en question, n’est nulle autre que celle de Lucifer, le porteur de lumière… Ce dernier serait l’initié primordial ! C’est lui qui aurait gravé tous les secrets de l’Univers dans une émeraude, avant de la transmettre aux initiés, qui se transmettent alors cette connaissance hermétique depuis la nuit des temps. D’où l’existence de la mystérieuse “Table d’Émeraude” attribuée à Hermès Trismégiste pour les Alchimistes, une sorte de mode d’emploi encodé et secret. Les maçons sont comme les Alchimistes, ils cherchent à se rectifier. La rectification est la purification par les éléments de la pierre cachée philosophale.

On retrouve la formule VITRIOL dans le cabinet de réflexion du maçon, qui est une formule purement alchimique. En allant chercher la lumière au centre de la terre, là où réside Lucifer, le porteur de lumière, on trouve la pierre occulte philosophale ou la pierre des philosophes qui permet à l’homme de prendre la place de Dieu, de se déifier. Le coq que l’on retrouve aux côtés de la formule VITRIOL est un animal solaire qui représente le passage des ténèbres à la lumière, puisqu’il chante de bon matin, accompagnant le lever du soleil. Cette décomposition alchimique rappelle le processus maçonnique que l’on peut observer à l’œuvre de décomposition qu’ils opèrent sur la société même, son éclatement pour la réunifier sous une nouvelle forme dans un processus révolutionnaire, afin de passer à une seule religion, un seul gouvernement, une seule humanité indifférenciée, une seule langue… De plus, bien qu’elle se prétende non dogmatique, la maçonnerie possède son catéchisme et ses dogmes intangibles, comme celui des “Droits de l’Homme” ou de la laïcité. Dans la loi originale de 1905, il existe un chapitre surprenant qui parle de “police des cultes”. Cette laïcité n’est donc pas à entendre et à comprendre comme une forme de tolérance bienveillante à l’égard de tous les cultes, qui auraient alors le même droit à une expression propre, dans un cadre privé, sans que l’État ne vienne interférer dans ces affaires d'ordre religieux, mais bien plus d'une arme hostile dirigée contre la religion. Il s’agit donc en fait, bien plus d’une mise sous tutelle des cultes et non un outil de séparation de l’église et de l’état avec une neutralité. Pour les frères maçons, la laïcité est d’ailleurs à comprendre comme une mystique propre, une croyance de nature religieuse, dont les sources remonteraient à “la Gnose” et à “la Kabbale”, comme le confirme sans équivoque le frère maçon Vincent Peillon. Pour ce dernier, la maçonnerie serait la religion de la République !

Dans la conclusion du préambule de la “Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen” du 26 août 1789, il est aussi précisé : l’Assemblée nationale reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de “l’Être Suprême”, les Droits suivants de l’Homme et du Citoyen… Il s’agit donc bien de l’adoration d’un principe supérieur et transcendant. De quelle nature est-il ? La maçonnerie peut être considérée comme le clergé occulte, l’Église de la République, à l’image de l’Église qui constituait le clergé de l’Ancien Régime. Et étant donné l’hostilité historique et constante de la maçonnerie face à la religion et sa révélation, on pourrait même parler d’une véritable contre Église. On peut par exemple avoir un aperçu de cette hostilité profonde de la maçonnerie envers l’Église, au travers des propos de Jules Ferry, ministre de l’instruction publique et Président du Sénat, qui déclarait «Vouloir organiser une humanité sans Dieu.», ou bien d’Emile Combes, ministre de l’instruction publique et persécuteur des congrégations religieuses, qui affirmait «N’avoir pris le pouvoir que pour cela !», ou encore les déclarations de François Aragot, ministre de la Guerre et de la marine en 1848, sous la 3ᵉ République : «L’Église et la religion doivent être détruites, plus de Dieu, plus d’Église. Nous devons élimer de la France toute influence religieuse, sous quelques formes que ce soit !» Pour les maçons, la tolérance est visiblement un concept à géométrie très variable… À noter que l’adogmatisme constitue déjà un dogme en soi, qui présuppose que la vérité ne peut être accessible qu’à la condition de se libérer de toute pensée dogmatique… Cet adogmatisme est d’ailleurs une imposture, car la maçonnerie prône elle-même de nombreux dogmes comme, par exemple, le dogme de “la lumière maçonnique” et de “la raison”, le culte d’un Dieu protéiforme, dans une forme de naturalisme, le dogme de la vérité élaborée par l’homme et non fruit d’une révélation divine, le dogme d’“Hiram Abif”, le dogme de la similitude entre le macrocosme et le microcosme, le dogme de la relativité de Dieu, etc. On parle aussi de Temple maçonnique, qui symboliserait le “Temple de Salomon”. Le grand-maître de la loge siège d’ailleurs sur la chaire de Salomon, il est une représentation de Salomon. D’ailleurs, l’un des objectifs de la franc-maçonnerie ne serait nul autre que la reconstruction du temple détruit de Salomon en terre sainte, le troisième temple de Jérusalem. D’où toutes ces tensions permanentes autour de Jérusalem pour reprendre le contrôle de ces terres saintes. En outre, on parle du monde profane et du monde sacré. L’espace du temple est un espace sacré, exclusif aux initiés et qui est absolument fermé aux profanes ! Les Francs-maçons disent alors que “la loge est couverte”, lorsqu’ils commencent une cérémonie et qu’ils sont exclusivement rassemblés entre frères. Nul profane ne saurait briser le secret de la tenue, il n’est pas autorisé à pénétrer ses mystères. Les maçons ont leur propre langage hermétique, leurs mots de passe codés, un alphabet spécifique, ainsi que leurs propres codes et signes distinctifs de reconnaissance, comme les fameuses poignées de main spéciales, la main cachée sous le manteau, ou certaines postures et gestuelles codifiées. Ils ont même leur propre chronologie qui n’est plus basée sur la naissance du Christ comme point de référence temporel. Tout un symbole… 


 



 





Par ailleurs, au cours de son initiation, tel l’oiseau mythique, le Phénix qui renaît de ses cendres, le postulant maçon doit rédiger son “Testament philosophique”, il est symboliquement tué pour renaître, lors d’une résurrection initiatique suite à cette mort mystique. On lui confère alors une nouvelle identité, comme une nouvelle personnalité, marqué par un changement profond de son caractère et de sa conduite ! Cette mort reprend celle de l’architecte Hiram, qui est amené à ressusciter. Le candidat à l’élévation à la maîtrise est ainsi amené à enjamber, non seulement le cadavre du maître Hiram, qui est concrétisé par un maçon allongé à terre, mais finit par prendre littéralement sa place pour s’identifier totalement à lui, afin du subir le même sort. Le frère postulant reçoit alors un coup de maillet au front qui symboliquement fracasse son crâne pour libérer sa lumière intérieure… C'est une résurrection à la lumière. Il meurt alors définitivement au monde profane, il est régénéré et devient un initié sur le chemin de la divinité. Subséquemment, il est dit avec le relèvement du nouveau maître : «Le maître est retrouvé, il reparaît plus radieux que jamais» 

Plus radieux que jamais, car le maître est au cours de ce processus initiatique, devenu une nouvelle “Étoile Flamboyante”. Les maçons croient en effet qu’en chaque homme sommeille une étoile. Le maître se retrouve alors positionné, entre l’équerre et le compas, c’est-à-dire, au lieu même où s’inscrit l’Étoile Flamboyante qui représente vraisemblablement nulle autre que Lucifer, l’Ange de lumière. Saint-Paul avait bien dit que Satan se plait à se travestir en ange de lumière.

 
Les armoiries de ce grade présentent trois crânes respectivement surmontés, d'une branche de laurier impériale, d’une tiare papale, d’une couronne royale, mais aussi d'un poignard qui figurent nettement les visées maçonniques mettre à bas la royauté de droit divin et la tentative de détruire l’Eglise Catholique. Il faut également savoir que, d’après le témoignage de l’ancien “Vénérable Maître” repenti et converti au catholicisme, Serge Abad-Galardo, auteur du livre “Je servais Lucifer sans le savoir” et ayant passé pas moins de vingt-quatre ans au sein du “Droit Humain”, une émanation du “Grand Orient de France”, au grade du 30ᵉ degré, celui du “Chevalier Kadosh”, on pose la question suivante au candidat : «Quel est votre Nom ?» (avec un N majuscule, une formulation biblique consacrée pour désigner le nom de Dieu dans la bible) Celui-ci répond alors qu’il s’appelle Adonaï ! Il est donc bien sous-entendu que le frère est devenu un Dieu lui-même, qu’il s’est élevé à sa grandeur, soit un parfait affront vis-à-vis du créateur !

Voilà qui ne manquera pas de faire penser au classique film “l’Homme qui voulut être roi” de John Huston, adapté du roman du maçon Rudyard Kipling. Ce dernier narre le récit picaresque de deux aventuriers cherchant la gloire terrestre en devenant Roi d’une peuplade d’une contrée reculée, le Kafristsan. Ils finissent par être adorés tels des Dieux, grâce au pouvoir que leur confère la maîtrise de la technologie et des sciences. Ceci est d’ailleurs parfaitement cohérent si on y regarde bien, eu égard à la direction qu’impulsent les maçons à l’ensemble de la société et qui tend à remplacer Dieu dans tous les domaines, y compris celui de la procréation avec la PMA ou la GPA, ou même dans celui de la création de nouvelles espèces hybrides, mais aussi avec le Transhumanisme… La maçonnerie est donc une quête de toute-puissance, d’où aussi son élitisme dédaigneux prégnant vis-à-vis des non-initiés…
Serge Abad-Galardo, affirme aussi qu’au 29ᵉ degré, le maçon doit piétiner la croix et qu’il y aurait une génuflexion devant une représentation de la figure du “Baphomet” de l'occultiste et frère maçon Eliphas Lévi. Cette figure alchimique mystérieuse renvoie aux Chevaliers Templiers, qui avaient été jugés lors de leur procès, pour vouer un culte à cette entité. Dans leur mythologie, les francs-maçons se présentent d’ailleurs comme les héritiers directs de “l’Ordre des Chevaliers du Temple”. Le “Baphomet” correspond dans le tarot à la carte XV dédiée au diable et est la créature vénérée par “l'Église de Satan”, comme en témoigne la statue massive érigée en son honneur par cette organisation à Detroit aux USA. Au 30ᵉ degré, toujours selon Serge Abad-Galardo, il serait affirmé que «le mal, le malheur et la misère sont nécessaires à l’harmonie universelle.» Il y a donc bel et bien, une véritable inversion des valeurs dans la doctrine maçonnique, par rapport à celle de la doctrine chrétienne qui entend combattre le mal… Les deux principes du Mal et Bien sont ainsi entre-mêlés dans les pavés mosaiques noirs et blancs des loges.

Par ailleurs, de nombreuses planches et travaux maçonniques dressent l'éloge de la transgression, comme par exemple, la glorification de la toute première transgression au Paradis d'Adam et Ève dans la Genèse. On peut d'ailleurs retrouver une référence explicite faite à cet épisode biblique représenté sur le "monument des droits de l'homme" construit sur le Champs de Mars à Paris et qui est d'essence totalement maçonnique... La maçonnerie loue l'Antique serpent qui libère l'homme du joug de la foi, pour le soustraire des ténèbres de l'ignorance. Dieu est tenu comme l’obscurantiste responsable de l’ignorance des hommes, car il n’a pas voulu que l’homme goutte au fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal.

D’où la nature très symbolique du mythe rapporté par Voltaire du physicien et alchimiste anglais Isaac Newton, un des pères de la maçonnerie avec sa fameuse pomme qui lui aurait fait découvrir les secrets de la gravité. Cette dernière représente en fait le fruit de la connaissance et la Gnose, la connaissance réservée aux seuls initiés. Elle tombe de l’arbre défendu, sous la loi de l’attraction et des énergies telluriques de Lucifer, qui réside au centre de la terre. Lucifer est le libérateur qui apporte la connaissance aux êtres humains pour qu’ils se libèrent du joug du Dieu tyrannique. D'ailleurs, on retrouve se rapprochement entre la pomme de Newton et la pomme biblique dans les logos de l'entreprise "Apple", la toute première mouture du logo de 1976 étant une description de la scène d'Isaac Newton et de sa pomme, alors que les logos ultérieurs à partir de 1976 seront une pomme croquée, comme si l'homme avait finalement gouté au fruit défendu.

L'ancien grand maître Jean-Marie Lupart, dans son ouvrage “La Croix et le Compas”, affirme que le frère maçon est un transgresseur, «heureusement que nous savons transgresser.» La franc-maçonnerie est une voie de salut pour s'affranchir et de s'émanciper du joug du dieu tyrannique qui bride et entrave l'homme dans tout son potentiel de développement.
Il est aussi intéressant de relever que la franc-maçonnerie a pour références des personnages bibliques tels qu’Adam, Caïn le premier meurtrier qui tua son frère Abel, Tubalcaïn, qui est un descendant de la lignée Caïnite et est considéré comme le tout premier maçon dans leur mythologie. “Tubalcaïn” signifie “maître du monde” ou “possession du monde”. Dans la mythologie maçonnique, juste avant le déluge, c’est lui qui aurait gravé et transmit les connaissances les sciences et les arts de la tradition humaine sur deux colonnes, l’une de marbre et l’autre de brique, afin de les préserver de la destruction aussi bien par le feu, que par l’eau. Il s’agit des sept arts libéraux que sont la grammaire, la dialectique, la réthorique, l’arithmétique, la musique, l’astronomie et enfin la géométrie. Ces connaissances auraient été retrouvées et reprises après le déluge par Pythagore et Hermès Trismégiste. Inventeur de la métallurgie et de l’alchimie, il fut le tout premier forgeron. Incestueux avec sa sœur, il aurait donné naissance au démon Asmodée, son nom sert d’ailleurs de mot de passe pour certains rituels maçonniques. Dans la mythologie maçonnique, il y a également la figure incontournable de Nemrod, le tyran biblique qui a édifié la Tour de Babel. C’est un personnage central de la maçonnerie, il est le prototype même du rebelle, son nom pouvant être interprété comme “celui qui rend le peuple rebelle contre Dieu ». Il est le tout premier homme à avoir eu la volonté d’établir un Nouvel Ordre Mondial, avec une religion universelle hostile à Dieu. D’après la revue “History of Maçonnerie” publiée par la “Masonic History Company”, il est précisé que Nemrod a été sacré Grand Maçon et que sa tentative de créer un Nouvel Ordre Mondial lui a valu la distinction de “Premier Grand Maître”. Il s’agit donc pour les maçons de reprendre la construction de l’œuvre inachevée et incomplète de leur père spirituel, pour édifier une nouvelle Babylone et renouer avec cet âge d’or perdu d’une humanité coupée de Dieu ! D’après Pierre-Yves Beaurepaire, agrégé et docteur en histoire qui a consacré ses recherches à l’histoire de la maçonnerie, il affirme que le projet maçonnique est «La réunion des frères dispersés sur les deux hémisphères selon l’expression consacrée de l’époque, c’est-à-dire de réunir l’ensemble des franc-maçons qui sont dispersés aux quatre coins du monde depuis la chute de Babel. En effet, si le Temple de Salomon est un symbole maçonnique bien connu avec son architecte Hiram, en réalité au 18ᵉ siècle, l’un des symboles fort du projet maçonnique, c’est la Tour de Babel. On se souvient que dans les écritures, Dieu avait puni l’orgueil démesuré de l’homme, l’Ubris Grecque, d’une certaine façon, en les rendant incapables de communiquer les uns avec les autres. Ils avaient perdu cette langue commune qui les rendaient capables de coordonner leur chantier, celui de Babel. Le projet maçonnique au 18ᵉ siècle, c’est précisément par-delà la multiplicité des langues, des états, des nations en devenir, des religions, des confessions qui se sont déchirées tout-au-long des 16ᵉ et 17ᵉ siècles de redresser Babel, d’élever à nouveau un Temple à la gloire du “Grand Architecte de l’Univers.”» Que ce soit Caïn, Tubal-Caïn ou Nemrod, tous ces personnages clés de la maçonnerie ont deux points communs, ils sont à la fois bibliques et sont entrés en rébellion directe contre leur créateur ! Même Albert Pike, une des plus grandes autorités et sommités chez les maçons confirme dans son livre “Le Rite Écossais illustré” que la maçonnerie est une religion : «Chaque loge maçonnique est un Temple de la religion et ses instructions sont des enseignements en religion.» En outre, il faut savoir que si les francs-maçons jurent serment sur la Bible, il s’agit non pas de la Bible classique des chrétiens, mais de Bibles maçonniques spécifiques, revues et corrigées, et placées sous le signe de l’équerre et du compas. Par ailleurs, par-delà une certaine diversité de façade, les obédiences sont toutes unies par une religion inavouée qui est la Gnose, c’est-à-dire, une connaissance d’ordre supérieure réservée aux seuls initiés. Cette Gnose est d’une nature profondément élitiste et anti-chrétienne. Elle propose une voie de salut pour l’homme par le biais de l’unique connaissance. Il s’agit donc, ni plus, ni moins que d’une révolte de l’être humain contre Dieu et sa révélation. On retrouve la Gnose dans la fameuse “lettre G” des maçons qui est la connaissance. La Gnose maçonnique est un syncrétisme de croyances, qui puise ses sources de diverses influences spirituelles, de mouvements esotériques qui remontent à très loin dans le temps, à savoir, les cultes des religions à mystères de l’Égypte antique, avec le culte d’Osiris et d’Isis, mais aussi les premières sociétés secrètes Pythagoriciennes, les Druides (ces prêtres païens occultes qui pratiquaient des sacrifices humains) ou encore, le culte de Mithra, le Compagnonnage (les guildes et corporations de constructeurs de pierres et les bâtisseurs des cathédrales), les ordres chevaleresques Templiers, le Néoplatonisme (des spirites qui consultaient les esprits), la Kabbale, la Rose-Croix, l’Alchimie… La Gnose est dualiste et postule l’existence de deux Dieux antagonistes et inconciliables, un Dieu civilisateur, ami des hommes pour les initiés, représenté par l’architecte Hiram Abif, opposé à un Dieu tyrannique et jaloux, représenté par ses trois meurtriers (un dieu Trine donc, comme celui de la trinité Chrétienne). Dans cet archétype qui remonte au fond des âges, Le Dieu tyrannique finit par tuer le Dieu bon civilisateur, mettant ainsi un terme à l’âge d’or. L’initié, fils du Dieu civilisateur et fils de la veuve, doit tuer symboliquement le tyran pour venger la veuve et renouer avec ce Paradis perdu. Le Dieu civilisateur porteur de la connaissance, aide l’humanité à s’émanciper, à s’affranchir de l’emprise du Dieu tyrannique grâce à la maîtrise des techniques et des sciences, qui sont symbolisées par l’équerre et le compas maçonnique. Dans la mythologie maçonnique, le Dieu civilisateur est tour à tour représenté par l’architecte Hiram, Prométhée, le dieu Osiris, ou le dieu Mithra. Différents mythes qui recouvrent la même réalité sous-jacente… 


Dans la dernière adaptation de “Noé” au cinéma, on peut retrouver cette vision gnostique et totalement inversée par rapport à la révélation chrétienne, d’un Dieu, le démiurge, ennemi des hommes, froid, vengeur, mauvais et tyrannique. Ainsi, dans cette version, ce sont des anges déchus qui aident les hommes et Noé à survivre au déluge et à construire son arche grâce à la science.

Cette volonté de s’émanciper radicalement du Dieu créateur se retrouve dans la figure alchimique du “REBIS”. Il s’agit d’un symbole incontournable en franc-maçonnerie... En effet, ce dernier tient en respect un dragon qu’il foule aussi de ses pieds. Cette mystérieuse figure androgyne et bicéphale tient dans ses mains les attributs de la connaissance et des sciences, avec son compas et son équerre. Le “REBIS” représente le “Dieu civilisateur” et son épouse la connaissance, qui proposent à l’humanité les instruments de sa libération, afin de s’affranchir du mauvais dragon, qui les maintient dans l’ignorance. Ainsi, le compas et l’équerre, instruments par excellence de la recherche scientifique et technologique permettent de maîtriser la création pour devenir légal du mauvais Dieu de la Bible,  représenté par le dragon, pour enfin s’affranchir de sa domination tyrannique. En effet, le globe terrestre, le monde matériel répond à des lois symbolisées par les figures géométriques et les chiffres. Or, la matière, le globe terrestre, est indépendante du mauvais Dieu : elle peut voler de ses propres ailes. Donc, il faut comprendre que c’est par le développement et la maîtrise des sciences et des techniques, en suivant le chemin de l’illumination et de la connaissance, que l’humanité pourra enfin s’affranchir et se débarrasser du Dieu tyrannique.


On pourra aussi s'étonner de voir Jean-Louis Debré ancien Président du Conseil constitutionnel, réciter une prière Républicaine et maçonnique dédié à Marianne, singeant et parodiant avec malice celle consacrée à Marie :
«Salut Marianne pleine de force
Le peuple est avec toi
Le fruit de tes entrailles
la République, est bénie
Sainte Marianne
Mère du droit
Aie pitié de nous
Sainte-Marianne, délivre-nous
Vierge de la liberté, des rois et des papes
Sainte Marianne
Vierge de l'égalité,
Délivre-nous des aristos
Sainte Marianne
Vierge de la fraternité,
Délivre-nous des soldats
Sainte Marianne
Vierge de la justice,
Délivre-nous des juges
Ainsi soit-il !»


Au sujet de ce mystérieux Dieu des initiés, on peut trouver cette citation, tout en sous-entendus, mais très éclairante du maçon, Louis-Claude de Saint-Martin, dit le philosophe inconnu, datant de 1782 et tirée de son ouvrage “Des erreurs et de la vérité” : «Que ne puis-je déposer ici le voile dont je me couvre et prononcer le nom de cette cause bienfaisante sur laquelle je voudrais pouvoir fixer les yeux de tout l’Univers. Mais, quoique cet être ineffable, la clef de la nature, l’amour et la joie des simples, le flambeau des sages, et même le secret appuie des aveugles, ne cesse de soutenir l’homme dans tous ces pas, comme il soutient et dirige tous les actes de l’univers. Cependant, le nom qui le ferait le mieux connaître suffirait, si je le proférais pour que le plus grand nombre dédaigna d’ajouter foi à ses vertus et se défia de toute ma doctrine. Ainsi, le désigner plus clairement, ce serait éloigner le but que j’aurai de le faire honorer. Je préfère donc m’en reposer sur la pénétration de mes lecteurs, très persuadé que malgré les enveloppes dont j’ai couvert la vérité, les hommes intelligents pourront la comprendre.» Certains dans leurs correspondances personnelles font moins de mystère comme Voltaire, qui dans une correspondance adressée à un philosophe Rose-croix prussien écrivait : «Frère en Belzébuth, souvenez-vous de la parole sacrée que nous nous sommes donné dans le caveau de Lucifer.» Les Rose-Croix prétendaient tenir leur lumière de celui qu’ils désignent comme le porteur de lumière, c’est-à-dire, Lucifer. Voltaire était aux antipodes du portrait que l’on a présenté de lui, à savoir entre autre un parangon de la liberté d’expression et le champion incontesté de la tolérance. C’est toute une mythologie qu'on a constuit autour de lui et la réalité est tout autre, car il n’a eu de cesse de pourchasser ou de persécuter avec grande violence ses adversaires idéologiques et même Rousseau en a fait les frais, contraint de prendre la fuite car Voltaire ayant lancé les autorités de Genève contre ce dernier. Dans la même veine, il y a aussi le frère Bakounine, grand théoricien de l’anarchie, qui déclarait que : «Satan est le premier libre-penseur et sauveur de ce monde, il libère Adam et imprime sur son front le sceau de l’humanité et de la liberté, en le faisant désobéir», ou bien encore l’occultiste Stanislas de Guaita, auteur du livre « La messe noire », très en vogue dans la maçonnerie et adorateur revendiqué de Lucifer. Il se piquait d’écrire des poèmes enfiévrés, de vibrants plaidoyers à la gloire du porteur de lumière : «Quant à toi, Lucifer, astre tombé des cieux, Splendeur intelligente aux ténèbres jetées, Ange qui portes haut ta colère indomptée, Et gonfle tous les seins de cris séditieux ; […] Tu m’ouvris l’océan des voluptés profondes Dont nul n’a su tarir les délirantes ondes – Tu m’appris à goûter le charme de l’Enfer. On y souffre, il est vrai ; l’on y jouit quand même, Puisqu’on y peut baver sa bile – O Lucifer, Mon bourreau de demain, je t’honore – je t’aime !» Nous pouvons poursuivre avec Pierre Joseph Proudhon, le père du socialisme, initié de la loge byzantine Spucar, resté célèbre pour avoir répondu lors de son initiation à la question : Quels sont les devoirs de l’homme envers Dieu ? «LA GUERRE». Dans son livre « De la justice dans la révolution et dans l’église », Proudhon déclare «L’anti théisme n’est pas l’athéisme, le temps viendra où la connaissance des lois de l’âme humaine, des principes de la justice et de la raison, justifiera cette distinction aussi profonde qu’elle paraît puérile. […] Nous atteignons la connaissance malgré lui, (Dieu) nous nous procurons le bien-être malgré lui, nous arrivons à la société malgré lui. Chaque pas en avant est une victoire où nous l’emportons sur le Divin !». La revue maçonnique l’Acacia déclarait au début du 20ᵉ siècle : «La franc-maçonnerie est la contre église, le contre catholicisme, l’église de l’hérésie.» Quant au frère, Jean-Baptiste Willermoz, à l’origine du Rite Écossais et Rectifié, il affirmait avec une audace et un orgueil démesuré : «Chaque homme, depuis la venue du Christ peut, dans le don qui lui est propre, aller plus loin que le Christ. Je veux dire que dans le genre qui m’est propre, celui du développement de l’intelligence, j’ai été plus loin que le Christ !»


Dans son livre “le Compagnon”, le haut initié Oswald Wirth, le fondateur de la revue le symbolisme qui fait autorité chez les frères écrivait : «Le Serpent, inspirateur de désobéissance, d’insubordination et de révolte, fut maudit par les anciens théocrates, alors qu’il était à l’honneur parmi les initiés. Mais, il était tenu dans la plus haute estime par les initiés. Ceux-ci estimaient, en effet, qu’il ne saurait rien y avoir de plus sacré que les aspirations qui nous portent à nous rapprocher progressivement des Dieux envisagés comme les puissances conscientes, chargées de débrouiller le chaos et de gouverner le monde. Rendre semblable à la divinité, tel était l’objet des anciens mystères. De nos jours, le programme de l’initiation n’a pas changé. Le Serpent séducteur qui incita à mordre dans le fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal est l’impulsion la plus noble et la plus subtile, dont le propre est de faire éprouver à l’individu le besoin de s’élever dans l’échelle des êtres. Le Serpent, cet aiguillon secret est le promoteur de tous les progrès, de toutes les conquêtes qui étendent la sphère d’action des individus, aussi bien que des collectivités.»

Dans ce même ouvrage, Oswald Wirth  écrivait : «Soliciter l'initiation est chose grave, car un pacte est assigné. La signature il est vrai n'est pas formelle, visible ou extérieure... Elle ne s'impose pas à l'aide d'une  plume trempée dans du sang, car purement morale et immatérielle. Elle engage l'âme vis-à-vis d'elle-même. Il ne s'agit donc pas d'un marché conclu avec le diable, malin qui se laisse duper, mais d'un engagement bilatéral sérieux dont les clauses sont inéluctables.»


Dans son livre "Le tarot des imagiers du moyen-âge", voici la pensée de Oswald Wirth, page 201 à 206 : «Le diable nous possède quand nous venons au monde. Le diable nous fait vivre matériellement. Avec une volonté ferme, on agit sur le diable, sans difficultés. Le diable est le grand agent magique auxquels les miracles s'effectuent. Rien ne peut se faire sans le diable. Concluons d'une manière générale que nul ne règne sur terre sans faire alliance avec le diable, le prince de ce monde.» La conclusion de ces lignes s'impose d'elle même. La philosophie occulte de la franc maçonnerie se résume à ce satanisme exposé par Oswald Wirth

Au sujet de la lumière maçonnique, voici ce qu'écrit Wirth dans le livre "Du maître" : «L'initiateur éternel est le logos de la doctrine platonicienne, cette parole, raison, verbe est réalité. La lumière intellectuelle. Il s'agit de diviniser l'intelligence.»

À la page 92 de son livre "le compagnon", voici ce que Wirth écrit: «Le Serpent séducteur qui incite à mordre au fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, symbolise un instinct particulier,non plus celui de la conservation,mais une impulsion à la fois plus noble et plus subtile,dont le propre est de faire éprouver à l'individu le besoin de s'élever dans l'échelle des êtres. Cet aiguillon secret est le promoteur de tous les progrès,de toutes les conquêtes. Le serpent inspirateur de désobéissance, d'insubordination et de révolte est en honneur parmi les initiés. Le franc-maçon se fait Dieu au sens antique du terme.»

À la lumière de ces lignes, on comprend mieux l'anarchie et les révolutions fomentées par les frères maçons et aussi le sens du parti politique fondé par le franc-maçon Mélenchon, appelé "LES INSOUMIS". C'est typiquement d'inspiration maçonnique.

En octobre 1924, dans la revue maçonnique du Grand Orient d’Italie «L’Acacia maçonnique», à la p. 69 parut un vibrant Plaidoyer pour une réhabilitation de Satan, dans lequel on disait : «Depuis combien de millénaires ne retiennent-ils pas (les hommes) au fond de leur conscience, les malédictions qui naissent dans leur coeur contre le Créateur, contre le Démiurge, auteur de tous leurs maux ?» «Ainsi, je veux aujourd’hui défendre Satan, notre frère de misère, le réprouvé de tous ​les temps, le Grand Négateur de la Bonté divine, Satan frère des hommes [...]. Je veux élever l’immense figure de Satan [...]. Satan a été chargé de tous les vices de l’Humanité. « Il est devenu une sorte de Dieu Noir, de Contre-Dieu, de personnification. «Calomnié puisque Satan n’est autre que l’Humanité elle-même [...] mais au fond de la conscience obscure des Hommes reste vivant le souvenir de l’éternelle injustice du Créateur ; et l’espoir qu’un jour la flamme resplendira dans les mains du Porte- Lumière, de Lucifer, de Satan frère des Hommes. «Ah, Satan, nous te connaissons bien, tu es l’Humanité même.»






Vu la teneur sans équivoque de ces différentes déclarations, qui émanent toutes de maçons de tout premier plan, avouez qu’il y a de quoi se poser de légitimes questions quant à la véritable nature de la lumière maçonnique et sur l’identité de ce qu’ils nomment “Grand Architecte” et qui de l’aveu même des initiés n’a rien à voir avec le Dieu chrétien.

 

On pourra aussi noter qu’on ne compte plus les occultistes ayant gravité autour de la maçonnerie de Helena Petrovna Blavatsky, en passant par Annie Besant, Charles Webster Leadbeater, Rudolf Steiner (un théosophe qui écrivait dans la revue “Lucifer Gnosis”), Pascal Randolph, Max Heindel, Spencer Lewis, Eliphas Lévi, Papus, Sédir, Jules Doinel, Jean Bricaud, Constant Chevillon, René Guénon, Oswald Wirth, Robert Ambelain, Robert Amadou, ou encore Jean Marques-Rivière. Dans la philosophie maçonnique, de nature manichéenne, bien et mal sont nécessaires l’un à l’autre et d’égale importance, ce sont deux forces antagonistes et complémentaires qui régissent l’univers. Le mal est un bien nécessaire à l’humanité, l’harmonie découle de l’équilibre parfait de ces forces contraires. Il ne s’agit donc pas de lutter contre le mal pour faire triompher le bien. Ce qui rappelle aussi le fameux symbole du “Yin et du Yang”.





Dans cette figure ci-dessus, tirée d’une lithographie, que l’on retrouve au 18ᵉ degré du “Rite Écossais Rectifié” et représentant “l’homme maçonnique”, on trouve un symbolisme hermétique qui rappelle la dualité noir et blanc du pavé mosaïque des loges et dont la signification ésotérique est «Ce qui est en haut équivaut à ce qui est en bas» et inversement. Donc, nous sommes là dans une forme de relativisme complet, avec le mal qui équivaut au bien et par conséquent, Satan est l’égal de Dieu… On remarquera une parfaite correspondance avec la figure du diable de la lame 15 du tarot, ou encore avec la figure du “Baphomet” élaborée par l’occultiste et maçon Éliphas Lévi qui adopte exactement la même posture et attitude. On retrouve encore ce même symbolisme dans la figure de la déesse Babylonienne “Ishtar”, qui est aussi présente en maçonnerie, comme l’expose Oswald Wirth dans son livre “La Franc-maçonnerie rendue intelligible à ses adeptes”.

En outre, certains maçons se disent héritiers des chevaliers de l’Ordre du Temple, bien que cette filiation relève sans doute plus d’une mythologie et d’une légende colportée par Michel de Ramsey au cours du 18ᵉ siècle, que d’une réalité historique avérée. Ce puissant ordre monastique et guerrier, avait été accusé lors d’un procès en hérésie initiée par le roi Philippe Le Bel, de vouer un culte à la figure du “Baphomet”. Dans la maçonnerie, on retrouve de nombreuses allusions aux Templiers et à leur grand maître, Jacques DeMolay. Celui-ci fut le 18 mars 1314, brûlé à Paris pour hérésie par les autorités religieuses. Il existe ainsi un Ordre de DeMolay dont faisait partie Walt Disney. En outre, le Rite Écossais Rectifié affiche une filiation spirituelle avec l’Ordre du Temple, notamment en son ordre intérieur. Le Rite américain d’Yorkpossède également un grade de chevalier du Temple.

Quoi qu’il en soit, et malgré une origine nébuleuse sans doute soigneusement entretenue, tout porte à croire que les maçons soient les héritiers d’une tradition initiatique ancestrale secrète et que la maçonnerie soit en réalité la forme moderne, le prolongement d’un très ancien culte qui remonte du fond des âges. Un culte subtilement encodé de façon hermétique dans les mythes et dans le symbolisme maçonnique. La maçonnerie plonge manifestement ses racines très loin dans le temps, bien plus que ce qui est avancé avec sa création officielle en 1717 par deux protestants, James Anderson et Jean Théophile Desaguliers avec l’établissement des fameuses “Constitutions d’Anderson” !

N’oublions pas non plus que la maçonnerie a régulièrement fait l’objet de nombreuses condamnations émanant des papes de l’Église catholique, qui ont toujours mis en garde les croyant contre cette organisation. Ainsi on pourra mentionner Clément XVI, qui déjà en 1738, condamnait la maçonnerie peu de temps après sa création en 1717. Suivirent Benoît XIV, Pie VII, Léon XII, Pie VIII, Grégoire XVI et à plusieurs reprises, Pie IX. Les papes ont dénoncé le caractère pernicieux de cette organisation, tout en reconnaissant quelle pouvait être composée d’honnêtes hommes, sincères dans leur engagement, mais trompés sur ses véritables dessins. Ainsi Léon XIII affirmait que «Parmi eux en effet, il s’en peut trouver, et même en bon nombre qui, bien que non exempts de faute pour s’être affiliés à de semblables sociétés, ne trempent cependant pas dans leurs actes criminels et ignorent le but final que ces sociétés s’efforcent d’atteindre.» Pour autant, l’objectif inavoué de la maçonnerie serait bien de renverser l’Église catholique et la papauté. «Pour mettre hors de doute l’existence d’un tel plan, à défaut d’autres preuves, il suffirait d’invoquer le témoignage d’hommes qui ont appartenu à la secte et dont la plupart soit dans le passé, soit dans une époque plus récente, ont attesté comme certaine la volonté où sont les franc-maçons de poursuivre le catholicisme d’une inimitié exclusive et implacable, avec leur ferme résolution de ne s’arrêter qu’après avoir ruiné de fond en comble toutes les institutions religieuses établies par les papes.»

Le règne de l’hypocrisie dans le discours maçonnique, de très lourdes contradictions

 

La maçonnerie est ambivalente, elle a un double visage et un double discours. Elle développe une dichotomie entre ses paroles et ses actes, comme la figure du “Rebis”, celle de l’aigle à deux têtes ou encore celle du dieu Janus, trois figures importantes de la symbolique maçonnique.

Tandis qu’elle place l’égalité comme une des valeurs cardinale de la société, la maçonnerie repose sur une structure pyramidale très hiérarchique avec un fonctionnement vertical parfaitement cloisonné, d’où la représentation de la pyramide dont le pyramidion au sommet est séparé de sa base. Elle maintient les apprentis maçons des loges bleues, Apprentis, Compagnons et Maîtres, dans la plus parfaite ignorance des réelles finalités et buts réels poursuivis par l’organisation. Les nouveaux initiés sont ainsi amenés à découvrir progressivement des doctrines qui les feraient probablement fuir, si elles leur étaient dévoilées et exposées directement. Les loges fonctionnent donc de fait sur un mode totalement antidémocratique, par initiation, par cooptation, par parrainage et en usant d’un langage symbolique ésotérique. Quels que soient les rites, ces loges bleues sont partout les mêmes, seuls les hauts grades diffèrent. Le symbolisme évolue également dans sa signification, selon le degré atteint par le maçon. Le franc-maçon de bas grade ne connaît pas l’identité des membres des plus hauts grades, il est maintenu dans l’ignorance alors même qu’il a déjà prêté allégeance à l’organisation. C’est donc un univers cloisonné qui fonctionne par paliers, un peu sur le principe des poupées russes, ou des micros sociétés secrètes parfaitement cloisonnées et imbriquées les unes dans les autres.

Ainsi, Albert Pike, un des plus éminents maçon nous avoue dans son livre “Morales ans Dogmes”, un ouvrage de référence incontournable de la maçonnerie : «Une partie des symboles sont divulgués à l’initié, mais ce dernier est intentionnellement induit en erreur. On ne veut pas qu’il les comprenne. Leur vraie explication est réservée aux érudits, aux princes de la maçonnerie… C’est bien assez pour la plupart de ces maçons de croire que tout est contenu dans les degrés bleus.» Le vrai visage de la franc-maçonnerie n’est ainsi révélé qu’aux plus hauts initiés. Ainsi, le même Pike y affirmera aussi à la page 104 : «Comme toutes les religions, tous les mystères, l’hermétisme et l’alchimie, la Franc-maçonnerie ne révèle ses secrets à personne sinon aux adeptes, aux sages et aux élus. Elle a recouru à de fausses explications pour en interpréter ses symboles, pour induire en erreur ceux qui méritent d’être induits en erreur pour leur cacher la vérité qu’elle appelle la lumière et ainsi les en écarter. La Franc maçonnerie cache jalousement ses secrets et induits intentionnellement en erreur ses interprètes prétentieux.» La GLDF (Grande Loge de France) demande par exemple à ses adhérents une entière soumission, ce qui rentre en contradiction totale avec les valeurs Républicaines utopiques et abstraites d’Égalité et de Liberté, qui sont pourtant l’émanation directe de la maçonnerie. «Nous déclarons reconnaître ici pour seule et légitime autorité de la Grande Loge de France et auquel nous promettons aussi fidélité et soumission entière.» Le franc-maçon Ragon affirmait : «Tout profane qui se fait recevoir maçon cesse de s’appartenir, il n’est plus à lui, mais il appartient à un ordre qui est répandu sur la surface du globe. » le maçon on doit défendre corps et âme son ordre, comme c’est précisé lors de son initiation : «L’ordre maçonnique dans lequel vous avez demandé à être admis pourrait peut-être un jour exiger que vous versiez jusqu’à la dernière goutte de votre sang pour sa défense et pour celle de vos frères. Le cas échéant, consentez-vous à le faire, ce sacrifice ?» 

Autre lourde contradiction et hypocrisie : alors qu’elle se proclame être philanthropique, altruiste, humaniste et universaliste, la maçonnerie n’a jamais accueilli dans ses rangs des exclus, des pauvres ou des marginaux, elle reste parfaitement élitiste ! Elle est réservée aux notables, aux bourgeois et aux personnes de haut rang social, qui peuvent avoir de l’influence. Seule une quête de puissance semble donc motiver ses choix… D’ailleurs, l’initié ne se considère pas comme l’égal du profane, il se perçoit comme un élu qui, de par ses qualités supérieures, est porteur d’une connaissance secrète et élitiste. L’initiation exalte donc l’orgueil du frère maçon, elle le glorifie, elle l’élève au-dessus du commun des mortels. Il se trouve ainsi flatté et couvert par de pompeux titres, tous plus ronflants les uns que les autres tels que “Très Excellent Maître”, “Maître parfait”, “Sublime Chevalier Élu”, “Maçon de l’Arche royale”, “Souverain Prince Rose-Croix”, “Grand Pontife” ou “Sublime Écossais”, “Souverain Commandeur du Temple”, “Grand Inquisiteur Commandeur”, “Vaillant et Sublime Prince de Royal Secret”, “Grand Inspecteur Général”, j’en passe et des meilleurs. Et ne parlons pas des clinquantes tenues d’apparat des frères, avec toutes leurs fanfreluches et décorations honorifiques, qui confinent souvent au grotesque… La plupart du temps, l’initié ne manifeste envers le citoyen lambda que condescendance, dédain et mépris. De plus, alors que les maçons ne représentent qu’une infime partie de la population, de l’ordre de 0.3 % des électeurs, ils exercent un pouvoir d’influence considérable dans l’élaboration des lois, ce qui est la négation même des principes démocratiques, dont la maçonnerie se dit pourtant être le fer de lance ! En outre, alors qu’elle prône toujours plus de mixité dans la société civile, à quelques exceptions près, les loges sont en grande majorité sexistes et réservées exclusivement aux hommes, bien qu’il existe quelques loges féminines et de très rares loges mixtes ! Il faut aussi savoir que l’entrée du Temple à aussi bien longtemps été interdit aux noirs ou aux esclaves. En outre, la maçonnerie se fait le parangon de la liberté, sa valeur première fondamentale, mais où peut bien résider la liberté pour ces membres, qui sont aliénés par un serment et doivent se soumettre à leur hiérarchie ? La maçonnerie entre donc très souvent en parfaite contradiction avec les valeurs qu’elle prône pour le reste de la société.

Par ailleurs, on ne peut pas vraiment dire que la fameuse devise, que l’on retrouve au 33ᵉ degré du rite écossais ancien et accepté, “Ordo Ab Chaos” ou “le Solve et Coagula” (que l’on retrouve aussi gravé sur les avants bras du Baphomet) qui consiste à générer un ordre nouveau, à partir du désordre, sonne de manière très altruiste… D’après l’initié italien du 33ᵉ degré, Porciatti, cette formule «représente la synthèse de la doctrine maçonnique et en représente le secret fondamental. Elle signifie que le Grand Œuvre ne peut se produire qu’à travers un état de putréfaction et de dissolution, et enseigne que l’on peut arriver à l’ordre nouveau qu’à travers un désordre savamment organisé.» Les maçons seraient alors nuls autres que des agents du chaos, dont la philosophie se résumerait par la fin justifie les moyens… Si on observe notre société avec un œil averti, il s’agit de dissoudre l’ordre naturel, anéantir la cité de Dieu, pour construire et édifier sur ses ruines, la civilisation de l’homme Dieu. En outre, de toute évidence, il y a manifestement une profonde contradiction, à chercher à s’entourer d’un si profond voile de mystère, d’entretenir un impénétrable culte du secret pour réaliser le bonheur et la félicité du genre humain, pour mener à bien des visées philanthropiques, comme ils aiment tant à se présenter…


La victimisation et le ridicule pour parer toute critique et anticiper toute attaque

La maçonnerie a mis en place, toute une stratégie, très efficace pour se rendre intouchable, au-dessus de toute critique et de tout soupçon. Elle lui permet de renvoyer ses détracteurs dans les cordes, sans plus d’autre forme de justification. En effet, elle se réfère systématiquement au célèbre canular de Léo Taxil, alias le Docteur Bataille. Cet individu fantasque et hautement manipulateur, ancien maçon, soi-disant repentis, avait à l’époque tourné en complète dérision l’Église catholique, en la mystifiant totalement. Des mois durant, il avait avancé de fracassantes et fausses révélations, toutes plus abracadabrantesques les unes que les autres au sujet de la fraternité, sans doute mêlées de quelques vérités. Selon les révélations de Taxil, alias le docteur Bataille, elle ne serait qu’une bande d’adorateurs du diable, qui serait vénéré à travers le culte du Palladisme, dont une certaine Diana Vaughan aurait été une grande prêtresse Luciférienne. Au bout de quelques mois, Taxil finira par révéler sa supercherie en se rétractant totalement de ses témoignages, en dévoilant le pot aux roses, affirmant qu’il ne s’agissait que de pure affabulation, un tissu de mensonges fabriqué de toute pièce. Depuis, cette affaire sert systématiquement d’imparable paratonnerre. Elle permet de décrédibiliser, de tourner en pure dérision et de désamorcer toute critique. Il est donc fort probable que cet individu a tout simplement été missionné par la maçonnerie, pour servir ses desseins à très long terme. L’autre stratégie de la fraternité consiste aussi à systématiquement se victimiser, comme ayant été persécutée par le régime de Vichy. Les maçons auraient été pourchassés, persécutés et placés en camps de concentration, au même titre que les Juifs, les handicapés ou les Tsiganes. Par conséquent, les adversaires de la maçonnerie sont bien vite amalgamés aux Nazis, sans autre forme de développement… Selon le triangle dramatique de Karpman, la maçonnerie se plaît donc à occuper tour à tour, soit le rôle de sauveur ou celui de victime, afin d’endormir la méfiance et la vigilance et de susciter la confiance. Elle se gardera bien de se présenter comme celui de persécuteur, alors qu’au regard de l’histoire, c’est une place qui lui sied à merveille.


Conclusion

Quoi qu’il en soit, étant donné que la maçonnerie dispose de tous les leviers de pouvoir depuis maintenant 250 ans, que nous avons le recul historique et que l’on peut juger d’un arbre à ses fruits, force est de constater qu’au regard du spectacle désolant du monde qui s’offre à nous et de la situation générale, tout simplement désastreuse de la société actuelle, ceux de la Franc-Maçonnerie sont hautement pourris ! Où est l’amélioration matérielle et morale des peuples, le perfectionnement intellectuel de l’humanité ? On le cherche encore… Force est de constater qu’en réalité, la philosophie maçonnique imprègne toute la société et l’entraîne vers toujours plus de décadence.

























 









































































































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